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Quantitative Easing – Assouplissement monétaire

L’assouplissement monétaire ou quantitatif – nommé quantitative easing en anglais – désigne les mesures dites non conventionnelles appliquées par les Banques centrales visant à accroître substantiellement l’offre de monnaie, notamment afin de revigorer l’activité économique en période de crise.

Le rôle des Banques centrales est d’émettre de la monnaie, sous forme de liquidités, mais aussi de crédits. Par l’achat et la vente d’actifs financiers, les Banques centrales font fluctuer les taux d’intérêt de court terme, et en premier lieu les taux directeurs.

Lorsque ces taux avoisinent zéro, une baisse supplémentaire est peu efficace pour insuffler une reprise économique. Les banques centrales décident alors d’effectuer des opérations d’achat de titres obligataires et autres crédits privés de plus long terme sur l’open market, injectant de la sorte de nouvelles liquidités dans le système économique.

L’assouplissement monétaire accroît en effet la quantité de monnaie en circulation. Cela a pour effet théorique, dans une perspective essentiellement keynésienne, de relancer l’économie et de maintenir l’inflation à un niveau correct afin d’éviter tout risque de déflation.

L’assouplissement quantitatif se traduit par un gonflement du bilan comptable de la banque centrale – son actif augmentant avec les titres achetés, la monnaie utilisée pour le faire, créée ex nihilo, se rajoute alors à son passif.

C’est ainsi qu’à la suite de la Grande Récession, la Fed a notamment racheté pour plusieurs centaines de milliards d’actifs, en particulier des bonds du trésor et des créances hypothécaires.

La crise économique de la Covid-19 a également été l’occasion d’une intervention massive des banques centrales, américaine et européenne. La Fed et la BCE ayant à eux deux acheté plusieurs trillions d’actifs financiers durant cette période.

Sommaire :

FED Assets

Actifs financiers détenus par le Trésor public américain et la Réserve Fédérale entre 2003 et 2018

Histoire du Quantitative Easing

Les premières politiques d’assouplissement quantitatif et la théorisation des mécanismes de transmission de ces politiques à l’économie ne se sont développées que depuis les années 1990.

La première mention écrite du concept d’assouplissement quantitatif et de l’expression « Quantitative Easing » est attribuée à l’économiste allemand Richard Werner, désignant par cette expression une politique monétaire qu’il jugeait alors souhaitable pour la banque centrale du Japon : une politique de stimulation par la banque centrale qui ne repose ni sur les réductions de taux, ni sur les politiques monétaristes conventionnelles d’expansion de la masse monétaire.

Selon Werner, pour provoquer une reprise économique, il serait nécessaire de stimuler « la création de crédit » par l’achat de bons du trésor et des prêts directs aux entreprises et au gouvernement par la banque centrale. Werner suggère en outre l’achat direct par la banque centrale d’actifs non performants des banques commerciales et des prêts directs aux entreprises et au gouvernement. Il précise cependant qu’un certain contrôle de l’utilisation de ces crédits était nécessaire pour éviter d’injecter une quantité trop grande d’argent dans des activités trop peu productives.

Fonctionnement du Quantitative Easing

Les banques centrales augmentent la quantité de monnaie, l’offre de monnaie, en achetant massivement des actifs financiers. Cette afflue supplémentaire rend pour ainsi dire l’argent moins rare, donc moins cher, ce qui facilite davantage le crédit et les activités économiques, du moins à court terme. Les taux d’intérêt bas sont en effet favorables à des taux de profit plus élevés pour les entreprises.

L’assouplissement monétaire consiste donc pour une banque centrale à ne pas se borner à influencer les taux directeurs, mais à acheter et à vendre des obligations d’entreprises, des bons du Trésor et même des actifs adossés à des crédits hypothécaires.

