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Survivre à la crise : le secteur automobile peut-il se relancer et nous surprendre ?

19 mai 2020 / Clem1 Logo des constructeurs automobiles FCA et PSA

Ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles pour le secteur automobile, qui voit ses ventes s’effondrer au fil des mois. La période du confinement a été dramatique, touchant les filières d’approvisionnement, les chaînes de production, les usines de montage et les concessions. Parallèlement, la demande s’est considérablement effritée. EnBourse revient sur le projet de fusion du groupe français Peugeot-Citroën (PSA) avec l’italien FCA (Fiat Chrysler Automobiles), qui pourrait donner naissance à un 4ème constructeur mondial d’envergure et s’interroge sur la confiance des investisseurs dans l’industrie automobile dans un avenir proche.

Petit rappel historique : le non du groupe Renault-Nissan, le oui de PSA

Souvenez-vous, nous étions en pleine affaire Ghosn. Un projet de rapprochement entre l’italo-américain FCA et le groupe franco-nippon Renault avait été annoncé fin mai 2019. Il fut retiré quelques jours plus tard, faute d’entente.

FCA, héritier de l’empire Fiat, détenu par la famille Agnelli, revient de loin. Le groupe a échappé à une dilution au profit de General Motors au milieu des années 2000. Au lendemain de la crise de 2008-2009, les dirigeants de Fiat ont su profiter des difficultés du Groupe Chrysler, pour l’acquérir en 2014. Une excellente opération financière, les ventes en Amérique du Nord représentent les deux tiers des ventes du groupe FCA.

Le groupe FCA doit faire face aux nouveaux défis des motorisations d’avenir (électrique, hybride, hydrogène) et de la voiture autonome qui nécessitent d’importants investissements en recherche et développement (R&D). FCA recherche donc activement un partenaire pour combler ses lacunes en matière d’investissements.

Finalement, les fiançailles de Fiat ont été célébrées, en octobre 2019, avec le groupe français Peugeot-Citroën (PSA). Dont le Président n’est autre que Carlos Tavares, ancien n°2 de Renault.

PSA revient de loin, également… En 2015, sa capitalisation n’excédait pas 4,5€ par action. A l’issue des négociations avec FCA, l’action atteignait en octobre 2019 plus de 27€.

Cotation action Peugeot en UT daily

Cotation de l’action Peugeot – UG, en UT daily. On observe en quelques mois un cours de 27€ en octobre 2019, et un plus bas de 8,87 € en mars 2020

Cherchant à étendre sa carte géographique, PSA devrait pouvoir s’appuyer sur FCA pour son opération de réimplantation en Amérique du Nord (General Motors fut un allié « éphémère » en 2012). Par ailleurs, le groupe dispose d’une contrepartie technologique et d’une avance en matière de recherche et développement non négligeable.

Relever les défis du « développement durable »

Les constructeurs automobiles ont besoin d’étoffer leur réseau et leur partenariat afin d’amortir les frais sur une large échelle.
Les opérations de recherches et de développement, la production de batteries moins dépendantes des matériaux précieux (cobalt), la nouvelle génération de véhicules connectés (développement de partenariats, sécurisation et stockage des données, commercialisation, etc…) sont des enjeux à part entière.

De plus, le défi de la transformation des systèmes de propulsion des moteurs thermiques (essence, diesel,…) vers les technologies hybride rechargeable, électrique… justifie la mutation de l’industrie automobile pour séduire une clientèle toujours plus exigeante.

Vers la naissance d’un 4ème géant automobile ?

Le projet de fusion, qui doit créer le quatrième groupe automobile mondial en termes de ventes, se fera à parité, soit 50-50.

Le rapprochement entre FCA (Fiat, Chrysler, Jeep, Maserati, Alfa Romeo, Dodge et Ram) et PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall) va donner naissance à un constructeur représentant plus de 10% des volumes commercialisés dans le monde (industrie automobile et véhicules utilitaires légers).

