Trading : quels frais ? (Partie 1)

Trading : quels frais ? (Partie 1)

Quels que soient les produits que vous traitez, vous devrez faire face à un certain nombre de frais.
Le montant des frais peut varier d’un courtier à un autre et dépendre de plusieurs choses, mais leur nature, elle, reste toujours la même.
Quels sont donc ces frais auxquels vous serez confrontés ?

Les frais forex :

L’un des principaux avantages du forex, c’est que les frais sont réduits au strict minimum. Il faut seulement payer la commission au broker, qui est représentée par la différence de cotation entre le prix d’achat et le prix de vente d’une paire de devises.
Cette différence intervient sur la quatrième décimale de la cotation (sauf pour le yen), et se traduit en pips.
Selon le broker choisi, et la paire de devises traitée, le nombre de pips séparant les deux cotations (c’est ce que l’on appelle le spread) peut varier. Il se peut également que le spread soit fixe, ou variable.

Dans le premier cas, la commission payée sera toujours égale au même nombre de pips. Dans le deuxième cas, vous risquez de payer une commission plus élevée à certains moments de la journée. Cela peut être le cas, par exemple juste avant, pendant et juste après une annonce.
Pour réduire ces frais, il convient donc d’éviter de trader pendant ces moments-là.

Le coût définitif de la commission dépendra également du nombre d’unités traitées et de l’effet de levier.
Cette commission ne s’applique qu’à l’ouverture de votre position : c’est pour cela que vous commencerez toujours en négatif sur le forex.

Les frais sur les CFD :

Pour les CFD sur indice, devises, et matières premières, les premiers frais que vous devrez payer correspondent, comme pour le forex, au spread. Le coût de cette commission dépendra donc également de la quantité d’unités achetées et de l’effet de levier utilisé.

Pour les CFD sur actions, il n’y a pas de spread, mais vous devrez payer des frais de transaction lors de l’achat ou de la vente du CFD qui correspond à un pourcentage de la valeur de votre position. Notez qu’il y a généralement un montant minimum et fixe, à payer.
À noter que ce pourcentage minimum peut varier en fonction du pays dans lequel vous tradez.

Si vous tradez en intraday, vous n’aurez pas à payer de frais supplémentaires.
En revanche, si vous gardez votre position ouverte plus de 24 h, le rollover entre en jeu chaque jour :

Pour les CFD indices, matières premières et actions : lorsque vous achetez, votre broker vous accorde en quelque sorte un prêt. Vous devrez donc payer les intérêts qui en découlent, plus la commission du courtier.
Si vous vendez, c’est vous qui « prêtez » à votre courtier, c’est donc à lui de vous verser les intérêts, mais il retirera tout de même le montant de sa commission.

– Pour les CFD futures, c’est le même principe, sauf que le rollover ne sera pas payé ou encaissé chaque jour, mais à la fin du contrat futures.

– Pour le CFD devises, le montant du rollover dépendra de la différence des taux de prêt entre les banques centrales reliées à chacune des devises qui composent la paire.Si la différence est positive, vous encaissez le rollover. Si elle est négative, vous payez le rollover.

Conclusion partie 1 :

Les frais à payer dépendent donc du type de produits que vous tradez, mais aussi du broker que vous choisissez.
C’est pourquoi il faut toujours comparer les différentes offres avant d’arrêter son choix.

De plus, leur montant dépendra aussi du nombre d’unités achetées, et surtout, du levier utilisé. Comme la valeur d’un pip dépend de ces deux éléments, il est logique que le montant de la commission s’ajuste en conséquence.

Et vous ? Connaissez-vous les frais que vous payez ?
Donnez votre avis dans les commentaires en dessous de l’article !

Bons trades et à bientôt,

Sylvain March