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Mina Protocol (MINA)

Mina Protocol est considérée comme une blockchain de 3e génération. Elles ont commencé à prendre sens avec diverses résolutions comme: la résolution du phénomène de congestion et le triptyque dit de « Vitalik » permettant de concilier sécurité, scalabilité et décentralisation.

Sommaire

mina protocol

Caractéristiques de Mina

Mina est une blockchain dite de layer 1. Sa technologie se base sur du zero-knowledge proof, largement popularisée par l’utilisation des ZK-rollups de la blockchain Ethereum (ETH).

Les bases du projet de Mina reposent sur l’évolution de 3 points essentiels et majeurs du protocole :

  • Une taille de registre limitée pour toujours à 22ko, soit le poids de 2 tweets.
  • Une confidentialité absolue concernant les données des utilisateurs et des opérations.
  • Une architecture optimisée qui facilite le déploiement d’un écosystème complet pour favoriser une adoption de masse.

La blockchain étant essentiellement basée sur ce fonctionnement apporte un sens nouveau pour les investisseurs et attire également de nouveaux développeurs.

Quelle est l’histoire de Mina ?

Le concept Mina Protocol voit le jour en 2017 avec les fondateurs Evan Shapiro, qui est également le CEO de la Mina Foundation, créée en aout 2021 sous l’impulsion de O(1) Lab.

Côté financement, O(1) Labs a réuni pour assurer le développement de ce projet 15 millions de dollars en 2019, puis 10,9 millions moins d’un an plus tard, en octobre 2021.

En 2020, après 3 ans de développement et une levée de fond qui réunit les plus grands financeurs de la sphère crypto, Mina Protocol révèle au grand public la prouesse technologique qui autorise ce qui n’était jusqu’alors qu’un vœu pieu : La preuve à divulgation nulle de connaissance ou Zk-SNARKS.

Le modèle tokenomics du Mina

Le MINA est le jeton natif du réseau. C’est un jeton utilitaire qui sert de récompense pour les validateurs et les producteurs de blocs, le protocole étant sécurisé par « preuve d’enjeu » ou du « staking ». Il repose sur un système inflationniste et constitue aussi le moyen privilégié d’échanger de la valeur sur le réseau entre tous les différents acteurs.

La logique du réseau MINA est de soutenir de véritables cas d’usage destinés à se propager à l’échelle globale et d’inciter un maximum d’utilisateurs à rejoindre la communauté dans le temps.

Les projections prévoient une augmentation d’émission des jetons assez fort dans un premier temps (de l’ordre de 12%) puis baisseront régulièrement pour atteindre 7% d’inflation par an. Il n’y aura jamais de plafond au nombre de jetons pouvant être créés, mais une utilité grandissante garantira organiquement la rentabilité d’une implication dans l’écosystème.

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L’équipe de développement souhaite aller en contre-tendance du secteur des cryptomonnaies. Les projets ont l’habitude de privilégier l’adoption par une promesse de fortune rapide. Le Mina protocole souhaite développer sa communauté en mettant en avant les cas d’usage quotidien. Pour ce faire, les jetons sont au cœur d’une mécanique subtile où chacun trouvera son rôle à jouer, à son échelle, et selon ses moyens.

L’objectif principal est de maximiser la participation des détenteurs de jetons au staking, à plus forte raison dans les premières années de développement. Donc, Mina protocol mise sur une libération contrôlée des jetons accompagnée d’une générosité accrue pour les plus fidèles et investis au sein de la communauté. Un effort de la compagnie qui sera consenti et accentué dès le départ, puisqu’il s’agit de prioriser la pérennisation à long terme des investisseurs au sein du protocole.

Quel que soit le profil et le capital allouer au sein du réseau MINA, chaque investisseur à sa place à prendre.

Les premiers membres détiennent 4,3% des MINA, verrouillés pour 4 ans. Ils sont au total 663 investisseurs. Ensuite, les investisseurs particuliers ont pu participer à une vente communautaire.

Les « snarkers » produisent les certificats SNARKS qui permettent de valider le réseau et de maintenir la taille de la chaîne à 22Ko. Ils les vendent aux producteurs de blocs. C’est l’interaction entre Snarkers et Stakers qui permet de mettre en œuvre la vision de MINA Protocol.
Les « stakers » ou producteurs de blocs récupèrent les Snarks et les incluent dans les blocs. Ils collectent des frais pour leur travail.
Les développeurs sont chargés d’améliorer MINA, et de bâtir l’écosystème en tirant parti des avantages du protocole. Ils sont récompensés par un système de subventions pour leur implication au service de la communauté et de l’avenir du réseau.

