Solana (SOL)

Caractéristiques de Solana

Solana est une blockchain d’infrastructure comme peut l’être Ethereum, c’est-à-dire qu’elle permet à d’autres applications de se greffer à elle par l’intermédiaire de smart contracts.

Elle est l’une des blockchains, si ce n’est LA blockchain, la plus prisée de l’année 2021. Son jeton SOL a en effet progressé de plus de 11 000% sur l’année.

Fondée en 2017 par Anatoly Yakovenko elle se caractérise par une vitesse d’exécution des transactions inégalée dans le secteur crypto et des frais ridiculement bas.

Elle reçoit notamment le soutien inconditionnel de Sam Bankman Fried, fondateur de l’exchange FTX et homme de moins de 30 ans le plus riche de la planète qui considère Solana comme une des alternatives les plus crédibles à la finance de demain.

Pour l’anecdote, son nom provient d’une plage californienne où son fondateur aime se rendre.

Quelle est l’histoire du SOL et de sa blockchain ?

Solana a été pensée par Anatoly Yakovenko tandis qu’il travaillait encore chez Qualcomm quand il s’est rendu compte que les techniques de synchronisation utilisées dans les réseaux de communication actuels pouvaient permettre de booster les performances de systèmes décentralisés tels que les blockchains.

C’est ainsi qu’en novembre 2017 il publie le white paper de Solana. La société Solana Labs est créée dans la foulée en fin d’année pour piloter le projet.

Plus tard en 2019, une fondation (Solana Stiftung) basée à Zug en Suisse est créée pour soutenir les différentes initiatives.

Après 2 ans de développement et 4 levées de fonds qui ont réuni 20 millions de $, le jeton SOL est listé pour le grand public sur Coinlist en mars 2020. Au total ce sont 8 millions de tokens qui sont vendus pour 2 millions de $.

Lors de son lancement le token SOL était coté moins d’1 $, aujourd’hui il a déjà dépassé les 250$ en novembre 2021.

Les Tokenomics de Solana

Pendant les 4 levées de fonds qui ont eu lieu entre 2018 et 2020 le projet a levé autour de 11 millions de $ en offrant à la vente 36% de l’offre initiale à des investisseurs privés.

13% ont ensuite été offerts à la team de développement de Solana Labs, pendant que 10 % revenait à la fondation Solana.

39% ont été gardées en tant que réserves communautaires tandis que seulement 1,7% de l’offre initiale a été proposée aux investisseurs particuliers sur Coinlist en mars 2020.

Plus de 500 millions de SOL sont déjà en circulation et il n’y a pas de limite maximale définie.

Toutefois Solana présente un mécanisme de burn qui permet de détruire des jetons SOL en frais de transactions pour limiter les risques d’inflation monétaire.

En effet, 50% des frais de transactions sont distribués aux validateurs et 50% sont brulés pour limiter la création monétaire.

L’équipe prévoit ainsi un taux d’inflation passant de 8% au lancement à près de 1,5% d’ici 2030.

Quelle technologie utilise Solana ?

Solana utilise le langage de codage Rust. Rust est un projet open source développé par Mozilla, spécialement conçu pour la sécurité et la vitesse, il est l’un des langages les plus populaires auprès des programmeurs.

Mais la véritable innovation de Solana et de son créateur Anatoly Yakovenko réside en 3 mots : PROOF OF HISTORY (POH).

« La preuve d’histoire » est issue d’une idée géniale d’Anatoly de coupler la fonction SHA 256 avec une Verifiable Delay Function (VDF) pour créer une sorte d’horloge décentralisée autonome et impartiale.

Cette horloge cryptographique permet d’encoder l’écoulement du temps au sein même des transactions.

Cela donne la possibilité à chaque nœud de s’accorder sur l’ordre des transactions sans concertation nécessaire.

C’est un système d’horodatage qui réduit la charge des messages que le réseau doit traiter et ainsi le délai de validation des blocs

Pour imager l’explication, c’est comme se prendre en selfie avec la une du journal du jour : cela permet d’authentifier la date exacte (à la milliseconde) à laquelle la transaction a été effectuée et empêcher ainsi toute tentative de fraude via une double dépense.

Toutefois la POH n’est pas un système de consensus, et un système de preuve d’enjeu classique est nécessaire pour ensuite valider le prochain bloc « officiel » qui fera consensus sur la blockchain.

Ce système ingénieux offre une scalabilité au projet encore jamais vue jusqu’alors dans le monde des blockchains et des perspectives incroyables.

Schéma du mode de validation sur Solana
La validation des blocs étant traitée en parallèle, la seule limite théorique au débit de Solana semble être le nombre de cœurs d’un processeur

Solana, le seul véritable Ethereum killer ?

Solana est actuellement le réseau le plus performant en terme de vitesse, avec un nombre impressionnant de transactions par seconde.

Ses frais de transactions sont quant à eux ridiculement bas : comptez moins d’1$ de frais pour exécuter 1000 transactions.

Devant l’engorgement grandissant du réseau Ethereum et des frais qui deviennent exorbitants, Solana a su convaincre une communauté de plus en plus importante.

A titre de comparaison Ethereum permet d’effectuer 10-15 transactions par seconde (TPS).

Solana culmine à plus de 2000 TPS et pourrait selon ses développeurs déjà supporter 50 000 à 65 000 TPS.

En fait, d’après ses créateurs la seule limite de Solana réside dans la puissance maximale du matériel informatique actuel.

La blockchain est ainsi censée évoluer en suivant la loi de Moore, c’est-à dire que la seule limitation à sa scalabilité reste en théorie la puissance des machines qui font tourner le protocole.

Avec sa scalabilité démesurée Solana peut déjà se targuer d’offrir un moyen de paiement au moins aussi performant que les plateformes classiques.

Un réseau de paiement centralisé comme Visa par exemple peut traiter jusqu’à 50 000 TPS, bien que dans la réalité il ne traite en général pas plus de 5000 TPS.

Reste maintenant à réussir l’épreuve du temps pour savoir si Solana peut rester un concurrent sérieux à Ethereum.

En effet, si elle passe haut la main le test de la scalabilité il faut rappeler qu’une blockchain est construite pour répondre à un trilemme central : Scalabilité, Décentralisation et Sécurité.

Solana doit encore prouver sa valeur sur ces deux derniers points si elle veut s’assoir à la même table qu’Ethereum.

Membres de l’équipe

Le projet est dirigé par une équipe talentueuse avec à sa tête Anatoly Yakovenko.

Ancien manager chez Qualcomm, il a passé une dizaine d’années au sein de l’entreprise californienne qui gère la conception et la commercialisation de processeurs pour smartphone.

Il est ensuite passé chez Dropbox en tant qu’ingénieur logiciel avant de lancer Solana.

Dans son sillage il a emmené Greg Fitzgerald, l’un de ses collègues chez Qualcomm, ainsi que plusieurs autres employés de Qualcomm qui sont venus se greffer au projet par la suite.

D’autres têtes pensantes ont également participé au projet en tant que consultants comme Jeffrey Levy qui a travaillé notamment pour Google et Twitter.

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