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Bulle spéculative

Une bulle spéculative se définit comme l’augmentation rapide du prix d’un actif, sans justification aux points de vue de l’analyse fondamentale ; en d’autres mots, sans que la valeur fondamentale de l’actif ne justifie une telle augmentation de son prix.

Le plus souvent, une bulle spéculative est accompagnée de forts volumes d’échanges. Ces volumes atteignent d’ordinaire leur pic lors de l’éclatement de la bulle.

En effet, la caractéristique fondamentale d’une bulle spéculative est son irrationalité exubérante, basée à la fois sur un appât du gain exacerbé et une manière grégaire de penser, une simple imitation de l’opinion dominante ou encore la crainte de perdre une bonne occasion de réaliser un profit aussi rapide qu’important.

Toute bulle spéculative est destinée à éclater car ses fondements sont précaires, intrinsèquement instables. Seules l’ampleur et la rapidité de son éclatement restent à déterminer. Tôt ou tard, la demande se tarit, le prix atteint des sommets qu’il ne parvient plus à franchir : l’ultime résistance se dessine.

Les propriétaires des titres, percevant la fin de tout potentiel de hausse cherchent alors à s’en défaire de la manière aussi prompte que possible : les ours prennent la main, un bearish market s’éveille, le cours s’effondre.

Comprendre les causes et les manifestations d’une bulle spéculative est judicieux pour tout investisseur cherchant à s’en prémunir, et tout spéculateur qui souhaiterait profiter de la forte volatilité de ses mouvements.

Sommaire :

Formation et éclatement de la Bulle Internet sur l’indice du NASDAQ

Causes & Typologie

L’expression bulle spéculative est toutefois trompeuse. Elle laisse à penser que la spéculation en tant que telle, la volonté de profiter de la fluctuation des prix, serait la cause de cette anomalie aux conséquences dramatiques.

En vérité, il importe de ne pas confondre les causes immédiates, qu’il est aisé de percevoir, et les causes premières, plus profondes, que seul un examen approfondi peut espérer appréhender.

L’irrationalité exubérante des investisseurs et spéculateurs contribuant à la formation d’une bulle spéculative est en effet elle-même la conséquence de facteurs fondamentaux.

De manière classique, on distingue trois types de bulles, selon leur cause fondamentale :

– un afflux de nouvelles monnaies ou de nouveaux crédits

– la hausse soudaine de la demande

– la chute de l’offre.

Typiquement, des taux d’intérêt bas sont le principal facilitateur de crédit : emprunter de l’argent est d’autant moins cher que le taux est faible. Cependant, si ces emprunts sont canalisés vers des branches de la production trop risquées ou trop peu rentables, ces nouveaux investissements

Une bulle spéculative peut également survenir en raison d’une demande accrue et soudaine pour un bien. Cette fois-ci, l’augmentation de la demande n’est pas nominale, c’est-à-dire d’ordre monétaire, mais réelle.

Cependant, dans le cadre d’un marché libre, cette hausse du cours consiste à la fois en un signal et une incitation :

Signal que l’offre est trop peu abondante pour satisfaire la demande actuelle, d’où les prix et par suite le taux de profit plus élevés dans ce type de production.

Incitation, par là même, à investir dans cette branche de la production afin de corriger le déséquilibre entre l’offre et la demande. Ce faisant, le taux de profit revient tendanciellement vers le taux de profit uniforme du marché.

À l’inverse, une hausse soudaine des prix peut être due à une chute de l’offre, une pénurie d’actifs, de biens de production. Ici encore, comme pour le cas d’une hausse soudaine de la demande, un déséquilibre de l’offre et de la demande conduit à des taux de profits nettement plus élevés.

Et, comme pour le cas précédent de la hausse de la demande, cette « bulle » constitue un signal et une incitation à sa propre disparition.

En somme, il apparaît que les bulles réelles, c’est-à-dire non monétaires, sont de courtes durées. À dire vrai, le terme même de bulle peut sembler impropre puisqu’il ne s’agit pas d’une anomalie de marché, mais de son fonctionnement ordinaire et autorégulateur.

En effet, qu’il s’agisse d’une hausse soudaine de la demande ou d’une chute brutale de l’offre, ces deux types de bulles trouvent leur justification d’un point de vue fondamentale, à savoir un authentique déséquilibre entre l’offre et la demande.

Au contraire, on ne peut en dire de même des bulles monétaires, dues à un interventionnisme étatique consistant en particulier dans le maintien de taux d’intérêt artificiellement bas. De sorte que toutes les bulles spéculatives véritables ont leur origine dans une manipulation de la monnaie et du crédit.

