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Crise sanitaire : comment protéger l’industrie française ? Le cas du groupe Renault-Nissan 2/2

17 avril 2020 / Clem1 / Dernière mise à jour : 17 juin 2020 Entrée de l'usine automobile française "Renault -frères" crée en 1899

La pandémie du coronavirus impacte de nombreux secteurs, et plus particulièrement celui de l’automobile, qui doit surmonter « la crise la plus grave de son histoire » d’après l’Association des constructeurs européens (ACEA). EnBourse poursuit l’analyse du ralentissement de l’activité et revient sur les modalités d’actions des autorités françaises pour protéger les fleurons de l’économie française, notamment le groupe Renault-Nissan. (suite de l’article du 16 avril 2020).

Les stratégies que Bercy envisage

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire a précisé que toutes les options étaient sur la table pour protéger les sociétés emblématiques françaises, dont le groupe Renault fait partie. Afin de « protéger » ces entreprises en difficulté de la faille, ou de « prédation » opportuniste étrangère, les termes « recapitaliser », voire même « nationaliser » sont mis sur la table.

La recapitalisation évoque la mise en place d’une stratégie de refinancement pour une entreprise qui aurait des difficultés à accéder au crédit, en raison d’une situation financière tendue. L’État prend alors des participations de l’entreprise dans le cadre d’une recapitalisation visant à accueillir de nouveaux investisseurs (par le biais d’une augmentation de capital par exemple).

La nationalisation signifie que l’État est rentré au captal de l’entreprise et détient plus 50% de participation. Il peut ainsi intervenir directement dans la gestion et la stratégie de cette dernière.

Une « renationalisation » du groupe Renault est –elle envisageable ?

Il faut se rappeler qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, les usines Renault ont fait partie des sociétés dont l’État avait fait l’acquisition dans le cadre de son plan de relance pour la reconstruction du pays. Les nationalisations concernaient principalement les entreprises de secteurs stratégiques, comme celui de l’énergie (création en 1946 d’EDF puis de GDF), des banques (Banque de France, Crédit Lyonnais) ou encore industriel (Air France).

En ce qui concerne Renault, l’application d’une mesure du programme du Conseil national de la Résistance (CNR) de transformer la société anonyme en « régie nationale » dans la période de l’après-guerre est éminemment politique. Il s’agissait de faire rentrer dans le giron de l’État français une entreprise dont la proximité avec l’occupant allemand a été jugée trop étroite, afin de sanctionner des actes de collaboration.

Á l’heure de la crise sanitaire du coronavirus, bien entendu, la situation n’est évidemment plus comparable

Un sauvetage sur le même modèle que General Motors ?

L’idée du gouvernement français serait plutôt de jouer un rôle d’actionnaire intérimaire en procédant à des nationalisations temporaires, afin de sauver des emplois et des activités, et d’influer sur des négociations stratégiques.

Á ce titre, l’exemple du sauvetage du géant automobile américain General Motors, ancien premier constructeur mondial (détrôné par Toyota en 2008), par l’État américain en 2009 est intéressant.
En raison d’une dette abyssale, et consécutivement à l’effondrement de sa valeur (le titre tombera sous le seuil des 1$ au plus fort de la crise), l’entreprise est contrainte de déposer le bilan en 2009.

Illustration de l'effondrement du cours de bourse du titre General Motors suite à la crise de 2008

Évolution du cours du titre du constructeur automobile américain General Motors jusqu’à sa faillite en 2009

L’administration Obama, par le biais d’une initiative de soutien des entreprises en difficulté (secteurs industriel et bancaire notamment), injecte 38 milliards de $ dans l’entreprise et prend une participation représentant 60% du capital. Une opération jugée très coûteuse à l’époque, mais qui évitera des centaines de milliers de perte d’emplois et la faillite de cette entreprise historique…

Le secrétaire au Trésor de l’époque, Timothy Geithner, déclare au moment de la nationalisation du fleuron américain : « Notre objectif est de limiter notre participation au minimum nécessaire et de sortir le plus vite possible, dès que les conditions d’une sortie «propre» seront réunies ».

Réorganisé suite à un plan de restructuration drastique piloté par l’État, et recapitalisé, General Motors fait son retour sur les marchés en 2010. L’État américain s’est désengagé progressivement de l’entreprise, pour sortir du capital en 2013.

Vers un soutien financier « massif » national en attendant une reprise de l’activité…

En pleine crise du Covid-19, les perspectives de reprise de la production automobile se mettent en place très progressivement sous la houlette de la Plateforme Automobile Française (PFA), présidée par l’ancien ministre Luc Chatel. Ce dernier plaide pour un plan de relance de la filière automobile, dont le groupe Renault pourrait bénéficier.

La valeur du groupe a fondu de 64% depuis le début de l’année 2020, et l’entreprise se trouve dans l’obligation de chercher des financements, alors que les conditions du marché lui interdisent d’emprunter à des taux compétitifs.

Les mesures de chômage partiel, prises en charge par l’État, ont été mises en place. Comme elles pourraient ne pas suffire, le groupe Renault, par la voix de son Conseil d’administration le 06 avril dernier a également confirmé une baisse de 25% des salaires des dirigeants, et le renoncement au paiement du dividende au titre de l’année 2019 pour préserver sa trésorerie.

Groupe Renault - Décision du Conseil d'Administration du 06 avril 2020 visant à économiser du cash en période de crise sanitaire

Communiqué officiel du Groupe Renault précisant les décisions de son Conseil d’Administration du 06 avril 2020 : notamment la baisse des salaires des dirigeants et la suppression du dividende

Le Président de Renault, Jean-Dominique Senard a bien confirmé qu’il écartait le scénario d’une renationalisation de l’entreprise, dont l’État détient aujourd’hui 15% : « Aujourd’hui nous ne sommes pas dans cette perspective», a-t-il déclaré.

De son côté, le ministère de l’économie et des finances propose de faciliter l’accès des prêts aux entreprises françaises auprès des établissements bancaires. D’un montant de 300 milliards d’euros, ces prêts garantis par l’État le seront à hauteur de 70% ou 80% pour les sociétés réalisant plus d’1,5 d’euros de chiffre d’affaires.

Il est même actuellement question que l’État puisse directement prêter aux entreprises, sans passer par la Banque Populaire d’Investissement – BPI, évoquant les 20 milliards d’euros du fonds d’affectation spéciale débloqués, géré par l’Agence de Participation de l’État – APE.

Le groupe Renault entend profiter du soutien massif de l’État, le Président du groupe confirme auprès de RTL : « Nous travaillons sur des idées de prêts bancaires qui seraient garantis par l’État et qui un jour ou l’autre seraient destinés à être remboursés ce qui fait que nous ne pèserons pas sur les finances de l’État (…) Je suis absolument certain que ça devrait permettre de passer la mauvaise période que nous vivons aujourd’hui ».

Il précise également que l’alliance avec Nissan et Mitsubishi est « le principal support (du) rebond » de Renault, signe que la coopération devrait perdurer avec l’État nippon pour surmonter la crise actuelle.

Retrouvez la première partie de cet article ici

Et pour en savoir plus :
Survivre à la crise : le secteur automobile peut-il se relancer et nous surprendre ?
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir (Partie 2)
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Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

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