Cosmos (ATOM)

Caractéristiques de Cosmos

La multiplication des blockchains ces dernières années a soulevé un problème de taille : le manque d’interopérabilité entre elles. Cosmos a pour objectif de palier à cette difficulté.

En effet, Cosmos se présente comme l' »Internet des blockchains » spécialisé dans les applications. Il n’est pas une blockchain unique mais une « multi-chain ».

Cosmos réunit plusieurs chaines parallèles qui interagissent entre elles grâce à son protocole IBC (Inter-Blockchain-Communication).

Outre l’interopérabilité, le réseau Cosmos offre un panel d’outils et de modules aux développeurs souhaitant construire le projet de leur choix.

Pour fonctionner, Cosmos s’appuie sur ATOM, son token natif.

C’est un jeton de jalonnement. En effet, il a un rôle prédominant dans la gouvernance du réseau.

A l’instar de l’Ether, l’ATOM est également utilisé pour récompenser les validateurs.

Quelle est l’histoire de Cosmos ?

L’idée de Cosmos est née dans l’esprit de Jae Kwon en 2014. Fasciné par les technologies blockchain, il se met au défi de développer une blockchain plus efficiente que Bitcoin ou Ethereum.

Il souhaite qu’elle soit plus rapide, plus sécurisée, moins consommatrice d’énergie que celle basée sur le consensus de Preuve de Travail (PoW).

Kwon imagine une chaine de bloc plus accessible aux développeurs. Celle-ci utiliserait un modèle prédéfini sur lequel s’appuyer et où les échanges serait simplifiés.

Un an plus tard, il rencontre Ethan Buchman. Avec la contribution de Zarko Milosevic, ils créent le protocole Tendermint et publient son Livre Blanc. Ils y décrivent le protocole basé sur l’algorithme de BFT (tolérance de panne byzantine).

En Avril 2017, une ICO (Offre Initial de Pièce) est opérée par Cosmos. Près de 17 millions de dollars de ATOM sont vendus dans les 30 premières minutes. Le prix du token était fixé à 0,10 USD.

En 2019, les deux fondateurs publient le Livre Blanc de Cosmos et son logiciel est officiellement lancé.

Les Tokenomics du projet

La distribution de token durant l’ICO de 2017 a été définie dans le Livre Blanc.

Elle prévoyait 4 classes de destinataires : les contributeurs privés (75%), les contributeurs publics (5%), ALL IN BITS, Inc (10%) et la Fondation Interchain (ICF) qui soutient le projet (10%).

Au total, plus de 236 millions d’ATOM ont été distribué répartis sur 984 comptes.

Fin 2021, Cosmos comptait près de 177 milliards de dollars d’actifs numériques sécurisés sur sa blockchain.

Début 2022, le token capitalise près de 10 milliards de dollars.

Quelle technologie utilise Cosmos?

Comme évoqué plus haut, Cosmos a pour objectif premier de facilité les échanges entre différentes blockchains, appelées « hubs » et « zones« . 

Les zones sont un ensemble de blockchains connectées entre elles. Quant à eux, les hubs sont les entités qui connectent ces différentes zones.

La première blockchain de ce réseau est le Cosmos Hub. Il connecte les zones entre elles grâce à son IBC (Inter-Blockchain-Communication).

Cosmos Hub utilise le consensus de Preuve de Participation (PoS) pour fonctionner. Son système de gouvernance est simple et permet au réseau de s’adapter.

A la génèse du projet, le nombre maximal de validateurs a été fixé à 100. Il augmentera de 13% chaque année pendant 10 ans. Après 10 ans de vie, le projet accueillera au maximum 300 validateurs.

Ces derniers ont un pouvoir de vote proportionnel au nombre de tokens de jalonnement qu’ils ont misés en garantie.

Ce protocole oblige les échanges à transiter par Cosmos Hub. Ainsi, ce dernier répertorie le nombre de tokens détenus par les zones. Il peut ainsi sécuriser chaque opération.

