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Guerre commerciale

La guerre commerciale désigne une situation d’impositions mutuelles de taxes douanières entre plusieurs puissances économiques.

Il est courant que l’instauration de taxes douanières, et à plus forte raison d’une prohibition pure et simple de certains produits, fasse l’objet d’une riposte similaire, de sorte que les puissances en conflit en viennent à pratiquer une surenchère de mesures protectionnistes, restreignant davantage le commerce international.

Les effets économiques immédiats d’une guerre commerciale, qui n’est qu’une forme aiguë de protectionnisme, consisteront pour les deux parties en une restriction des débouchés de leurs exportations d’une part et en une limitation des importations de produits étrangers d’autre part.

En d’autres mots, une diminution du chiffre d’affaires pour le producteur et une moindre satisfaction des préférences des consommateurs.

Sommaire :

La guerre par d’autres moyens : nature et justifications de la guerre économique

Une guerre commerciale peut survenir pour des raisons strictement économiques, telle que la perception d’un avantage illégitime d’un pays concurrent, mais aussi pour des raisons de stratégie politique ou encore des principes moraux ou religieux. Toutes ces raisons n’étant pas mutuellement exclusives, elles peuvent se cumuler.

La raison économique est le plus souvent invoquée pour justifier la mise en place de mesures protectionnistes qui entraîneront des ripostes étrangères et ainsi une guerre économique.

En sus de taxes douanières, la guerre économique peut s’exprimer par l’instauration de quotas, de réglementations plus restrictives ou encore de subventions. La forme la plus extrême de guerre économique consiste en un embargo : la prohibition intégrale de tout commerce avec une puissance étrangère.

La plupart, sinon la quasi-totalité des raisons invoquées sont les suivantes : la protection d’entreprises nationales, l’augmentation pour la demande de biens nationaux, l’amélioration d’un déficit commercial et la punition d’autres économies employant des méthodes jugées immorales.

À l’exception de cette dernière raison, qui n’est pas un problème exclusivement économique, toutes les autres justifications sont basées sur des raisonnements économiques fallacieux.

Le déficit commercial est ainsi perçu comme un mal, et certains protectionnistes entendent lutter contre ce mal dont pâtirait la nation. Cependant, il s’agit d’un préjugé négatif principalement pour les raisons psychologiques du terme employé : ‘déficit’, lequel donne à penser qu’il y aurait un ‘manque’ de quelque nature que ce soit dans les comptes de la nation.

Cependant ce déficit signifie simplement que plus de produits étrangers sont importés que de produits issus de l’économie nationale ne sont exportés. Pour comprendre l’absurdité de ce raisonnement, il suffit d’observer la ‘balance commerciale’ d’un individu ou d’un foyer : bien plus de biens sont importés au sein du foyer que de biens sont ‘exportés’ en dehors de ce foyer.

Pour autant ce ‘déficit’ n’est nullement le signe d’un désavantage économique, mais au contraire la conséquence d’un pouvoir d’achat certain. Il n’existe aucun fondement à l’idée que la balance commerciale vis-à-vis d’un pays étranger devrait être à l’équilibre. Tout ce qui importe à cet égard et de laisser les consommateurs libres de choisir les biens étrangers qu’ils achètent pour satisfaire leurs préférences.

La protection d’entreprises nationales, autre raison invoquée, se traduira par une hausse du prix de ses produits pour le consommateur ou le contribuable, soit directement par le prix, soit indirectement par les impôts nécessaires aux subventions. Ainsi, le producteur national se trouve protégé aux dépens du consommateur national.

Quant à l’augmentation de la demande pour les biens nationaux, si elle n’est pas la conséquence d’une demande spontanée des consommateurs, il est nécessaire qu’elle soit produite par l’intervention étatique, de sorte que les consommateurs se trouvent là encore lésés eu égard à leur niveau de vie : si un même bien ou un bien de qualité supérieure peut être acheté à l’étranger, prohiber ou restreindre substantiellement cet achat conduit à une restriction des choix qui s’offrent aux consommateurs et ainsi à une diminution du niveau de vie de ces derniers.

Les véritables effets de la guerre commerciale

Les mesures protectionnistes étant délétères même pour la puissance économique qui les instaure, dans la mesure où ses propres débouchés et la satisfaction de ses consommateurs s’en trouveront limités, elles sont le plus souvent employées à des fins de chantages purs et simples, sinon de renégociation « agressive » d’un traité commercial.

Le principe supposé étant que les coûts d’une guerre économique seraient bien plus importants pour une partie que pour l’autre, d’où le levier de persuasion de telles mesures, aussi néfastes soient-elles à l’économie de l’État qui l’instaure en premier.

