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Spéculation

La spéculation consiste à exploiter les fluctuations de prix d’un bien en vue d’en dégager un profit.

La spéculation peut porter sur des biens de consommation ou de production, des biens immobiliers et surtout des actifs financiers.

Lorsque les biens en question sont échangés en Bourse, on parle alors de spéculation boursière. La spéculation financière peut cependant se réaliser hors de toute place boursière, il s’agit alors de marché de gré-à-gré ou vendeurs et acheteurs effectuent leurs transactions sans intermédiaire.

L’actif sur lequel s’effectue la spéculation financière peut être de toutes classes : une action, une paire de devises, un contrat à terme (pour spéculer par exemple sur les indices, les taux d’intérêt, les matières premières, les énergies, les métaux précieux et les métaux de base), une option (là encore sur de nombreuses classes d’actifs), ou tout autre produit dérivé.

La spéculation peut se réaliser à court, moyen ou long terme, sur tout actif financier potentiel, et à la hausse comme à la baisse.

De nos jours, l’anglicisme trading est de plus en plus employé pour signifier la spéculation financière; selon toute vraisemblance, cela est dû aux connotations péjoratives associées au mot français.

Le premier spéculateur dont fasse mention l’histoire est le philosophe et mathématicien Thalès de Milet. Aristote rapporte qu’en vertu de ses connaissances météorologiques, Thalès estima que la récolte d’olives de la saison à venir serait excellente. Sur la base de cette appréciation, il loua tous les pressoirs à olives de sa région afin d’être le seul producteur d’huile d’olive du moment. Il accumula, dit-on, une petite fortune.

Sommaire :

Jesse Livermore

Jesse Livermore, le plus célèbre spéculateur du XXème siècle

L’art du spéculateur

Le spéculateur peut opter pour deux familles de stratégies fondamentales. L’achat ou la vente, selon son appréciation des probabilités qu’un prix augmente ou baisse au cours du temps.

Quoi qu’il choisisse, son objectif est bien entendu de maximiser ses gains et de minimiser ses pertes.

La première famille de stratégies consiste à acheter lorsque les prix sont relativement bas, puis à revendre le titre en question lorsque les prix sont plus élevés.

À l’inverse, la seconde famille de stratégies consiste à vendre à découvert. Dans ce cas, le spéculateur emprunte un titre, puis il le vend en misant sur la baisse de son prix. Il le rachète enfin pour le rendre à son propriétaire, empochant au passage la différence entre le prix d’achat et le prix de vente (moins les commissions afférentes).

Pour ainsi dire, la matière de la spéculation est l’incertitude vis-à-vis de l’avenir. Aucune opération n’offre de certitude. L’avenir est par essence incertain.

Le principe sur lequel repose toute stratégie spéculative consiste donc, non pas à prévoir l’avenir au sens strict, mais à s’exposer à des risques calculés. En d’autres mots, il s’agit de saisir les opportunités offrant une asymétrie positive entre les chances de gains d’une part et les risques de pertes d’autre part.

L’opposition à la spéculation

La spéculation fait l’objet d’une opposition notoire parmi une grande partie de la population.

Le premier motif de cette aversion est le ressentiment. Comme l’entrepreneur et l’investisseur à succès suscitent l’envie et toutes sortes de passions tristes, de même, et manière plus exacerbée encore, le spéculateur est voué aux gémonies.

Pourquoi cette aversion est-elle exacerbée ? Parce qu’à la différence de l’entrepreneuriat et de l’investissement, pour lesquels le bien offert sur le marché est le plus souvent tangible, donc le service rendu au consommateur est visible, le propre de la spéculation est de n’être qu’une affaire strictement financière.

Il s’agit en effet de faire de l’argent avec de l’argent, et le spéculateur n’est intéressé, au point de vue de ses affaires, que par le profit. Toutefois, qu’un spéculateur ne soit pas à titre personnel motivé par la fonction qu’il procure à l’économie dans son ensemble n’implique pas qu’il n’en procure aucune.

De même que le fameux boucher d’Adam Smith, tout en étant avant tout motivé par son intérêt financier personnel, est conduit à satisfaire les besoins de ses clients, la spéculation est pourvue d’une fonction bénéfique pour l’économie d’ensemble, de sorte que l’aversion dont elle fait l’objet est en toute rigueur injustifiée.

