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Qu’est-ce que le « wealth effect » ?

4 avril 2014 / Eva.B

Le « wealth effect », ou effet de richesse en français (également couramment appelé « effet Pigou », du nom de son auteur), est une théorie économique selon laquelle la consommation des ménages augmente, lorsque leur patrimoine (financier, ou immobilier), augmente.
Sur quoi s’appuie cette théorie ? Est-elle fondée ?

Les bases de l’effet Pigou

Les bases de l’effet Pigou sont assez simples à comprendre : les ménages qui possèdent des actifs dont la valeur augmente, se sentent « plus riches ». Du coup, leurs habitudes de consommation changent et ils dépensent plus.
Les actifs en question peuvent être des portefeuilles d’investissements boursiers, tout autant que des biens immobiliers.

Mais il faut bien comprendre que l’effet de richesse est un processus psychologique : se sentir « plus riche », ne signifie pas forcément l’être vraiment…
Car si la valeur des actifs augmente, la plus-value reste latente, tant que les actifs ne sont pas vendus. Cela n’a donc rien à voir avec les revenus réels des ménages.
C’est cette plus-value latente qui provoque l’effet de richesse, et non les revenus dits « encaissés ».

Cette surconsommation peut d’ailleurs largement entraîner une augmentation de l’endettement des ménages, qui n’hésiteront pas à contracter des emprunts, pensant que leur supposée richesse peut facilement les rembourser en cas de problème.

Mesurer l’effet de richesse : un vrai casse-tête !

Si les bases de la théorie sont on ne peut plus simples à comprendre, mesurer son impact est beaucoup plus difficile.
On peut obtenir différents calculs selon ce qui est prit en compte : valeur réelle de la consommation par rapport à 1 % da variation de richesse, ou valeur en pourcentage de la consommation, toujours par rapport à 1 % de richesse.

Je vous passerai les détails des formules mathématiques (pour ceux que ça intéresse, un rapport de l’INSEE explique tout ça : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES438H.pdf ), car c’est là que cela se complique.
Les analystes ne sont eux-mêmes pas tous d’accord sur ce qu’il faut prendre en compte comme variable ou non. Par exemple, certains « omettent » volontairement des données qui pourraient avoir un impact sur la consommation (taux d’intérêt, structure économique du moment…).

De plus, le mode de fonctionnement des pays n’est pas toujours le même concernant la politique d’endettement (plus ou moins de facilité de crédit), ce qui a aussi une influence directe sur la possession d’actifs des ménages.

De ce fait, les résultats sont très différents les uns des autres selon le mode de calcul, l’analyste qui procède au calcul et le pays dans lequel on tente de mesurer cet « effet de richesse ». Ces grandes différences poussent quelques économistes à directement remettre en cause toute la théorie.

Alors, l’effet de richesse existe-t-il ou non ?

À échelle plus « humaine », il suffit juste de regarder un peu autour de nous.
On connait tous des personnes qui vivent au-dessus de leurs moyens parce qu’elles se sentent « riches» de posséder quelques actifs. Et les plus endettés sont aussi très souvent ceux qui ont des revenus réels plus importants, alors que monsieur et madame tout le monde, avec leur petit salaire, arrivent à épargner tous les mois.

Ce genre de comportement a-t-il un impact sur la consommation d’un pays ? Peut-on alors parler d’un effet de richesse ? Et si oui, celui-ci est-il en corrélation avec la valeur des actifs sur le marché ?
Tout porte à croire que oui. Car si les ménages possédant des actifs voient leurs plus-values latentes chuter d’un coup, il y a une très forte probabilité que leur consommation chute elle aussi…d’un coup.
Et cela, même si leurs revenus réels restent les mêmes !

Et vous ? Croyez-vous à l’effet de richesse ?
Donnez votre avis dans les commentaires en dessous de l’article !

Bons trades et à très bientôt,

Eva G.
Rédactrice financière pour En-Bourse.

4 COMMENTAIRES

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Ben de Bourse Ensemble
10 avril 2014 19:21

Commencer avec la bourse pour sécuriser avec l’immobilier ou l’inverse, tout est question de perception du niveau de risque et des performances espérées. Une personne qui considère la bourse plus risquée mais avec une meilleure performance que l’immobilier a plutôt intérêt à commencer avec la bourse pour évoluer vers l’immobilier. Et inversement.

Personnellement je préfère me consacrer à la bourse pour générer du capital pour ensuite le sécuriser dans l’immobilier. Ceci dit, j’habite depuis plus de 3 ans dans un quartier de Londres où les prix ont été multipliés par 10 en 10 ans environ. Bien sûr, personne ne l’a vraiment vu venir. Ça laisse perplexe… 🙂

Ben

bruno
4 avril 2014 18:49

Il me semble que le livre d’Olivier Seban, « Tout le monde mérite d’être riche », pour ne pas le nommer, illustre ce principe à travers 3 exemples stéréotypées de familles et de leur rapport à l’argent :
* La famille « Clactou » : schématiquement, classe moyenne à fond dans la conso, pas d’épargne, blindés de crédit, etc. Ils vivent au-dessus de leurs moyens. Galères en perspective.
* La famille « Matuvu » : CSP++, gros crédits pour « afficher » un train de vie. **Grosses** galères en perspective.
* La famille « Chuipariche » : classe moyenne, train de vie « modeste », épargnent 15% de leur revenu. Notation S&P : AAA 🙂

Dans l’exemple du livre, la famille Matuvu serait donc « victime » du wealth effect. Par contre, la famille Chuipariche a les perspectives les plus favorables.

Bruno.

Sylvain March
5 avril 2014 18:14

Très intéressant, j’ai ce livre sur ma table de chevet mais toujours pas lu. il faut que je m’y mette pour le nouveau blog 🙂

bruno
5 avril 2014 18:58

Etant investisseur novice, je pense que ce livre est une bonne base pour se créer une culture financière générale et une discipline budgétaire. Des lecteurs plus expérimentés pourront peut-être trouver son contenu un peu léger, mais comme tu le dis, la maîtrise, c’est l’exécution parfaite des bases (j’adore cette maxime 😉 )

Là où vos opinions divergent, c’est sur l’immobilier, qui est un peu la spécialité d’Olivier Seban. Là où tu le places dans les derniers paliers d’investissement, OS le place plutôt en début. Je n’ai pas encore assez de recul pour juger de la pertinence de ces différentes stratégies. J’ai pour ma part choisi d’investir récemment dans de l’immobilier locatif sans forcément beaucoup de patrimoine ni d’apport perso. Pour l’instant, ça se passe bien (pourvu que ça dure !) et j’utilise ce revenu pour me constituer mon capital de trading. Je vois l’immobilier comme une source de revenu « pépère » et le trading comme une possibilité de faire fructifier ce revenu…

J’ai hâte de suivre ton blog sur les revenus passifs 🙂

Bruno.

QUI SUIS-JE ?

Je m'appelle Sylvain March, et je suis trader indépendant depuis 2008.

J'investis en bourse avec mon propre capital et cette activité, simple et mobile, me permet de vivre et travailler n'importe ou dans le monde.

Egalement auteur financier et formateur,

je partage sur ce blog des méthodes efficaces que j'ai testées, et qui vont aussi fonctionner pour vous.

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