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Bitcoin définition

Le Bitcoin est une monnaie ou devise numérique. Il a été créé au début de l’année 2009, peu de temps après la Grande Récession de 2008. Il doit son origine à un homme (ou un groupe d’hommes) demeuré à ce jour anonyme, mais connu sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

Sommaire :

Bitcoin

Caractéristiques du Bitcoin

Les bases théoriques du Bitcoin furent exposées dans le papier blanc Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System ; à savoir : Bitcoin, un système de paiement électronique d’égal à égal (ou entre paires).

Le Bitcoin est ainsi fondé sur l’idée d’un service d’échanges monétaires indépendant de tout organe centralisateur susceptible de manipuler la masse monétaire. C’est sa principale différence avec des monnaies fiduciaires placées sous l’égide d’un État ou d’un groupe d’États, comme le dollar américain pour les USA, ou l’euro pour l’Union européenne.

Malgré des représentations graphiques sous forme de jetons dorés, le Bitcoin est dépourvu de toute matérialité. Il s’agit purement d’informations distribuées sur un réseau décentralisé.

En dépit de tout cours légal soutenu par un État, le Bitcoin jouit à ce jour d’une grande popularité sur les marchés financiers. Son prix s’élevant à plus de 16 000 € par unité fin novembre 2020.

En finance, les investisseurs peuvent échanger cette cryptomonnaie sur des plateformes spécialisées (les exchanges) ou chez des courtiers qui proposent cette possibilité (en spot ou via des produits dérivés comme les CFD).

Sur internet, de plus en plus de boutiques en ligne permettent également le paiement en Bitcoin. Néanmoins, à l’inverse des monnaies telles que le dollar US ou l’euro, elle n’est contrôlée ou régulée par aucune banque centrale, gouvernement ou entreprise.

Quelle est l’histoire du Bitcoin ?

Le 31 octobre 2008, une personne ou un groupe de personnes répondant au nom de Satoshi Nakamoto annonce à ses correspondants de la liste d’adresses internet nommé « The Cryptography Mailing List » qu’il travaille à l’élaboration d’un système de paiement électronique d’égal à égal (peer-to-peer), fonctionnant sans tierce personne.

Le livre blanc du Bitcoin est publié sous le titre « Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System ». Il décrit le fonctionnement technique de cette monnaie reposant sur la technologie de la chaîne de blocs, ou blockchain.

Le 3 janvier 2009, le premier bitcoin est « miné », il s’agit du « Bloc 0 » ou « bloc de la genèse ». Le 9 janvier 2009, le « bloc 1 » est miné. Le minage de bitcoins commence dès lors à rémunérer le mineur par d’autres bitcoins.

À ce stade, le bitcoin n’avait pas de réelle valeur monétaire. Les mineurs échangeaient des bitcoins dans les deux sens, juste pour le plaisir.

Il a fallu plus d’un an pour que la première transaction économique ait lieu. Un homme de Floride a négocié la livraison de deux pizzas Papa John’s, d’une valeur de 25 dollars, pour 10 000 bitcoins le 22 mai 2010.

Cette transaction a essentiellement établi la valeur initiale du bitcoin dans le monde réel à 4 bitcoins par penny.Au début, les premières transactions avec le bitcoin ont été « négociées » sur des forums Internet. Les gens troquant des biens et des services en échange de bitcoins.

Puis, les mineurs et les codeurs ont commencé à construire d’autres réseaux comme Ethereum et Litecoin. Ils ont commencé à améliorer le code derrière la blockchain du bitcoin, l’adaptant à différents usages.

Une fois que le bitcoin est devenu disponible sur les bourses en 2010, il est devenu plus facile d’acheter, de vendre, d’échanger et de stocker le jeton. Grâce à ces échanges, le bitcoin pouvait également être évalué par rapport au dollar américain.

D’un plancher de quelques cents en 2010 au sommet historique de novembre 2021, lorsque chaque bitcoin a touché la barre des 68 000 dollars américains, le bitcoin a parcouru un long chemin. Il continue de dominer les marchés des crypto-monnaies.

Le tokenomics du BTC

Le nombre total de bitcoins produits sera à terme de 21 millions très exactement.Début décembre 2020, le nombre de bitcoins minés s’élève à 18,5 millions. Cela représente un peu plus de 88 % du nombre total de bitcoins qui seront jamais en circulation.

Graphique du nombres de bitcoin minés et en circulation en fonction du temps
Graphique du nombres de bitcoin minés et en circulation en fonction du temps.

À cet égard, le bitcoin se distingue nettement des monnaies fiduciaires ordinaires, contrôlées par une banque centrale n’imposant aucune limite maximale à l’émission monétaire.

Ainsi, depuis l’abandon de l’étalon-or pour le dollar, aucune autre monnaie structurellement déflationniste n’avait largement cours sur les marchés financiers. Le bitcoin est divisé en 100 millions de fractions de Bitcoin. On nomme un « Satoshi » l’une de ces fractions minimales.

Quelle technologie utilise Bitcoin ?