La fonction économique de la spéculation

Pour bien saisir l’intérêt qu’offre la spéculation financière à l’économie dans son ensemble, il est opportun de la comparer au commerce.

Tandis que le commerce opère sur les différences de prix dans l’espace, la spéculation opère sur les différences de prix dans le temps.

Le commerçant cherche de fait à acheter des biens là où ils sont relativement peu chers afin de les revendre là où ils pensent pouvoir en tirer un meilleur prix, coûts de transports déduits.

Le spéculateur cherche également à acheter des actifs quand ces derniers sont relativement peu chers afin de les revendre lorsque leurs prix ont augmenté ; ou de manière inverse dans le cas d’une vente à découvert.

Quoi qu’il en soit, le spéculateur comme le commerçant achètent des biens relativement moins demandés et les transferts dans le lieu ou dans le moment où ils sont davantage demandés.

Par ce principe, le spéculateur comme le commerçant participe à l’efficience des marchés et les à la meilleure satisfaction de leurs participants.

Par exemple, si, toute chose égale par ailleurs, un spéculateur prévoit une hausse de la demande de gaz naturel dans les mois à venir, il pourra acheter du gaz naturel aujourd’hui, à plus bas prix, lorsque que le gaz naturel est relativement abondant, et pourra le revendre, donc le réintroduire sur le marché lorsqu’il sera plus cher, c’est-à-dire moins abondant ou plus demandé.

De la sorte, les spéculateurs contribuent à l’efficience des marchés.

En somme, l’activité des spéculateurs permet d’apporter des liquidités supplémentaires aux marchés et ce faisant participe à la réduction de l’écart entre le prix d’achat et de vente de tous les actifs (l’ask/bid spread). La spéculation est donc une composante indispensable à un meilleur fonctionnement des marchés.

Volatilité SPY

Une forte volatilité est source d’opportunité pour le spéculateur – Ici, la volatilité sur le S&P 500 induite par la crise du Covid-19

Stratégie spéculative et stratégie de couverture

On oppose souvent la spéculation à l’investissement. Toutefois, son véritable opposé est la stratégie de couverture.

La spéculation cherche à exploiter les fluctuations des prix. Leur volatilité est donc source d’opportunités pour le spéculateur.

À l’inverse, la stratégie de couverture consiste à neutraliser autant que faire se peut l’effet des fluctuations des prix sur un portefeuille donné. De sorte que la volatilité n’est guère l’allié, mais tout au contraire une force hostile pour le détenteur de ce portefeuille.

Les stratégies de couverture sont employées par les producteurs afin de se couvrir contre les variations de prix de leurs matières premières ou de leurs propres produits.

Par exemple, un industriel peut se couvrir contre une hausse des énergies qu’il utilise, telle que le pétrole, en initiant une position acheteuse sur autant de contrats à terme idoines que nécessaire.

Spéculation, arbitrage, investissement et jeu de hasard : différences et similitudes

La spéculation ne se distingue pas seulement de la couverture, mais également de l’arbitrage, de l’investissement et du jeu de hasard.

L’arbitrage consiste à exploiter les différences de prix d’un même actif côté sur des marchés différents. L’arbitrage ne consiste donc pas, en tant que tel, en une exploitation de l’incertitude vis-à-vis de l’avenir. La stratégie d’arbitrage consistera à acheter dès maintenant là où le prix et faible et à revendre dès maintenant là où le prix est plus élevé.

Cependant, dans l’usage ordinaire du mot, l’arbitrage est souvent compris dans le concept de spéculation financière considérée au sens large.

En toute rigueur, l’investissement est une forme de spéculation, et plus précisément l’une de ses sous-catégories, puisqu’il s’agit de prendre des positions à la hausse, jamais à la baisse, sur une période de temps longue, et jamais brève.

Enfin, la spéculation professionnelle se distingue du jeu de hasard. L’enrichissement est l’objectif de la première, le divertissement est celui du second. Le spéculateur professionnel cherche à dégager un avantage concurrentiel qui lui permettra de sur-performer les marchés à long terme. Au casino, le joueur, motivé par l’excitation de l’incertitude, est voué à perdre à long terme si son jeu est purement hasardeux.

Le spéculateur professionnel ne recherche pas d’excitation dans fluctuations des prix, mais les approche tout au contraire avec une bonne méthode d’analyse jointe à une judicieuse gestion des risques encourus.