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PEG – Price / Earnings-to-Growth Ratio

Le PEG – pour Price / Earnings to Growth ratio – est un indicateur fondamental permettant d’apprécier le prix d’une action au regard de la croissance des bénéfices de l’entreprise durant une période donnée, typiquement une année ou un trimestre.

Ce ratio est de plus en plus préféré au P/E (aussi nommé PER), plus classique, mais aussi plus limité, puisqu’il intègre une donnée supplémentaire et cruciale que constitue le taux de croissance des bénéfices.

Sommaire :

Les bénéfices nets par action – EPS en anglais – sont une donnée essentielle pour calculer le PEG d’une société.
Ici disponible avec le restant du bilan comptable sur atom.finance.

Principe et formule de calcul du PEG

Le ratio PEG est un indicateur appartenant à l’approche dite fondamentaliste de l’investissement. Il s’agit d’un indicateur qui découle du bilan comptable de l’entreprise étudiée.

Le PEG ratio permet de déterminer la cherté relative d’une action vis-à-vis du potentiel de croissance d’une entreprise, le montant de bénéfices générés par action.

Son avantage relativement au P/E, mesure fondamentale plus classique, est qu’il prend en compte le taux de croissance des bénéfices de l’entreprise. Cela est utile puisqu’en règle générale le P/E d’une entreprise est d’autant plus haut que son taux de croissance est élevé.

Cela est problématique pour comparer deux entreprises aux taux de croissance différents : les actions de l’une paraîtront être de meilleur marché alors que l’entreprise conduit des affaires offrant moins de potentiel. D’où l’intérêt d’intégrer le taux de croissance des bénéfices au P/E simple.

D’abord développé par Mario Farina en 1969, ce ratio fut par la suite popularisé par Peter Lynch dans son livre One Up on Wall Street. Selon lui, « Le P/E d’une entreprise correctement évaluée par le marché est égal à son taux de croissance ». En d’autres mots, lorsque le prix de l’action reflète effectivement la valeur fondamentale des affaires de l’entreprise, son PEG sera égal à 1.

Le PEG se calcule en divisant le P/E par le taux de croissance des bénéfices par actions ; il s’agit le plus souvent du taux annuel. Le P/E se calcule pour sa part en divisant le prix de l’action par le bénéfice par action.

Par exemple, si durant l’année le taux de croissance des bénéfices fut de 25 % et le P/E de l’entreprise est de 25, le PEG sera de 25/25 soit 1.

En revanche, si le P/E est le double du taux de croissance des bénéfices par action, soit 50, à taux de croissance des bénéfices égal, le PEG sera de 50/25, soit 2, ce qui représente un cas moins favorable que dans la première hypothèse.

Par conséquent, toute chose égale par ailleurs, un faible PEG est préférable à un PEG élevé. En effet, un PEG faible est le signe d’une société sous-évaluée par le marché eu égard à ses potentiels bénéfices à venir.

Le plus souvent, on privilégiera le PEG inférieur à 1, considéré comme indicateur de sous-évaluation et l’on s’écartera des entreprises présentant un PEG supérieur à 1, indication que l’entreprise est surévaluée.

Limites et inconvénients du PEG

Bien entendu, le PEG ne suffit pas en lui-même pour juger de la bonne ou de la mauvaise santé financière d’une entreprise. Il ne s’agit que d’un indicateur particulier qu’il faudra intégrer à une stratégie plus générale d’investissement. Mais cela ne constitue pas un inconvénient propre au PEG et peut être dit pour tous les indicateurs, qu’ils soient fondamentaux ou techniques.

Le principe du PEG égal à 1 n’est qu’une règle heuristique. Ainsi, le PEG d’une société devra être comparé aux PEG des autres entreprises du même secteur, sinon de la même industrie. En effet, en matière d’analyse fondamentale, la valeur relative importe d’ordinaire davantage que la valeur absolue.

L’un des inconvénients principaux du PEG en lui-même est qu’il semble peu adapté pour l’appréciation de société dépourvue de forte croissance. Ainsi, les grandes entreprises bien établies, les blues chips, affichent souvent un potentiel de croissance moindre que les petites capitalisations.

De plus, la croissance passée d’une entreprise n’est pas la garantie d’une croissance à venir ; quant aux prévisions de croissance, elles demeurent intrinsèquement incertaines.

On notera en outre que les taux de croissance extraordinaires sont plus instables que les taux de croissance modérés. De sorte qu’une société ayant un PEG plus élevé qu’une autre, mais disposant d’un modèle économique plus soutenable, moins dépendant de la conjoncture économique du moment, peut tout à fait se révéler plus intéressante que sa concurrente d’apparence plus profitable.

Exemples d’utilisation du PEG

Supposons deux sociétés, Alpha et Beta. Voici leurs caractéristiques :

Alpha

Prix de l’action = 30 €

Bénéfices par action pour l’année en cour : 1,5 €

Bénéfices par action l’année précédente : 1 €

Bêta

Prix de l’action = 40 €

Bénéfices par action pour l’année en cour : 2 €

Bénéfices par action l’année précédente : 1 €

Nous pouvons en tirer les données suivantes :

Pour Alpha :

P/E : 30/1,5 = 20

Croissance des bénéfices par action : +50%

PEG : 20/50 = 0,4

Pour Bêta :

P/E : 40/2,5 = 16

Croissance des bénéfices par action : +100%

PEG : 16/100 = 0,16

De la sorte, nous pouvons en conclure que la société Bêta offre de meilleurs indices de santé financière, elle semble davantage sous-évaluée qu’Alpha et constitue donc un investissement potentiel plus intéressant.

On pourra de plus intégrer à cette analyse sommaire des prévisions de croissance pour l’année suivante, en particulier si les entreprises comparées présentent des PEG similaires.