Bien utiliser un warrant (2/2)

Bien utiliser un warrant (2/2)

Deuxième partie de l’article sur les warrants :
aujourd’hui on va aborder la bonne utilisation de ce produit qui gagne à être connu :





Différence entre un warrant et une option classique :

Pour bien utiliser un warrant, il faut comprendre ce qui le différencie d’une option vanille.
(Pour savoir ce qu’est une option vanille reportez-vous à la première partie de l’article ici)

  • Emission :
     
    Option : elle s’échange sur un marché entre acheteurs et vendeurs (gré à gré). Son prix varie en fonction de l’offre et la demande, il peut y avoir des problèmes de liquidité.
    Warrant : il est émis par des établissements financiers (Commerzbank, Socgen, Citi…) c’est donc un produit dit, structuré. Ils sont responsables de la liquidité et de l’animation de marché.
     
  • Variation du cours intrinsèque :
     
    – Option : déterminé par l’offre et la demande.
    Warrant : le cours est déterminé mathématiquement, en fonction de l’espérance de gain au temps t et de la durée restante avant expiration (valeur temps).
     
  • Livraison des titres (sous-jacents) :
     
    – Option : elle se fait généralement en titres.
    Warrant : elle se fait généralement en espèces.
     
  • Vente à découvert possible :
     
    – Option : oui.
    – Warrant : Non.
     
  • Zone d’utilisation :
     
    – Option : internationale, mais beaucoup plus utilisée dans les pays anglo-saxons (USA, GB), sur des sous-jacents anglo-saxons.
    – Warrant : c’est un produit européen, qui peut couvrir des titres européens, et les principaux titres US, mais pas tous.

Qu’en déduire ? Le warrant n’a pas de problème de liquidité, il est plus simple à utiliser (plus limité aussi), sa valeur intrinsèque est moins erratique, et plus facilement accessible en France auprès des courtiers que l’option vanille.
J’ajoute aussi que son effet de levier important (X50) laisse toute latitude à l’agressivité, sans atteindre des niveaux stratosphériques (et dangereux) comme sur les CFD où l’on peut monter à X200.

Comment utiliser un warrant ?

Le warrant n’est pas prévu pour l’hyperspéculation. Sa portée d’utilisation optimale se situe de quelques semaines à quelques mois.

Vous pouvez l’utiliser pour :

  • Vous couvrir sur la baisse/hausse temporaire d’un actif :
    Si vous détenez par exemple une action dans une optique long terme, et que vous pensez que celle-ci va temporairement baisser.
    Vous pouvez ainsi acheter un warrant PUT (mise à la baisse du sous-jacent) pour faire un profit qui couvrira la baisse latente de votre action.
     
  • Faire des profits rapides en gardant un profil « investisseur » :
    Si vous pensez que vous avez un bon coup à jouer, mais ne souhaitez pas quitter votre courtier traditionnel (bourso..etc) pour aller vers un courtier CFD, le warrant est plus facilement accessible (et moins cher en frais de gestion : il n’y a pas de rollover comme sur les CFD).
     
  • Maîtriser parfaitement votre risque de perte maximum :
    Si vous arrivez à expiration du warrant et que vous êtes « hors de la monnaie », vous ne pourrez plus revendre vos warrants et l’établissement émetteur ne devra rien vous verser.
    DONC, en achetant pour 200€ de Warrants, votre risque de perte maxi est bien connu : c’est 200€. Et pas un centime de plus ne pourra vous être réclamé.

    Astuce : quand vous voyez que le titre n’arrivera pas à atteindre le niveau anticipé, pas la peine de sortir les gris-gris et prier : vendez vos warrants tout de suite pour récupérer un peu de votre mise de départ.
     

Utilisez-vous les warrants ?
Souhaiteriez-vous que je crée un tutoriel complet dans une formation par exemple ?

À très bientôt,

Sylvain.