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Renouvelable : la survie des pétrolières en jeu

6 mai 2020 / Clem1 Rejet d'une cheminée d'usine

La période des résultats trimestriels s’est déroulée ces dernières semaines. Et ils ne sont pas bons pour un grand nombre d’entreprises, notamment celles impactées par la pandémie du coronavirus. EnBourse revient sur les enjeux de la diversification des activités pour les entreprises du secteur pétrolier, dont la rentabilité est aujourd’hui lourdement affectée par des cours du pétrole volatils et bas.

Un secteur balayé par la pandémie du Covid 19

Les compagnies pétrolières sont à la peine.
La paralysie de l’économie consécutive aux mesures de confinement des populations, couplées à l’effondrement de la demande et la chute des cours du pétrole, ont fait plonger leurs résultats.

Le néerlandais Royal Dutch Shell, la compagnie britannique BP, le groupe italien Eni, l’entreprise espagnole Repsol… Ces pétrolières voient rouge !
Les bénéfices fondent, les pertes s’accumulent, la production recule…

Le géant US ExxonMobil, ne fait pas exception. Il enregistre un déficit de 610 millions de dollars, son premier passage en négatif depuis des décennies.

Le français Total, deuxième capitalisation européenne, a confirmé le maintien de son dividende trimestriel. Mais il n’échappe pas à la chute de son bénéfice, à la poursuite d’un plan d’économie, à la réduction de sa production et à la baisse de ses investissements… sauf, dans la filière des énergies renouvelables

S’engager sur la voie de la neutralité carbone

La neutralité carbone implique une réduction à zéro en net des émissions absolues de gaz à effet de serre au niveau planétaire.
Un challenge particulièrement grand pour les entreprises du secteur pétrolier, en raison de leur activité particulièrement polluante et génératrice de gaz carbonique.

Infographie des 20 structures les plus polluantes entre 1965 et 2017

Le Climate Accountability Institute a récemment démontré que ces 20 entreprises représentaient à elles seules 35% de l’ensemble des émissions mondiales de dioxyde de carbone depuis 1965. Chevron, Exxon Mobil, BP, Royal Dutch Shell réunies ont contribué pour plus de 10% de ce total. Pour chacune de ces sociétés, on tourne autour de 30 et 40 milliards de tonnes de CO2 – (Source infographie : The Gardian)

Plusieurs compagnies pétrolières, essentiellement européennes (BP, Repsol, Shell…), ont récemment fait part de leurs objectifs en matière de neutralité carbone à l’horizon 2050.

Et Total a annoncé relever le défi en souhaitant ajuster ses activités avec l’Accord de Paris sur le Climat. Son PDG confirme la « nouvelle ambition climatique » de l’entreprise qui entend notamment « accélérer sa croissance dans l’électricité bas carbone » en investissant dans des projets en Inde, au Qatar et en Espagne.

Ce qui doit se traduire par le renoncement à développer de nouveaux projets d’hydrocarbures et s’engager dans un processus ambitieux de sortie des énergies fossiles !

Un challenge pour les grands groupes pétroliers

Alors que leurs investissements demeurent 100 fois plus importants dans les énergies fossiles, la diversification des activités est une opportunité de taille, en raison des évolutions qui impactent la filière :

– difficultés liées à la prospection de nouveaux gisements,
– adaptation à l’électrification annoncée du secteur des transports
– réorientation des activités vers le gaz, énergie fossile moins carbonée…

Les produits vendus par ces groupes se « décarbonisent » donc naturellement depuis de nombreuses années.
Mais la transition de leurs activités vers les énergies renouvelables représente moins de 5% des investissements annuels de ces entreprises :

– 4,3% pour Total
– 1,3% pour Shell
– 0,22% pour Exxon Mobil.

Autant dire que la marge de progression est importante !

Est-ce possible d’investir « durablement » dans le secteur du pétrole ?

Il est intéressant de constater le virage opéré par les compagnies pétrolières, particulièrement connues pour leurs activités polluantes, mais aussi pour leur lobbying « agressif » : financements de publications scientifiques défendant leurs projets, promotion de think-tanks climato-sceptiques, etc…

Mais le vent semble tourner. Et du point de vue de l’investisseur, qui recherche des placements « propres », de plus en plus d’établissements répondent par des propositions de fonds durables, d’investissements verts ou encore de placements qui prétendent respecter l’environnement.

370 investisseurs institutionnels, parmi lesquels les plus grands gérants d’actifs mondiaux, ont ainsi pris des engagements en faveur de « la nouvelle ambition climat de neutralité carbone » dans le cadre de la coalition Climate Action 100+.

Infographie de la Coalition Climate Change 100+

Infographie de la coalition Climate Action 100+, à l’initiative d’investissements durables auprès de grands gérants d’actifs mondiaux

Et les compagnies pétrolières ne peuvent se permettre de ne pas en faire partie…
Tout est question d’image en matière de politiques RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises)
Ainsi, certaines compagnies, comme Shell, ont acté en 2019, à l’occasion de leur Assemblée Générale 2019, que les rémunérations de leurs dirigeants seraient désormais corrélées à la réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise.

Un engagement fort pour la transition vers des activités plus « vertueuses », en faveur des engagements internationaux !
Mais à suivre de très prêt pour s’assurer que les « actes » soient conformes aux ambitions affichées…

Pour en savoir plus :
Défis posés par la crise du pétrole : La réponse de BP passée au crible
Pourquoi Donald Trump doit sauver l’industrie du pétrole US
Chute du pétrole en négatif : le WTI perd 310% en 24h !

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

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