Investissement long terme : une astuce pour bien commencer

Investissement long terme : une astuce pour bien commencer

Tous les conseillers financiers vous le diront : la clé d’un portefeuille d’investissement réussi, c’est la diversification.
Le problème, c’est que lorsqu’on commence à se construire un capital, on a rarement les moyens d’investir dans un peu de tout. Voici un truc pour bien démarrer.


Investir en bourse en 2013, c’est toujours possible, voici comment :

Court terme, long terme : deux faces d’une même pièce :

J’ai beaucoup parlé de techniques spéculatives à court/moyen terme depuis le début du blog.
En effet, la première étape dans l’indépendance financière consiste évidemment à la création de capital et de revenus mensuels.

Mais une fois que vous avez mis en place des techniques de gestion actives, pour :
– soit gonfler votre salaire mensuel
– soit passer trader indépendant

et que votre compte de trading augmente agréablement, il faut savoir sortir du jeu une part des gains réalisés et les investir dans des revenus dits « passifs ».

Ces revenus passifs vous permettront d’entretenir, sans travail ou presque, le capital gagné.
Le but étant de préparer une retrait confortable, voire même une retraite anticipée.
Mais surtout :
Devenir financièrement indépendant : c’est-à-dire ne dépendre ni d’un employeur, ni de l’État, ni de vos proches, pour subvenir totalement à vos besoins et ceux de votre famille.

Il existe plein de manières de faire. Le problème, c’est que si vous débutez (ou que vous avez peu de capital) toutes, ne seront pas accessibles.
Par exemple, un bien immobilier sera hors d’atteinte, et les meilleures obligations ont des mises de départ parfois importantes.
Même en achetant des « parts » (scpi, actions…), vous aurez des frais proportionnellement très élevés, et avoir un portefeuille patrimonial diversifié nécessite au moins 30 000 euros (à la louche).

Démarrer avec quelques euros :

Alors, comment faire pour avoir, avec seulement quelques milliers (ou même centaines) d’euros :

  • Des actions du monde entier (pour étaler le risque macro économique, et profiter d’opportunités hors de nos frontières)
  • Des obligations sur plusieurs secteurs (idem que pour les actions)
  • De l’immobilier (oui! Possible même hors scpi)
  • Des matières premières (or argent, pétrole, agricole…)
  • Et plein d’autres opportunités…

La réponse, ce sont les fonds !
Grâce aux fonds, vous pouvez investir non pas sur une valeur, mais sur un panier de valeurs, dans une thématique précise (actions émergentes, sociétés immobilières, indice sur matière première..etc)
Donc au lieu de dépenser, mettons 50 euros pour acheter une action Vivendi, vous achetez pour le même prix, une part d’un portefeuille diversifié de toutes les actions du CAC 40 !

La cerise :
– Vous pouvez acheter et revendre vos parts exactement comme des actions.
– Vous toucherez également les dividendes des valeurs en portefeuille, et ce plusieurs fois par an !

Il en existe de 2 types principaux, et à mon sens un seul vaut le coup avec un petit capital.
Regardons-les de plus près :

Les fonds à gestion active

En France on les appelle communément les OPCVM : ce sont les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières.
La définition Wikipdia : »une entité qui gère un portefeuille dont les fonds investis sont placés en valeurs mobilières. »
Le principe étant que vous achetez des parts d’un portefeuille géant d’actifs, géré par une société d’investissement.

Il en existe plusieurs types différents, les plus connus étant les FCP et les SICAV. Mais la différence entre les deux est purement administrative et ne nous intéresse pas spécialement.

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’ils sont gérés activement, c’est-à-dire qu’un gérant et un ou plusieurs professionnels font une sélection dynamique au quotidien du portefeuille de titres qu’il contient.

Pour moi il y a deux problèmes avec les OPCVM :

1 – Du fait de la gestion active, les frais annuels prélevés sont très élevés (en moyenne 2%) et viennent sérieusement éroder le rendement.
2 – Il a été prouvé par une étude de la société Bestinvest, que depuis 30 ans, seuls 42% des gérants arrivent à battre le marché sur une période de seulement 3 ans.
Pour moi une des raisons et l’absence de motivation : qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, ils ne risquent pas leurs deniers et touchent leurs 2% de frais.

Les fonds à gestion passive

En France on les appelle les « Tracker ». Mais c’est un abus de langage, car en anglais ça ne veut pas dire exactement la même chose.
Le nom international le plus approprié est « ETF », pour Exchange Traded Funds.

Dans ce cas de figure, l’ETF est également un panier de  valeurs mobilières émis par une société, comme l’OPCVM, mais il n’y a aucune gestion du portefeuille :
il contient des lignes (par exemple les actions des 20 plus grosses sociétés d’Europe), mais aucun arbitrage n’est effectué, comme par exemple sur-pondérer une ligne à un moment donné.

Cela peu paraître un inconvénient, mais c’est en réalité un avantage pour l’investisseur avisé : vous savez exactement ce que vous achetez, et ça ne changera pas.
Même si le gérant de la société émettrice change, le rendement restera le même, et il reproduira fidèlement le cours de ses sous-jacents.

L’autre avantage, ce sont les frais de gestion : à partir de 0,25% par an, car il ne demandent quasiment aucun travail pour le fonds.
Enfin, vous pouvez spéculer sur les ETF à court terme, car contrairement aux OPCVM qui sont estimés une fois par jour, un ETF est coté en continu dans la journée.

Évidemment, investir dans les ETF demande une gestion que je qualifierai de « semi-passive », car vous devez choisir lesquels acheter, à quel moment, et savoir quand vous en séparer.
L’intérêt étant de bien diversifier et d’opter sur des rendements avec des dividendes élevés.

Il me faudrait créer une formation complète pour être précis sur le sujet, et je vais d’ailleurs m’y attaquer. Si tout va bien j’aurais quelque chose à vous proposer pour début mars 🙂

À très bientôt,

Sylvain.