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Spéculateurs : pourquoi ils sont nécessaires à la bourse

21 novembre 2013 / Sylvain March

Le débat sur la nécessité ou la nocivité de la spéculation est historique : il existe depuis toujours.
Bouc émissaire favori des politiciens de droite comme de gauche, crucifié par les médias, « spéculateur » est devenu dans le langage courant ni plus ni moins qu’une insulte.
Est-ce vraiment justifié ? Pas sûr. Voyons pourquoi :

Rappel : définition de la spéculation

Déjà, revenir aux fondamentaux : la spéculation c’est quoi ?
Selon wikipedia : « La spéculation est, en économie, l’action de prévoir les évolutions des marchés et d’y effectuer des opérations d’achat et de vente en conséquence, de façon à retirer des bénéfices du seul fait des évolutions des marchés. »

Autrement dit, toute transaction boursière qui n’implique pas l’acquisition de dividendes (actions) ou de coupons (obligation) est de la spéculation !
Pas besoin d’être un scalpeur fou, ou un hedge fund algorithmique : si vous achetez pour revendre plusieurs mois plus tard, vous êtes un spéculateur.

Alors êtes-vous prêts à assumer d’être le « méchant de l’histoire », celui sur lequel on va faire reposer la responsabilité de toutes difficultés économiques et sociales du monde ?

Si c’est le cas, voici quelques arguments qui vous aideront à décharger votre fardeau, et expliquer les choses à vos détracteurs 😉

Le spéculateur responsable de tous les maux : mythe et réalité

Lorsque les cours baissent :

– Mythe n°1 : le spéculateur est responsable de la chute des prix car il vend dans les contextes difficiles, amplifiant la chute.
– Réalité : en fait tout le monde vend, pas que lui. Mais seul lui est désigné…

– Mythe n°2 : la société concernée se retrouve alors en difficulté, à cause de la chute de son titre. Elle est obligée de licencier. Le spéculateur crée donc du chômage.
– Réalité : si les spéculateurs (et les autres) vendent, c’est que la société allait mal. Dans 95% des cas la direction moyen terme d’un titre est appuyée par des fondamentaux.
Le licenciement est donc inéluctable de toutes façons. Cette situation peut même forcer la société à prendre les mesures plus rapidement, et donc augmenter ses chances de survies sur le long terme !

Lorsque les cours montent :

– Mythe n°1 : le spéculateur est responsable de la flambée de prix et des bulles. Il est fiévreux et achète quand tout le monde achète sans vérifier les fondamentaux.
– Réalité : les spéculateurs sont des anticipateurs. Ils peuvent être à l’origine d’un mouvement haussier, mais ne sont plus en position quand les prix deviennent fous. Au contraire, ils se préparent alors à vendre pour effectuer un retour à la moyenne. Leur but est de gagner de l’argent, pas d’en perdre.

Pour expliquer cela, voici l’avis de Miltron Friedman, un des plus grands économistes du XXème siècle, sur la question :

« People who argue that speculation is destabilizing seldom realize that this is largely equivalent to saying that speculators lose money, since speculation can be destabilizing in general only if speculators on the average sell when the currency (commodity) is low in price and buy when it is high. »
~Milton Friedman, Essays in Positive Economics (p. 175)

Traduction : « Les gens qui avancent que la spéculation déstabilise l’économie réalisent rarement que dire cela équivaut à dire que les spéculateurs perdent de l’argent. En effet la spéculation ne peut être déstabilisatrice que si les spéculateurs vendent en masse quand les prix sont bas, et achètent en masse quand les prix sont hauts. »

En d’autres mots, les spéculateurs déstabilisants perdent de l’argent, et donc sont régulièrement évacués du marché faute d’être rentables. Seuls restent ceux qui pratiquent le retour à la moyenne, et par conséquent aident à stabiliser le marché (acheter quand les prix sont bas, et vendre quand les prix sont hauts).

Le rôle des spéculateurs

Les spéculateurs ont une utilité vitale au fonctionnement des marchés modernes : c’est celui de fournir de la liquidité.

S’il n’y avait que des investisseurs sur le marché, les vendeurs proposeraient toujours le prix le plus élevé possible, et les acheteurs le plus bas possible.
La différence entre le prix moyen offert et le prix moyen demandé (le spread) serait en permanence très importante, et très peu de transactions pourraient se faire.
Les spéculateurs intercalent des offres intermédiaires et apportent donc de la liquidité au marché.
Pour résumer, pour qu’un investisseur puisse se fournir à un prix acceptable, ou au contraire se couvrir contre la hausse des cours, il faut qu’il y ait en face de lui un spéculateur qui lui, parie sur la baisse des cours.

Limites de la spéculation :

La spéculation le monde de oui-oui ? Je ne dirais pas cela.

