Investir en Bourse : et la morale dans tout ça ?

Morale en bourse

Aujourd’hui, avec la crise économique et notamment le mouvement des « Indignés » (occupy wallstreet), il est facile de confondre à travers la lentille des médias, le principe de la bourse, avec le capitalisme sauvage sans morale. Mais qu’en est-il réellement ?

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la bourse est un outil :

Il permet aux entreprises d’emprunter de l’argent en dehors des banques, et permet aux investisseurs (tout le monde, du simple particulier au fond d’investissement) de placer son argent de manière dynamique et personnelle. Point barre.
La bourse, c’est une place de marché qui met en rapprochement acheteur et vendeur, c’est tout. Et tout le monde est consentant.

Pourtant, il y a bien quelque chose qui va mal dans tout ça ? Oui. Et a mon sens il y a 2 responsables principaux.
Les premiers, ce sont les banques.

Car les banques sont des tricheuses

(les grandes banques j’entends, pas les petites banques locales). Elles manipulent le marché, et investissent de l’argent qu’elles n’ont pas.
Elles ne jouent pas le rôle impartial qu’elles devraient jouer, et surtout, oublient que leur rôle crucial dans l’économie, c’est d’abord de prêter de l’argent. Au lieu de ça, elles spéculent avec des sommes démentielles, ce qui a pour effet de déformer le mouvement naturel de l’offre et la demande. Tout le monde est perdant : les banques, les États qui les renflouent quand elles ont tout perdu au jeu, et enfin le contribuable qui renfloue l’État, à travers diverses taxes et impôts.
Résultat : elles ne peuvent plus prêter, l’économie est en berne et la croissance s’inverse.

Le deuxième responsable, c’est la fin des accords de Brettonwoods, en 1973,

validés par les accords de la Jamaïque de 1976, qui obligent les États qui l’ont signé, d’emprunter sur les marchés (et donc à des investisseurs privés) au lieu d’imprimer de la monnaie comme ils le faisaient auparavant. L’intention louable était de limiter l’inflation, qui a causé des ravages dans l’économie occidentale du 20ème siècle.
Le problème, c’est que le remède est 100 fois pire que le mal : non seulement la dette de l’état est détenue par le privé, mais en plus le taux d’emprunt est fluctuant et ce sont des organismes privés (les agences de notation) qui en détiennent les clés… Un non-sens absolu et dramatique.

Pour finir, rappelez-vous que la bourse n’est ni bonne, ni mauvaise, mais elle doit être régulée et contrôlée pour rester un simple outil.

Sylvain.