Les défenseurs de telles mesures s’appuient souvent pas sur des théories économiques fallacieuses largement réfutées par la communauté des économistes, telles que les prétendus maux qui procéderaient d’un large déficit commercial vis-à-vis d’un autre pays, ou encore le prétendu stimulus à la production nationale que favoriserait la restriction des produits étrangers.

Le problème évident de pareilles pratiques, quand bien même elles ne seraient que de simples menaces économiques dans une période de négociation, est que la puissance économique ciblée peut être en mesure de répondre par des menaces similaires, de sorte que les menaces réciproques en viennent à s’amplifier dans des proportions désastreuses pour toutes les parties en jeu.

Les guerres économiques sont ainsi une conséquence du protectionnisme ; elles sont, en toute rigueur, un protectionnisme mutuel, une raréfaction mutuelle de ses débouchés étrangers et une diminution du niveau de vie de ses propres consommateurs par une augmentation des prix des produits consommés, sinon leur pénurie, donc une réduction des choix de consommation.

À cela s’ajoutent les désincitations à produire et à échanger à l’échelle internationale, mais aussi l’éveil de sentiment d’inimitié entre peuples de nations différentes et les froissements diplomatiques qu’elle entraîne.

Exemples de guerres commerciales dans l’histoire et l’actualité

La guerre économique n’est pas un phénomène politico-économique récent. Dès l’Antiquité, certaines puissances militaires, telles que la ligue de Délos vis-à-vis de Mégare, ont pratiqué des embargos contre des Cités-Etats adverses ou suspectées d’aider l’ennemi.

Plus récemment, Napoléon instaura un embargo contre le Royaume-Uni, nommé le Blocus continental, afin d’empêcher le Royaume de pratiquer tout commerce avec le restant du continent européen.

Des guerres économiques ont également eu lieu en raison pratique politique visant à restaurer la prospérité d’une nation en se « protégeant » des produits étrangers.

Ces pratiques délétères sont guidées par des théories économiques fallacieuses toutes plus ou moins fondées sur sur l’idée erronée que la prospérité serait un jeu à somme nul, qu’une nation ne pourrait progresser économiquement qu’au détriment d’une autre.

Dans les années 1930, les États-Unis instaurèrent le Smoot-Hawley Tariff Act, une politique économique protectionniste visant à dresser des barrières douanières en vue de protéger les fermiers américains des produits européens. Cette politique avait été promue comme un moyen de sortie de la crise économique qui suivit le Krach de 1929.

Comme il fallait s’y attendre, de nombreuses nations dont les productions étaient visées par ces mesures protectionnistes dressèrent à leur tour de lourdes taxes sur les produits américains. Cette politique économique funeste prolongea la crise économique avant d’être abrogée.

Enfin, la présidence de Trump est marquée par plusieurs guerres commerciales, en particulier celle vis-à-vis de la Chine. Son programme de campagne à propos du commerce extérieur était en effet essentiellement protectionniste.

Cependant le protectionnisme ne protège nullement une nation ; il ne fait – au mieux – que protéger certains producteurs nationaux aux dépens des consommateurs, eux aussi nationaux, de sorte que l’économie nationale dans son ensemble n’y trouve nullement son compte.

Dès janvier 2018, Trump instaura en effet des taxes supplémentaires sur l’acier, l’aluminium, les panneaux solaires et d’autres produits venant de l’Union européenne, du Canada, mais aussi de Chine et du Mexique.

Le Canada et l’UE « ripostèrent » en renchérissant, par des taxes, divers produits américains. La Chine, dont plus de 200 milliards de dollars de marchandises exportées vers les États-Unis furent affectés, riposta également. Bien entendu, ce sont les consommateurs chinois et américains qui, en dernière analyse, se trouvent lésés par ces pratiques et voient ainsi leur niveau de vie s’abaisser en raison du surenchérissement des produits étrangers qu’ils aiment à consommer.

En somme, les effets réels de la guerre économique, comme pour beaucoup de politiques économiques dites « interventionnistes » sont l’exact contraire des effets escomptés.

Pour finir, après une dévaluation du yuan mise en œuvre par le Parti communiste Chinois afin de baisser le prix des produits chinois et ainsi de les rendre plus attractifs à l’exportation, la Chine et les États-Unis, prenant toutes la mesure de leurs politiques économiques mutuellement destructrices, ont conclu un accord commercial en janvier 2020, revenant ainsi dans une large mesure sur les mesures protectionnistes prises auparavant.

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Mallory
Rédacteur EnBourse
boursopedia Économie Finance Guerre commerciale

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