Le Bitcoin repose sur un réseau d’ordinateurs, de serveurs sur lesquels tourne le programme et où est également sauvegardée la chaîne de blocs, c’est-à-dire l’historique des transactions réalisées avec des bitcoins.

Ce qui garantit l’extrême sûreté de la technologie du Bitcoin est le caractère public de la chaîne de blocs. Toutes les transactions sont publiques, en ce sens que tout particulier peut accéder à la chaîne de blocs.

Ainsi, une tentative de falsification par un ordinateur conduirait à des incohérences immédiates au regard de la chaîne de blocs telle qu’elle est enregistrée sur les autres serveurs. Ainsi, l’origine de l’anomalie serait aisément identifiée.

Les « jetons » de BTC sont sauvegardés à certaines adresses nommées des « clés ». Il s’agit d’une longue suite de chiffres et de lettres liés à l’algorithme de chiffrement. Une clé publique sert d’adresse d’envoi et de réception. Son fonctionnement est à cet égard similaire à une adresse IP permettant d’identifier chaque ordinateur sur un réseau.

La blockchain Bitcoin repose sur un consensus de Preuve de Travail (PoW). En somme, des personnes que l’on nomme « mineurs » offrent une capacité de calcul (le matériel et l’énergie électrique nécessaire à ce calcul) afin d’authentifier les transactions et de les sauvegarder.

Les mineurs considérés dans leur ensemble sont ainsi une sorte d’autorité tout à fait décentralisée assurant le bon fonctionnement du réseau ; pour autant, chaque mineur est tout à fait dépourvu de pouvoir sur le système dans son ensemble.

Le minage rémunère le mineur en bitcoins à un taux fixe pour tous les mineurs, mais décroissant. Le taux de rémunération est ainsi divisé par deux à chaque production de 210 000 blocs soit environ tous les 4 ans. C’est ce que l’on appelle le halving.

Régulièrement, le réseau Bitcoin reçoit des mises à jour dans le but d’améliorer le fonctionnement de la blockchain. Ces mises à jour s’appellent “fork”. Un hard fork est une mise à niveau du protocole qui n’est pas rétrocompatible.

Cela signifie que chaque nœud (ordinateur connecté au réseau à l’aide d’un client qui effectue la tâche de valider les transactions) doit effectuer une mise à niveau avant que la nouvelle blockchain avec le hard fork ne s’active et rejette tout bloc ou transaction de l’ancienne blockchain.

L’ancienne blockchain continuera d’exister et d’accepter des transactions, bien qu’elle puisse être incompatible avec d’autres clients Bitcoin plus récents. Un soft fork est une modification du protocole dans laquelle seuls les blocs/transactions précédemment validés sont rendus invalides.

Comme les anciens nœuds reconnaîtront les nouveaux blocs comme valides, un soft fork est rétrocompatible. Ce type de fork ne nécessite qu’une mise à niveau de la majorité des mineurs pour appliquer les nouvelles règles.

Taproot est un soft fork qui regroupe les BIP 340, 341 et 342. Il vise à améliorer l’évolutivité, l’efficacité et la confidentialité de la blockchain en introduisant plusieurs nouvelles fonctionnalités, notamment au niveau des signatures.

Même si les investisseurs de long terme ne remarqueront probablement pas un grand impact, Taproot pourrait devenir une étape clé pour équiper le réseau de fonctionnalités de contrats intelligents.

S’il est adopté par les utilisateurs, Taproot pourrait, à long terme, permettre au réseau de développer son propre écosystème DeFi. Il rivaliserait ainsi avec ceux des blockchains alternatives comme Ethereum.

Le Bitcoin comme réserve de valeur

La nature de cette nouvelle technologie et sa singularité vis-à-vis des autres classes d’actifs financiers en fait un nouvel actif qui mérite d’être considéré. Ne serait-ce qu’au titre d’actif exotique et autres « investissements-plaisirs » auxquels ne serait alloué qu’un faible pourcentage, inférieur par exemple à 5 %, de son capital financier.

Bien que le Bitcoin ne soit adossé à aucun sous-jacent disposant d’une valeur marchande spécifique, il faut souligner que cela est également vrai des monnaies fiduciaires que sont le dollar et l’euro.

Celles-ci présentent une perte de valeur au cours du temps. En cause, des pratiques relativement inflationnistes de leurs banques centrales respectives.

Le dollar a ainsi perdu plus de 98 % de sa valeur depuis l’instauration de la Réserve fédérale en 1913. C’est là un argument en faveur du bitcoin. Ce dernier est par principe déflationniste : la quantité maximale de jeton est déjà fixée à l’avance.

Ainsi, en vertu de la théorie quantitative de la monnaie, à vélocité égale et dans l’hypothèse d’une demande croissante, le prix du bitcoin ne peut qu’augmenter.

Cependant, cette hypothèse de départ, « à demande croissante », est elle-même sujette à d’amples discussions et en aucun cas une certitude.

Le Bitcoin apparaît ainsi comme une alternative aux monnaies fiduciaires nationales, et même internationales dans la mesure où le dollar représente une véritable devise de réserve mondiale.

De par son côté déflationniste, beaucoup le considèrent aussi comme une réserve de valeur au même titre que l’or.

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