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Chute du pétrole en négatif : le WTI perd 310% en 24h !

21 avril 2020 / Clem1 Raffinerie de pétrole en proie aux flammes

Depuis fin janvier 2020, rien ne va plus sur la planète pétrole ! Du conflit économique russo-saoudien, en passant par l’impact de la propagation du virus Covid-19 au niveau mondial, un pétrole américain à 60$ le baril, c’est bel et bien du passé ! EnBourse analyse la lente chute aux enfers de cette matière première fossile, impactée de plein fouet par la pénurie de la demande et les stratégies géopolitiques des grands producteurs.

La pandémie du Coronavirus entraîne une forte baisse de la demande d’or noir

Avant la pandémie, la consommation de pétrole tournait autour des 100 millions de barils par jour (mbj).
Les mesures de confinement de la population, couplées à la quasi-mise à l’arrêt des activités énergivores en pétrole, comme le transport mondial (secteurs aérien et automobile) ont entraîné une baisse estimée de la demande de pétrole de 30%, soit environ 30 mbj.

Une Alliance en berne pour réduire la production

Début mars 2020, le non-renouvellement de l’Alliance entre la Russie et l’Arabie Saoudite (OPEP) a provoqué une guerre de parts de marché entre les deux producteurs, qui ont débridé leur production respective pour séduire les investisseurs. Ainsi, l’Arabie saoudite, soutenue par ses alliés du Golfe a ouvert les vannes : sa production passant de 7,9 mbj à plus de 12,3 mbj.

L’un des objectifs inavoués est également d’affaiblir les pays producteurs rivaux, qui peuvent difficilement supporter des coûts élevés de production en raison d’un pétrole peu cher, notamment les producteurs de pétrole de schiste américains.

Afin de stabiliser le marché, un nouvel accord entre l’OPEP et la Russie a été approuvé le dimanche 09 avril. Il vise à baisser dès le 1er mai prochain, de près de 10 mbj la production. Mais les investisseurs sont restés septiques, les prix de l’or noir ayant continué leur chute à l’issue…

Graphique représentant les projections 2020 de demande, d'offre et de stocks de pétrole brut

Graphique synthétisant les projections pour 2020 de la demande, de l’offre, et du stock de pétrole brut – Source IEA

Une production américaine toujours plus abondante !

Dès 2018, et grâce à l’extraction de près de 12 mbj de pétrole de schiste, les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial. La production américaine vient concurrencer la production de l’OPEP et de ses partenaires, qui pour pallier l’abondance de l’offre sur les marchés, ont décidé de s’imposer des quotas pour maintenir et stabiliser les cours du baril à des niveaux viables pour leurs économies respectives.

Mais parallèlement, plus l’OPEP décide de réduire sa production pour soutenir les prix, plus la production américaine alimente le marché.

Des capacités de stockage limitées

Le Président Donald Trump a observé très justement que « le problème c’est qu’en ce moment dans le monde, personne ne conduit de voiture ». Et mécaniquement, avec un or noir peu cher, et une demande en berne, les infrastructures de stockage se remplissent… D’après les rapports hebdomadaires de l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA), les stocks de Brut continuent d’augmenter semaine après semaine pour atteindre des records.

Ainsi, la plongée du cours du baril de WTI, lundi, s’explique par la saturation des infrastructures de stockage, et notamment du dépôt pétrolier de Cushing. Depuis 1983, cette ville de l’Oklahoma est le lieu de livraison des contrats à terme de WTI négociés à New York.

Décryptage du mécanisme responsable de la chute abyssale du WTI

Ce lundi 20 avril est déjà considéré par les investisseurs comme la séance du « Krach » du Pétrole WTI.

Le principe d’offre et d’achat de pétrole se concrétise sur le marché à terme, chaque contrat ayant une échéance mensuelle. Pour le pétrole WTI, le mécanisme veut que l’acheteur sur le marché à terme (NYMEX WTI), à l’issue de la fenêtre de négociation mensuelle, vende son contrat ou prenne livraison physiquement du pétrole auquel il s’est porté acquéreur.

En réalité, les positions à terme se portent sur le contrat du mois suivant, et le retrait physique de la production est très rare, restant stockée physiquement dans les infrastructures dédiées.

A la veille de l’échéance du contrat à terme du mois de mai, ce sont 150 000 contrats à terme qui ont été négociés par les commerçants ou les spéculateurs. Ces derniers se sont retrouvés dans l’impossibilité de trouver un acheteur en mesure de prendre physiquement possession du pétrole brut, et n’ont pas de stockage réservé pour se faire livrer le brut à Cushing.

« Le contrat sur le WTI pour mai expire mardi, ce qui force tous les détenteurs de ce contrat à accepter les livraisons physiques », a expliqué dans une note ANZ Bank. « Avec les capacités de stockage qui se remplissent rapidement […] on craint qu’il n’y ait aucun endroit pour l’entreposer ».

Ainsi, le cours du baril de 159 litres de WTI, qui valait encore 17,73 dollars en début de journée le 20 avril, a terminé la séance de -310%, à -37,63 dollars. Une vraie capitulation en somme… Un cours historique et « inconcevable » depuis la création du WTI il y a 160 ans !

Krach du prix du Pétrole WTI - Cotation en UT5

Illustration en UT5 de la chute de -310% du cours du Pétrole WTI sur le marché à terme (échance du mois de mai)

Retour en territoire positif pour l’or noir

Le cours du baril de pétrole américain, qui a enfoncé les prix négatifs hier a finalement rebondit sur les marchés asiatiques ce mardi 21 avril, retrouvant un prix au-dessus de zéro.

Tous les yeux sont désormais rivés sur les contrats du mois de juin, sachant que les capacités de stockage déjà à saturation ne sont pas extensibles à l’infini, que la diminution de la production des pays de l’OPEP ne démarrera qu’au 1er mai, et que l’économie reste toujours à l’arrêt malgré des tentatives de reprises sporadiques…

Pour davantage de précisions sur le pétrole :
Pourquoi Donald Trump doit sauver l’industrie du pétrole US
Contre-choc pétrolier de 2020 : enrayer la chute des cours est-il possible ? 1/2
Contre-choc pétrolier de 2020 : enrayer la chute des cours est-il possible ? 2/2
Il faut sauver le prix du baril !
Renouvelable : la survie des pétrolières en jeu

et les contrats à terme :
Futures (contrats à terme)

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

10 COMMENTAIRES

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FredTLSE
21 avril 2020 20:42

Excellent article Clémence ! Bien documenté tout en étant concis. J’ai hâte de découvrir les suivants 🙂

James31
22 avril 2020 07:35

Bonjour Clémence, pour compléter ton article, un broker Singapourien vient d’être déclaré en faillite après la découverte d’une perte de 800 M$ sur des contrats à terme pétrole donnés en gage à des banques pour financer son activité. Il n’y a pas que les petits qui se sont fait rincer.

stan53
21 avril 2020 22:02

Merci Clémence ! Super article de notre spécialiste pétrole maison 🙂

Frederic65
21 avril 2020 16:10

Merci Clemence!
Il faut que je pense a regarder cette nouvelle rubrique.

Tehama
21 avril 2020 12:22

Merci pour le decryptage de l’actu. très interessant.

QUI SUIS-JE ?

Je m'appelle Sylvain March, et je suis trader indépendant depuis 2008.

J'investis en bourse avec mon propre capital et cette activité, simple et mobile, me permet de vivre et travailler n'importe ou dans le monde.

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