Le 16 septembre 1992, Georges Soros, avec l’aide d’une bande de gros investisseurs, vendit à découvert pour 10 milliards de livres sterling, provoquant une déflation de la monnaie telle, que la banque d’Angleterre fut contrainte de sortir en catastrophe du système monétaire européen.

La spéculation pour réaliser un profit sur le décalage d’un cours, c’est une chose, la spéculation comme outil de braquage en bande organisée en est une autre, qui doit être contrôlée et punie.

Il faut donc réglementer certains aspects de la spéculation, mais aussi ajuster au fur et à mesure que des « brèches » sont détectées :
Car s’ils en trouvent, les spéculateurs s’y engouffreront.
Ce n’est pas mal, c’est juste naturel : si un renard arrive à rentrer dans un poulailler, il va tuer toutes les volailles, sans comprendre l’effet néfaste qu’il vient de produire.
Le renard est-il mauvais ? Non. Il faut juste réparer la clôture, et laisser le renard jouer son rôle à l’extérieur dans l’écosystème de la forêt.

Et vous que pensez-vous de la spéculation ?
Vous pouvez m’en parler dans les commentaires en dessous.

A très bientôt et comme toujours bons trades,

Sylvain March.

11 COMMENTAIRES

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Sébastien
6 mars 2015 20:22

Bonsoir Sylvain,

Merci pour ce brillant exposé, je conteste plus ton image avec le renard (lol). la deconnexion entre l’adéquation de la valeur d’une action et l’état de santé de l’entreprise est comme le prix d’une maison. Lorsque vous achetez une maison qui a 30 ans, quel est le coût reel de la construction dans le prix que vous payez. Nombre d’entre-eux spéculent sans payer 1€ d’impôt car résidence principale alors que le trader participe à l’économie en payant des impôts tandis que pas l’autre. Finalement les « salauds » ne sont pas toujours là ou on les attend.
Sébastien

lepetitsuisse
8 octobre 2013 19:55

Un sujet qui est à méditer en effet! Quand on sait ce qu’une spéculation malheureuse peut avoir comme conséquence, il y a de quoi faire réfléchir et les « braqueurs » s’organisent bien là-dessus malheureusement.

Ben de Bourse Ensemble
3 octobre 2013 22:54

Super article Sylvain!

Pour le mythe 1 pendant une hausse, l’investisseur « buy & hold » ne vendra pas lui. Seul le spéculateur le fera. Donc le spéculateur amplifiera la chute, pas l’investisseur long terme.

Pour le mythe 2 pendant une hausse, le reproche généralement fait est que le cours est précipité à la baisse alors qu’il n’y a plus de corrélation directe avec les fondamentaux de l’entreprise. Une entreprise qui fait des bénéfices, dont le cours est attaqué à la baisse et qui délocalise, ça dérange.

Mais pour rejoindre les commentaires au-dessus: pas de spéculation, pas de marché secondaire pour la « revente d’occasion »… et donc pas de marché primaire pour « l’achat du neuf » ou la levée de capitaux pour financer les développements.

Ben

LeGreg
9 octobre 2013 07:52

Bonjour, Tu veux parler des FCPI (fonds commun de placement à l’innovation) dans ton dernier propos?

Ben de Bourse Ensemble
8 octobre 2013 19:01

Salut Sylvain,

Ah désolé si tu as eu l’impression que je contredisais presque entièrement l’article. Ce n’était pas mon intention.

Je trouve que ton article abordait plutôt bien un sujet assez polémique en général.

Les « buy & hold » qui craquent quand les cours baissent sont vraiment pas des « buy & hold » alors… 🙂

Ben

Boursoforex
3 octobre 2013 13:55

En fait, le fait de spéculer en bourse est un métier comme un autre, mais ici, le risque est un peu plus élevé par rapport à diriger une entreprise par exemple. Pour spéculer, il faut quelqu’un qui s’y connaît.

vivien
3 octobre 2013 00:08

Tout à fait d’accord !

Si on extrapole un peu, on peut dire qu’un spéculateur ne fait rien de plus qu’un commerçant, l’activité se résume à acheter des produits en vue de les revendre à un prix supérieur. Le premier apporte à la société un service en qualité de distributeur, quand l’autre apporte de la liquidité et du financement pour accompagner le développement des entreprises.

Schématiquement, la spéculation, c’est l’huile qui permet de faire tourner les engrenages du système. Sans spéculateur, c’est une partie du système de financement qui serait grippée.

QUI SUIS-JE ?

Je m'appelle Sylvain March, et je suis trader indépendant depuis 2008.

J'investis en bourse avec mon propre capital et cette activité, simple et mobile, me permet de vivre et travailler n'importe ou dans le monde.

Egalement auteur financier et formateur,

je partage sur ce blog des méthodes efficaces que j'ai testées, et qui vont aussi fonctionner pour vous.

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