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Natixis et Société Générale en difficulté en 2020. Vérifions pourquoi :

10 juin 2020 / Arnaud06 La défense Paris

Les banques françaises Société Générale et Natixis font état de certaines difficultés dans ce premier semestre 2020. Leur exposition à une catégorie spécifique d’actifs génère actuellement de lourdes pertes et remet en question une partie de leur modèle. EnBourse revient sur les difficultés rencontrées par ces banques à travers une explication de ce modèle si particulier.

Une forte spécialisation dans les produits dérivés

Natixis et Société Générale ont adopté les transactions complexes comme un important vecteur de création de valeur.
Il s’agit des produits dérivés qui ont pour caractéristique de répliquer, souvent avec un effet de levier, la performance d’actifs sous-jacents. Ces derniers sont souvent des indices et actions dans le cadre des stratégies des grandes banques.

Les produits spécifiques qui ont causés de lourdes pertes en ce début d’année sont des produits structurés.

Une bonne partie des produits structurés vendus par ces banques sont liés à des indices d’actions. Ces produits étant exposés et risqués, les banques doivent mettre en place une couverture pour se protéger.

Les banques françaises utilisent généralement des produits dérivés liés aux dividendes dans le cadre de leurs efforts pour se couvrir contre d’éventuelles pertes.

Cela signifie que la banque a des dividendes structurellement longs, ce qui est une bonne chose la plupart du temps. Pourtant, cette stratégie a été mise à mal lorsque les entreprises ont commencé à annuler les paiements aux actionnaires en raison du coronavirus.

Les dividendes jouant un rôle de premier plan dans la rentabilité de cette activité, leur suppression a fait échouer le modèle économique de nombreux produits structurés.

Perte des dividendes et volatilité : un cocktail explosif

Natixis, par exemple, a perdu environ 250 millions d’euros depuis le début de l’année sur les dérivés d’actions.
Environ 150 millions d’euros de pertes ont été enregistrés depuis le mois d’avril. Les résultats sont en grande partie dus aux sociétés qui ont réduit ou supprimé leurs dividendes à cause de la crise sanitaire.

La Société Générale a indiqué que la seule perte des dividendes lui aurait déjà coûté 200 millions d’euros.

Mais la réduction du dividende n’est pas tout. En écartant les pertes liées aux dividendes, le secteur des dérivés d’actions a tout de même perdu en mars à peu près autant qu’en janvier et février. La très forte volatilité en est la cause, ayant augmenté les coûts de couverture.

La vente de produits avec options intégrées nécessite des stratégies de couverture dynamiques efficaces pour maintenir les positions de la banque aussi neutres que possible en termes de delta pendant toute la durée de vie des produits.
À mesure que la volatilité augmente, cette couverture devient encore plus importante, mais aussi plus difficile et plus coûteuse.

Arche de la Défense à Paris

Les banques de la place parisienne ont fortement augmenté leurs ventes de produits structurés

De plus, la Société Générale est à l’avant garde des produits structurés avec mécanisme de remboursement anticipé lorsque les marchés sous-jacents ont atteint certains seuils. Si le produit n’est pas déclenché, le coupon s’accumule jusqu’à la date de déclenchement suivante, et ainsi de suite.

De mauvaises conditions de marché signifient moins de paiements aux investisseurs, mais aussi des expositions plus longues à gérer pour les banques, et probablement des conditions plus difficiles pour les couvrir.

La crise actuelle ayant fait baissé les marchés, ces produits structurés devraient rester plus longtemps dans le portefeuille des banques.
Cela ne fera que renforcer dans le temps toutes les problématiques et les coûts liés à la couverture de ces produits.

Forte exposition : un modèle en mutation ?

Le problème auquel la Société Générale est confrontée est qu’au fil des ans, la banque a augmenté la proportion des produits structurés dans son activité.

Son exposition à ces produits est donc devenue très importante.
Le risque financier qui en découle est démultiplié par la volatilité et les variations des marchés qui peuvent se produire lors de crise comme celle que nous connaissons actuellement.

Les banques françaises sont aussi dans l’obligation de provisionner en fin de mois des réserves destinées à couvrir leurs produits. Les conditions de marché actuelles ont conduit les banques à devoir augmenter sensiblement le montant des réserves.

Cours action sg daily

Cours de l’action Société Générale du 01 janvier 2020 au 10 juin 2020 (UT daily). Le titre a été fortement sanctionné depuis le début de la crise sanitaire.

Jusqu’à quand pourront-elles supporter tous les coûts liés à ces produits ? C’est pour répondre à cette problématique, notamment dans le cadre d’éventuelles futures crises de grande ampleur, que les banques commencent à diminuer leur exposition à ces produits.

Ce processus de mutation prendra beaucoup de temps et un bon accès à d’autres revenus, comme les opérations de flux, est crucial pour le dénouement du risque.

Une reprise compliquée ?

La concentration du risque et de l’exposition des banques comme Natixis ou la Société Générale pose problème.
Ces banques ont été fortement pénalisées par cette crise sanitaire et les pertes qui en découleront risquent d’être très importantes. Les cours de leurs actions ont accusé de fortes baisses.

Toutefois, la mutation de leur modèle économique prend forme et une rapide reprise de l’économie et des marchés pourraient bien les porter vers un redressement plus rapide que prévu.
La résolution de ce problème d’exposition aux dérivés ainsi que le rythme de leur mutation face aux nouveaux défis seront des facteurs de premier plan à surveiller afin de saisir les opportunités dès qu’elles se présenteront !

Pour aller plus loin :

Coronavirus & volatilité : devez-vous changer votre stratégie d’investissement ?
Période de crise : la question de la rémunération des actionnaires

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

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Je m'appelle Sylvain March, et je suis trader indépendant depuis 2008.

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