Le Warrant : comprendre ce produit dérivé et bien l’utiliser (1/2)

Le Warrant : effet de levier mais risque maitrisé

Le warrant est un peu l’équivalent européen des options, avec les mêmes avantages, mais moins complexe à utiliser.
Il offre un intérêt certain comme utiliser l’effet de levier, et un risque maximum connu à l’avance :




Le warrant est un produit optionnel

Le warrant est un produit optionnel, c’est à dire qu’il est de la famille des options.
Il n’est pas à mettre à la poubelle contrairement aux options binaires.

Le principe d’une option est à l’origine une sorte « d’assurance » pour un actif sous-jacent.

Pour résumer, une option permet d’acheter un titre financier à un prix défini à l’avance (le prix d’exercice ou « strike ») et ce jusqu’à une date limite définie, la date d’échéance.

Entre le moment de l’achat de l’option et la date d’échéance, vous pouvez à tout moment exercer votre droit d’acheter le sous-jacent au prix d’exercice, mais vous n’y êtes jamais obligé : c’est pour cela qu’on appelle ce produit une « option ».

L’option en elle-même coûte peu cher, une fraction de la valeur du sous-jacent : c’est grâce à cela que l’on peut bénéficier d’un effet de levier.

Exemple :

Vous avez acheté des options CALL (achat) d’un actif au prix d’exercice de 50€, au prix de 1€ par option.
Vous pouvez donc en acheter 50 fois plus que ce que vous auriez pu si vous aviez acheté le titre directement !

  • Scénario A : À l’échéance, le prix de l’actif est à 60€ : vous décidez d’exercer votre droit d’achat de l’actif au prix d’exercice qui est 50€.

    Vous réalisez un profit de 10€ (60-50) moins 1€ (prix de l’option) soit un total de 9€ par option achetée 🙂
     

  • Scénario B : Le prix de l’actif descend jusqu’à 40€ : vous n’exercez pas votre droit d’achat, car cela n’offre aucun intérêt.

    Vous réalisez simplement une perte de 1€ par option achetée.

Évidemment, en cas d’achat d’options PUT (vente) c’est le scénario opposé.

Dans le cas d’une optique spéculative, 2 autres options s’offrent à vous :

– vous n’êtes pas obligé d’exercer votre droit d’achat du sous-jacent même si vous êtes en profit : vous pouvez revendre votre option qui ne vaut plus 1€ mais peu-être 2 ou 3 euros, car le prix de l’option évolue indépendamment de la valeur du sous-jacent (même s’il y a une corrélation bien sûr).

– vous n’êtes pas obligé d’attendre l’échéance de l’option et perdre l’intégralité de vos 1€ (fois X bien sûr) : vous pouvez revendre votre option à une valeur plus faible. Attention : plus on s’approche de l’échéance et plus la valeur de l’option va baisser/augmenter rapidement : c’est ce qu’on appelle la valeur-temps.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement des options (un peu complexe) je vous invite à vous rendre sur la page Wikipedia, et notamment la partie « exemples chiffrés » :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Option

Dans la 2ème partie de cet article la semaine prochaine, nous verrons en quoi un warrant est différent d’une option, et surtout comment l’utiliser !

Bon week-end à tous 🙂

Sylvain.