Cas historiques

L’histoire financière est semée de bulles spéculatives. Leurs éclatements marquèrent toujours les générations suivantes.

– La Tulipomanie

La Tulipomanie représente l’archétype de la bulle spéculative. Parfois considérée comme la première grande bulle spéculative de l’histoire, en particulier depuis la publication en 1841 de l’ouvrage du journaliste britannique Charles Mackay : Extraordinary Popular Delusions and The Madness of Crowds, « les délires populaires extraordinaires et la folie des foules ».

Entre 1636 et 1637, le cours du bulbe de tulipe s’envola puis s’effondra dans des proportions démesurées. Au plus haut, un bulbe de tulipe s’échangeait contre le montant du salaire annuel d’un artisan spécialisé.

Certains avancent que cette « bulle » trouvait en réalité sa justification dans un décret parlementaire organisant l’annulation à peu de frais de contrat-à-terme portant sur les tulipes, créant de la sorte une asymétrie préjudiciable au marché de la tulipe : les acheteurs ayant alor tout intérêt à acheter, fût-ce à un prix exorbitant, un maximum de bulbes.

Cependant, la rareté des données de l’époque rend l’interprétation de cet événement difficile. D’autant plus que de nombreuses sources disponibles sont en fait des caricatures ou des pamphlets dénonçant l’absurdité de la spéculation. En d’autres mots, des documents à charges qui, selon toute vraisemblance, avaient tout intérêt à forcer le trait.

– Le Système de Law

Le système de Law consista en l’introduction du papier-monnaie en guise de substitue à la monnaie métallique. Ce système avait pour but de faciliter le crédit afin d’éponger les dettes de laissées par Louis XIV.

Cependant, cette facilitation du crédit, permise par la monnaie fiduciaire et conduite par la Banque générale, conduisit in fine à une surabondance de crédit. La demande nominale s’envola là encore dans des proportions démesurées. Quand les actionnaires et détenteurs de billets et d’obligations décidèrent d’échanger leurs avoirs contre de l’or, la Banque générale, incapable d’honorer toutes ces demandes subites, fut contrainte à la banqueroute.

– La Grande Dépression

La Grande Dépression mit fin à un marché haussier qui dura plus d’une décennie, les « Roaring Twenties« . Il y a de bonne raison de penser qu’une partie en moins de ce krach financier était due à un excès de monnaie fiduciaire et de crédit facile.

En effet, dès 1924, la Réserve fédérale injecta une grande quantité de nouvelles liquidités sous forme de crédit dans des proportions inédites, ce qui favorisa une croissance artificielle des cours de la Bourse.

Formation et éclatement de la bulle formée par le Bitcoin en 2017/2018

Cas récents

– La Grande Récession

La Grande Récession de 2008 se déclencha par l’explosion de la bulle spéculative portant sur les crédits hypothécaires américains. Des crédits immobiliers accordés à des ménages insolvables furent encouragés par l’État furent alors la « matière première » de la bulle spéculative, et l’insolvabilité des créanciers fut le catalyseur de son explosion.

– Le Bitcoin

Après un essor sans précédent sur le marché des crypto-monnaies au cours de l’année 2017, tous ces nouveaux actifs financiers se sont effondrés de leurs plus hauts historiques en 2018. Le 26 novembre 2018, le bitcoin avait ainsi perdu 80 % de sa valeur à partir de son prix historique le plus élevé.

Remèdes & Couverture

D’un point de vue macro-économique, faciliter le crédit dans des proportions démesurées, ce que permet en particulier une monnaie fiduciaire, favorise la création de bulles spéculatives, car le crédit facile – trop facile – conduit à une hausse nominale des prix des actifs sans que celle-ci ne corresponde à de véritables gains de productivité au point de vue fondamental.

Ainsi, pour éviter la formation de bulles spéculatives dont l’éclatement menacerait l’économie générale, il est crucial que les autorités monétaires, fiscales et bancaires demeurent mesurées dans toutes leurs politiques économiques visant à faciliter le crédit.

Des taux d’intérêts trop bas, des crédits accordés de façon trop indulgente, l’utilisation d’un fort effet de levier au travers d’une réserve fractionnaire de plus en plus mince : voilà les trois aspects qui doivent attirer toute l’attention des autorités en matière de politique économique.

Pour le particulier qui souhaite se couvrir contre de telles bulles, la stratégie classique consistera à opter pour un portefeuille diversifié en actions, obligations, matières premières, dont les métaux précieux, et actifs fonciers. Cela permettra à l’investisseur de se couvrir contre une bulle qui se formerait dans l’une de ces classes d’actifs.