Quelle technologie utilise Mina ?

Les smarts contracts basés sur la technologie de ZKP apportent de nombreux avantages à leurs utilisateurs comme l’assurance de la protection de leurs données privées. Les smart contracts de Mina sont appelés « zkApps », pour « zero-knowledge apps ».

Schéma fonctionnement zkApps Mina Protocol
Fonctionnement zkApps Mina Protocol

Comme vu précédemment, Mina propose un réseau dont la taille globale ne pèsera jamais plus de 22Ko. Un poids très très léger qui ouvre de grandes perspectives, appuyé sur la technologie des ZKP (zero-knowledge proof). Le layer 1 réduit ainsi son réseau à la dimension « mobile » en permettant l’encapsulation de l’historique complet du réseau dans chaque ZKP. Une révolution de taille au sein des protocoles blockchain encore trop lourds, et extensibles à l’infini.

Ce processus n’est pas en soi une innovation, mais l’équipe de Mina Protocol transcende ses performances à l’extrême en y associant pour la première fois la « preuve d’enjeu » et obtient ce qui la rend unique et disruptive : une blockchain immuable qui ne pèsera jamais plus de 22ko, quels que soient sa fréquentation et son succès futur.

Le réseau Mina va donc recueillir les fameux Zk-SNARKS qui sont les preuves de validité des transactions qui sont opérées off-chain par les différentes applications. Cela libère grandement réseau du poids énorme des calculs que représente la mise en œuvre parfois lourde et complexe des smart-contracts.

Les smart contracts sont en fonction sur le réseau de la blockchain MINA et les certificats SNARKS ne contiennent aucune information sur les opérations en elles-mêmes, mais garantissent la confidentialité des données et l’anonymat des utilisateurs.

Pour lutter contre une expansion qui serait nuisible à long terme,les Zk-SNARKS sont dotées d’une fonction qui est récursive. Grâce à cette qualité, les nouveaux certificats sont générés à partir des anciens. Un enchaînement de preuves depuis le bloc de genèse jusqu’au tout dernier qui permettra de compiler un historique complet sur de simples fichiers de quelques octets, et de ne jamais faire dépasser la barre des 22Ko à la totalité du registre.

Une légèreté exceptionnelle qui est garante d’une scalabilité hors norme, mais aussi d’une décentralisation maximisée puisque le moindre téléphone portable sera dès lors, en capacité de maintenir un nœud validateur et donc de générer des récompenses pour le service rendu dans la stabilisation du réseau.

Les avantages de Mina

L’un de ses gros atouts c’est que Mina est une blockchain excessivement légère. Elle est en effet programmée pour ne jamais dépasser les 22Ko au maximum. En comparaison le réseau Bitcoin pèse déjà plus de 300Go d’historique et il va encore s’alourdir avec le temps.

C’est un avantage de taille pour la décentralisation du réseau. Effectivement : plus le registre de la blockchain est petit, moins le matériel informatique pour la faire tourner sera exigent. Cela permet d’éviter qu’une poignée de gros acteurs deviennent à terme les seuls validateurs du réseau.

L’un des défauts de Mina est d’être codé dans un langage très peu répandu et peu utilisé par les développeurs : l’ OCaml. Heureusement, ce défaut est pallié par la création de la bibliothèque Snarkyjs. Celle-ci permet de transcrire les smart contracts en Javascript qui est l’un des langages informatiques les plus utilisés dans le monde par les développeurs.

En outre les smart contracts Mina peuvent être formellement vérifiés puisque c’est l’une des fonctionnalités offertes par le langage OCaml. C’est un gage de sécurité qui à terme, pourrait attirer de très grosses entreprises qui recherchent surtout la sécurité de leurs applications.

Membres de l’équipe

Le projet de Mina Protocol est mis en avant par une équipe internationale et très compétente composée d’une trentaine de membres.

Evan Shapiro

Il est le PDG de Mina Protocol. Ce dernier a obtenu une licence en informatique à Carnegie Mellon. Ensuite, il a poursuivi ses études et obtenu son MS en travaillant à la CMU Personal Robotics Lab, où il a conduit des travaux de recherche pour la plateforme robotique HERB. Il a aussi occupé un emploi d’ingénieur logiciel chez Mozilla.

Izaak Meckler

Izaak Meckler est le CTO de Mina Protocol. Il est diplômé en mathématique et en informatique. Dernièrement, il a été doctorant en cryptographie à l’université de Berkeley. Avant cela, il était ingénieur logiciel pour la société commerciale Jane Street. Il a aussi participé à de nombreux projets open source, dont le compilateur Elm.

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