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Analyse Quantitative


Définition

L’analyse quantitative est l’une des approches d’analyse des marchés financiers, aux côtés des analyses dites fondamentale et technique.

La spécificité de l’analyse quantitative tient à son recours massif à des données mathématiques, des modèles statistiques et probabilistiques afin de comprendre les causes et surtout de prévoir les variations de prix sur les marchés financiers.

Toute donnée numérique, qu’elle soit macro-économique, comme le PIB, ou micro-économique, comme le taux d’endettement ou le taux de profit d’une compagnie, peut être intégrée à l’étude quantitative d’une situation économique.

Plus largement, tout système dont on peut inférer des données mathématiques est susceptible de faire l’objet d’une analyse quantitative. De sorte que tous les phénomènes sociaux, et non uniquement les marchés financiers, sont des objets potentiels d’analyse quantitative.

L’un des avantages essentiels de cette approche est de pouvoir fournir une mesure permettant de pondérer un indicateur économique, et ce faisant d’en évaluer l’importance.

Loin d’être en concurrence avec les analyses fondamentales et techniques, l’approche quantitative en est un complément décisif que tout trader ou tout investisseur avisé devrait prendre le temps d’étudier. Ne serait-ce que pour mieux comprendre les méthodes de ses concurrents afin de mieux se couvrir contre leurs stratégies.

Robert Merton, l’un des fondateurs de l’analyse quantitative

Aux origines de l’analyse quantitative

Les deux figures fondatrices de l’analyse quantitative sont Harry Markowitz et Robert Merton.

Markowitz est considéré comme le pionnier de l’analyse quantitative en raison de sa stratégie d’investissement exposée dans l’article « Portfolio Selection » publié dans le Journal of Finance en 1952. Markowitz employa des équations afin de mesurer la diversification de son portefeuille, lui permettant ainsi d’en choisir le niveau optimal.

Plus tard, Robert Merton fut récompensé pour ses travaux mathématiques dans la méthode d’évaluation – le pricing – des produits dérivés. Ainsi furent dressées les bases de l’analyse quantitative.

Les «Quants »

Dans le jargon du monde financier, les analystes chargés de réaliser des analyses quantitatives sont nommés des quants, abréviation pour quantitative analysts.

À la différence des analystes ordinaires, soucieux d’évaluer la qualité des produits et des services offerts par la compagnie qu’ils analysent, mais aussi la compétence de ses dirigeants et de son équipe managériale, les quants fondent avant leur conclusion d’analyse et leurs décisions d’investissement sur des méthodes mathématiques, pouvant aller de simples ratios judicieusement combinés à un algorithme complexe défiant l’intelligence du profane.

En bref, les mathématiques constituent leur avantage concurrentiel.

À mesure que les capacités de calculs des ordinateurs se sont accrues et les méthodes quantitatives se sont développées, les fonds spéculatifs se sont efforcés de gagner et de conserver ces avantages concurrentiels en investissant toujours plus dans ces méthodes.

Certaines niches de la finance de marché, tel que le high frequency trading, sont devenus l’apanage des algorithmes conçus par les quants. Aucun humain n’est en mesure d’analyser en si peu de temps autant de données pour en tirer des stratégies spéculatives profitables.

La spéculation et l’investissement quantitatif sont à la fois pratiqués isolément, ou en conjonction avec d’autres méthodes. Certains fonds sont purement quantitatifs et leur approche est exclusivement systématique, automatique. D’autres fonds ont une approche hybride, mêlant des analyses quantitatives à des prises de décisions discrétionnaires, c’est-à-dire humaines.

Renaissance Technologies – le plus illustre des fonds de quants.

Le fonds spéculatif incarnant par excellence l’approche quantitative est Renaissance Technologies de James H. Simons. Les résultats de son fonds sont proprement spectaculaires. Son portefeuille Medallion, produit phare du fonds établi en 1988, a offert durant 30 ans, soit jusqu’en 2018, un rendement moyen annuel de 66 % avant honoraires, et 39 % après honoraires.

Renaissance Technologies est une firme fondée par et pour des scientifiques. Elle emploie de nombreux spécialistes dépourvus de formation académique en finance de marché, mais experts dans l’analyse de données quantitatives : des mathématiciens, des statisticiens, des physiciens théoriques, des informaticiens et même des astronomes.

James Simons, gérant du fonds quantitatif Renaissance Technologies

Les concepts quantitatifs à la portée de l’investisseur particulier

Il n’est cependant pas nécessaire d’être un matheux rivalisant avec les plus brillants prix Nobel pour tirer parti de l’analyse quantitative. Celle-ci commence tout d’abord avec de simples concepts, de simples rapports entre deux quantités permettant de contextualiser des données.

Ainsi, quelques ratios, aussi classiques soient-ils, peuvent permettre à l’investisseur particulier avisé de prendre des décisions plus éclairées.

En voici quelques exemples :

Price-to-Earnings Ratio, ou P/E, indiquant la cherté d’une action relativement aux bénéfices de la compagnie.

Debt-to-Equity Ratio, indiquant le taux d’endettement d’une compagnie relativement à sa capitalisation boursière.

Price-to-Book Ratio, ou P/B, indiquant la cherté d’une action relativement à la valeur comptable de la compagnie.

Earnings per Share, ou EPS, indiquant la quantité de bénéfices d’une compagnie relativement au nombre de parts en circulation.

Comme nous le voyons, les concepts de base de l’analyse fondamentale sont déjà, quoique de manière rudimentaire, des éléments quantitatifs.

L’analyse quantitative et l’analyse qualitative

Toutes les données numériques peuvent faire l’objet d’une analyse quantitative, mais toutes les informations ne sont pas nécessairement numériques. Certaines sont difficilement quantifiables et doivent faire l’objet d’une analyse qualitative, parfois plus intuitive et subjective.

Comment apprécier l’intensité de la demande de consommateurs potentiels pour un produit qui n’existe pas encore ? Comment mesurer ce qui demeure aujourd’hui inexistant ? L’analyse qualitative repose sur les concepts de valeur d’usage plutôt que de valeur d’échange, sur la notion de signification, et non simplement de prix.

En dernière analyse, l’entrepreneur qui souhaite se lancer dans la production d’un produit innovant, comme l’investisseur qui souhaite financer ce projet, doivent juger de la valeur pour le consommateur, du profit avant tout psychique et non monétaire qu’un produit apportera à son utilisateur. Les données numériques ne sont pas toujours le meilleur moyen pour les évaluations de cette nature.

L’investisseur et le trader désireux de développer un avantage concurrentiel ont tout à gagner à combiner ces deux approches complémentaires. Le problème consiste alors à distinguer les situations dans lesquelles l’approche quantitative offre un avantage concurrentiel décisif des situations pour lesquelles les données numériques trop fragmentaires risqueraient de nous conduire à inférer des conclusions trop éloignées des réalités de marchés.

L’analyse quantitative pour les institutions publiques

Enfin, les fonds spéculatifs et les investisseurs particuliers ne sont pas les seuls à tirer profit de l’analyse quantitative. Les États et les banques centrales ont également recours à l’analyse quantitative afin d’éclairer leurs décisions de politique économique et de politique monétaire. Le PIB, le taux d’inflation, le taux de chômage et différents taux d’intérêt figurent parmi les indicateurs macro-économiques les plus largement utilisés à ces fins.