Les banques centrales ont recours à ce genre de pratique dans des circonstances économiques exceptionnelles, telles que des crises économiques et financières de grande ampleur. Plus particulièrement, le Quantitative Easing est utilisé dans une situation dite de « trappe à liquidité », c’est-à-dire lorsque les taux directeurs sont déjà très bas et permettent plus de faciliter par eux-mêmes le crédit. L’assouplissement monétaire vise en effet à inciter les banques à accorder plus aisément des crédits. C’est pourquoi, par nécessité, la banque centrale doit assumer les risques des créances ainsi rachetées. L’objectif visé est la relance de la production et de l’embauche.

Bien que le rachat de titres sur les marchés soit une pratique courante pour les marchés au travers des opérations d’open market, le caractère non conventionnel de l’assouplissement monétaire tient à l’ampleur et la durée du programme. Dans le cadre d’un programme de Quantiative Easing, la banque centrale s’engage en effet à racheter un volume massif d’actifs financiers pour une durée d’au moins plusieurs mois, sinon plusieurs années.

Outre l’effet purement monétaire et fondamental, l’effet d’annonce lui-même joue également un rôle important dans le fonctionnement de cette politique.

Enfin, si l’assouplissement monétaire en lui-même n’offre pas suffisamment de résultats, il peut être couplé à une politique fiscale favorisant les activités économiques, aux dépens certes de l’équilibre budgétaire.

Montant total des actifs financiers de la Réserve Fédérale entre 2008 et la crise économique et sanitaire de la Covid-19

Montant total des actifs financiers de la Réserve Fédérale entre 2008 et la crise économique et sanitaire de la Covid-19

Utilisations historiques du Quantitative Easing

Le Japon est le premier pays à avoir utilisé l’assouplissement quantitatif en 2001. Plus tard, durant la crise financière de 2008-2011, des politiques d’assouplissement quantitatif de grandes ampleurs sont mises en œuvre au Royaume-Uni, aux États-Unis, et au sein de la zone euro.

Ces mesures non conventionnelles furent d’abord adoptées par la Banque du Japon entre 2001 et 2006 à la suite de la « Décennie perdue » des années 1990. Il s’agit du premier exemple de mise en place d’une politique d’assouplissement quantitatif à grande échelle.

La Fed utilisa quant à elle l’assouplissement quantitatif à partir de 2008.

Début novembre 2010, la Fed décide d’acquérir des titres détenus par des institutions financières américaines à hauteur de 600 milliards de dollars dans le but de favoriser l’accroissement de l’activité économique américaine et réduire les taux d’intérêt de long terme.

Le crédit interbancaire était alors paralysé : les banques ne se prêtaient plus d’argent entre elles. L’afflux soudain de liquidités permit au système bancaire de poursuivre ses activités.

Cette politique d’assouplissement quantitatif fit passer le bilan de la FED de 800 milliards de dollars à plus de 4 000 milliards. Toutefois, à la différence des autres banques, elle ne peut faire défaut et se trouver en situation de banqueroute puisque, disposant d’un monopole de la production monétaire, elle peut théoriquement émettre autant de monnaie que souhaité.

Le programme d’assouplissement quantitatif de la Fed a été renouvelé par deux fois jusqu’en octobre 2014. Une première normalisation du bilan de la Fed commença en 2017. Cependant, la récente crise induite par la Covid-19 provoqua un nouvelle utilisation du quantitative easing, plus importante que jamais.

Quant à l’Europe et sa BCE, cette dernière a annoncé le lancement d’un programme d’assouplissement monétaire en janvier 2015 dans le contexte de la crise des dettes souveraines.

Pour contourner l’interdiction du financement monétaire par l’achat des dettes publiques à laquelle la BCE est astreinte, elle se borne à racheter la dette publique sur les marchés secondaires.

En novembre 2015, la campagne européenne « Quantitative Easing pour le Peuple » propose, en guise d’alternative à la manière dont la BCE mène sa politique d’assouplissement monétaire, d’injecter directement la monnaie dans l’économie sous la forme d’un dividende citoyen – on parle alors d’helicopter money – ou encore de financer directement des investissements publics. Cette campagne fut notamment soutenue par une centaine d’économistes, dont Richard Werner lui-même.