Les biais psychologiques de l’investisseur : l’aversion au risque

Les biais psychologiques de l’investisseur : l’aversion au risque

Globalement, les marchés boursiers sont largement influencés par des biais psychologiques. À titre individuel, ces derniers peuvent aussi affecter vos investissements.
Commençons par l’aversion au risque




Comprendre ce qu’est un biais psychologique :

Un biais psychologique, aussi appelé biais cognitif, est en fait un sorte de déformation de la réalité.

Ils se déclenchent lorsqu’une ou plusieurs pulsions sont à l’origine de l’une de vos prises de décisions.
Cela peut alors entraîner des erreurs parfois grossières lorsqu’il s’agit d’investir en bourse, par exemple, prendre position ou vendre un titre parce « vous pensiez que… », sans prendre en compte les faits et la réalité du marché.

Ce sont aussi ces biais cognitifs qui sont à l’origine de la surévaluation ou de la sous-évaluation d’une action : combien de fois voit-on le prix d’un actif s’envoler alors que les chiffres de l’entreprise ne soutiennent pas cet engouement de la part des investisseurs ?
Il arrive aussi qu’une société soit momentanément délaissée alors qu’elle présente au contraire de très bons chiffres

En bref, un biais psychologique peut donc entraîner un comportement irrationnel.

L’aversion au risque :

« L’aversion au risque est le fait pour un investisseur d’avoir peur d’un risque qu’il juge trop important […] » (source : ActuFinance)

Chaque investisseur dispose donc de son propre niveau d’aversion au risque. C’est d’ailleurs l’un des éléments qui vous aident à mieux définir votre profil d’investisseur : êtes-vous plutôt prudent, plutôt dynamique, ou un peu des deux ?

En fonction de votre réponse, vous allez vous tourner vers une façon d’investir ou une autre, par exemple, en privilégiant la sécurité au rendement, ou inversement.
Cette façon de trader est personnelle et ne dépend pas de l’état réel du marché, c’est pourquoi l’aversion au risque est un biais cognitif.

En soi, c’est plutôt une bonne chose puisque cela vous permet de rester raisonnable dans vos prises de décisions.

Mais comme tout biais psychologique, l’aversion au risque en excès peut aussi vous faire perdre de l’argent, notamment :

En vous faisant fuir certaines opportunités

En vous faisant clôturer des trades gagnants

En vous faisant garder des trades perdants : cela semble paradoxal, mais comme vous ne voulez pas perdre, vous ne fermez pas votre position en espérant qu’elle repasse dans le vert. Finalement, c’est assez logique, bien que dangereux…

En culpabilisant plus que de raison sur vos pertes, au lieu de mieux considérer vos gains, même modestes

C’est là que vous rendrez compte que selon les situations, votre niveau d’aversion au risque peut aussi évoluer.

Les faits, les faits, les faits…

Quoi qu’il en soi, vous ne pouvez pas éviter les biais psychologiques. Vous pouvez simplement apprendre à les accepter.

C’est pourquoi il est si important de faire la différence entre les faits (l’état réel du marché, les indices que vous repérez sur les courbes de prix…), et ce que vous pensez.

Une fois de plus, je vous conseille d’utiliser votre journal de trading pour noter vos émotions : ce petit exercice vous permettra de faire la différence entre les décisions réfléchies qui découlent de faits bien réels, et celles qui au contraire sont le fruit de vos émotions.

Cela vous évitera bien des erreurs de débutants.

Connaissez-vous d’autres biais psychologiques ?
N’hésitez pas à donner vos avis dans les commentaires en dessous de l’article !

Bons trades et à bientôt,

Sylvain March
Trader indépendant, et formateur pour mieux investir en bourse.