Cosmos Hub est alimenté par le consensus Tendermint BFT.

Ce consensus se veut simple et performant.

Simple parce qu’il permet aux développeurs de coder leur projet dans n’importe quel langage informatique. Cosmos leur fournit également tout un ensemble d’outils facilitant leur développement. Grâce à la communication entre les zones, ils peuvent s’inspirer de projets basés sur une autre blockchain adossée à Cosmos.

Performant puisque ce protocole permet la validation de milliers de transaction par seconde.

Les validateurs tentent de parvenir à un consensus sur un bloc comprenant une liste de transactions. Le vote se déroule par tour où un chef est désigné à chaque tour. Ce chef, appelé aussi « proposant », propose un bloc à valider.

Pour être validé, le vote doit atteindre la super majorité, c’est à dire à plus de 2/3 de « Oui ».

Malgré ce système très verrouillé, Tendermint offre des performances importantes avec très peu de latence (entre 1 et 2 secondes maximum).

Capacité de validation de Cosmos

En outre, Cosmos a mis en place un système de pénalités pour les validateurs qui essaieraient de contrer le système. C’est le slashing.

En cas d’écart, les validateurs peuvent se voir réduire leur pouvoir de vote.

Cette application de sanction permet de les inciter sécuriser la chaîne mais également à éviter le problème du « Rien à perdre » inhérant au consensus de PoS.

Dans le « Rien à perdre », les validateurs sont tentés de se positionner sur plusieurs fourches en cas de bifurcation. Ainsi, ils maximisent leur chance d’être récompensé. Or avec ces sanctions, ils auraient trop à perdre à contourner le système.

Enfin, Cosmos se démarque en procurant à chaque zone la possibilité d’établir sa propre constitution et son propre mécanisme de gouvernance.

Même si des modifications sont apportées à la constitution de Cosmos Hub, les blockchains parallèles ont libre choix de se construire elle-même leur propre organisation.

 

Les points forts de Cosmos

Interopérabilité

Cosmos a été conçu pour favoriser l’évolution des blockchains. Outre le fait qu’elle est elle-même une blockchain, elle force le progrès en instaurant une communication entre toutes les chaînes de bloc.

En 2021, elle a lancé IBC (Inter-Blockchain Communication). Cette mise à jour permet l’authentification des échanges entre les blockchains. Ces échanges peuvent être sous forme de tokens ou de données.

La blockchain Terra a intégré cette mise à jour.

Modularité

Cosmos a développé Cosmos SDK. Cette sorte de bibliothèque de modules codés facilite le développement de nouvelles applications. En effet, elle permet aux développeurs de d’implanter directement ces fichiers dans leur blockchain. Cela leur procure un gain de temps puisqu’ils n’ont pas à repasser par la phase codage.

Ces modules peuvent concerner tous les protocoles utiles à la blockchain.

 

Membres de l’équipe

Jae Kwon, co-fondateur

Il est le premier à penser à Cosmos. L’objectif était de développer une interopérabilité entre les blockchains tout en proposant une solution simple, performante et environnemental. Il s’associe avec Ethan Buchman en 2015. Ensemble, ils créent Tendermint et Cosmos.

En 2020, Jae Kwon quitte Cosmos pour travailler sur le projet Virgo.

Ethan Buchman, co-fondateur

Ethan Buchman est un biophysicien canadien. Il a suivi plusieurs formations en biologie cellulaire, neurosciences et en mathématiques. Buchman s’est intéressé aux technologies blockchain en rencontrant Jae Kwon.

Actuellement, il occupe le poste de président de la Fondation Interchain.

 

Peng Zhong, PDG

Peng Zhong est le PDG de Tendermint. Cette société soutient le développement de l’architecture de la blockchain Cosmos.

Il a orienté Tendermint vers la convivialité et l’adoption globale de la technologie blockchain.

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