Face à ce nouveau géant, les concurrents principaux sont le groupe Toyota, le regroupement Renault-Nissan-Mitsubishi et Volkswagen.

Crise sanitaire, confinement et choc de la demande

Alors que la nouvelle entité devrait peser 400.000 salariés, afficher un chiffre d’affaires consolidé de près de 170 milliards d’euros et des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules ; la filière automobile traverse une mauvaise passe.

Sur les quatre premiers mois de l’année, le marché automobile européen accuse un repli de 39,1%.
Plus spécifiquement, les ventes de voitures neuves en Europe ont chuté de 78,3% en avril. Un recul sans précédent, en raison des mesures de confinement en vigueur dans de nombreux pays.

L’ampleur de la chute des ventes n’a épargné aucun des grands constructeurs mondiaux avec une baisse de 72,7% sur un an pour les marques du groupe Volkswagen, de 79% pour le groupe Renault, de 81,2% pour PSA, et de 87,7% pour Fiat Chrysler Automobiles.

Au 19 mai, PSA et FCA affichent respectivement une baisse de plus de 45% de leur cotation depuis le 1er janvier, à comparer à un recul de 36% pour l’indice Stoxx du secteur.

Cotation action FCA en UT daily

Cotation de l’action FCA, en UT daily. Le cours affiche une baisse de près de 45% depuis le 1er janvier 2020, passant de 13,20€ à 5,50€ en quelques semaines

Une fusion maintenue, mais des mesures fortes pour dégager de la trésorerie

La Commission européenne doit valider d’ici le 17 juin le projet de fusion entre PSA et FCA, sachant qu’un éventuel feu vert pourrait être soumis à conditions.

Les deux groupes ont annoncé qu’ils renonçaient au versement d’un dividende ordinaire de 1,1 milliard d’euros chacun, qui était prévu dans le cadre du projet de fusion. En raison de « l’impact négatif important » de la pandémie sur la situation financière des entreprises.

Alors que PSA n’a pas souhaité faire appel aux aides massives de l’État français (à la différence du groupe Renault) ; FCA négocie un prêt bancaire de 6,3 milliards d’euros, auprès de l’État italien, pour l’aider à traverser la crise et soutenir la filière automobile en Italie (200 000 emplois, 16 usines et 26 sites dédiés, comptant pour 6,2% du PIB national).

Du point de vue de l’investisseur

Au-delà des synergies évidentes entre les deux groupes, et des économies qui pourront être réalisées à plus ou moins long-terme, certains analystes redoutent « d’inévitables restructurations en Europe ».

Si cette fusion pourrait bien garantir la survie des activités des deux entreprises, la garantie de ne fermer aucune usine, et le contexte social particulièrement explosif en cette période de crise sanitaire et économique sont particulièrement piégeux.

L’industrie automobile est en souffrance, tente de se réorganiser en cette période de post confinement, mais il lui reste un fort potentiel.

Alors que les sites de production redeviennent opérationnels, que les concessions accueillent à nouveau du public, que de grands plans de soutien du secteur automobile et de relance de la consommation sont annoncés (notamment par le gouvernement français), il est évident que le transport individuel, en période d’épidémie, devrait avoir la faveur du public (vs les transports publics, covoiturage, etc…).

Malgré les incertitudes liées à l’éradication de la pandémie du Covid 19, la reprise du secteur automobile, comparé au secteur aérien par exemple, pourrait être plus forte et plus rapide que prévue.
Il ne sera pas inintéressant de se pencher régulièrement vers les informations des grands groupes, sur les résultats du 1er semestre 2020, ainsi que sur les graphiques de cours, afin de repérer une ou deux belles opportunités…

Pour en savoir plus :
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir (Partie 2)
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir (Partie 3)

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

4 COMMENTAIRES

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Fabrice5
25 mai 2020 10:15

Merci, article très intéressant et qui m’a donné une bonne vision d’ensemble

denis b
22 mai 2020 09:16

merci encore pour cet article Clémence !

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