Polygon (MATIC)

Caractéristiques de Polygon

Le réseau Polygon est un agrégateur de solutions de scalabilité pour Ethereum. Son jeton natif est le MATIC.

C’est une blockchain de deuxième couche qui vient se superposer à Ethereum pour l’aider à supporter le réseau grandissant d’utilisateurs qu’il doit satisfaire.

Sa principale raison d’être est ainsi d’augmenter la scalabilité du réseau Ethereum. Son équipe de développement travaille sur la mise à l’échelle constante d’un réseau qui se veut être le nouvel Internet décentralisé.

Contrairement à d’autres protocoles, les détenteurs du projet Polygon font le choix d’une approche à multiples solutions.

L’équipe ne veut pas se spécialiser mais au contraire proposer un maximum de solutions de mises à l’échelle du réseau Ethereum.

L’équipe compte déjà plus de 150 personnes qui travaillent sur le projet avec des équipes indépendantes qui s’occupent chacune d’une solution différente.

Quelle est l’histoire du MATIC et de sa blockchain ?

La blockchain Polygon a été pensée et créée par un groupe d’entrepreneurs indiens.

L’équipe a d’abord beaucoup travaillé sur le projet Ethereum avec la mise en place du Plasma MVP, du protocole WalletConnect ou encore du moteur de notifications Dagger.

Puis ceux-ci, passionnés par le potentiel d’Ethereum mais constatant son manque de scalabilité, vont lancer l’initiative MATIC Network en fin d’année 2017.

C’est en octobre 2017 que le projet débute réellement avec une première vente privée du token MATIC.

Puis c’est en avril 2019 qu’a lieu le lancement officiel avec une première cotation du jeton MATIC autour de 0,003$.

A l’origine baptisé MATIC Network, le projet est renommé Polygon en février 2021. A travers ce nom, les dirigeants ont voulu signifier leur volonté de faire du projet une solution de mise à l’échelle multi approches.

Les Tokenomics du projet

La vente privée initiale ayant eu lieu en 2017 a permis de délivrer 3,8% de l’offre maximum de MATIC.

Ensuite, en avril 2019 ce sont 19% des tokens initiaux qui ont été mis à la vente au prix de 0.00263, ce sont ainsi 5 millions de $ qui ont été récolté lors du listing.

Au total ce sont 10 milliards de tokens MATIC qui constitueront la supply max du projet.

16% ont été réservés à l’équipe de développement et 4% aux conseillers autour du projet.

12% sont prévus pour récompenser les opérateurs du réseau.

21,86% sont dédiés à la fondation Polygon et 23,33% à l’ensemble de l’écosystème.

Tous les tokens MATIC seront distribués à la fin de l’année 2022 selon le plan d’émission du whitepaper.

Quelle technologie utilise Polygon ?

Le projet Polygon ne propose pas une solution technologique comme d’autres le font pour améliorer la scalabilité d’Ethereum.

L’équipe propose un panel de fonctionnalités pour contourner les problèmes que rencontre Ethereum dans sa mise à l’échelle.

A l’image de Google qui ne peut pas être catégorisée comme une entreprise qui gère seulement un moteur de recherche mais offre un panel de solutions de plus en plus large (Google Drive, Google Meet).

Evidemment, l’apport le plus visible de Polygon et le plus utilisé par le grand public reste sa chaîne de blocs du même nom.

Celle-ci fonctionne en Preuve d’Enjeu (POS) et possède déjà plus de 100 validateurs, ce qui en fait l’une des blockchains de seconde couche les plus décentralisées. Les utilisateurs peuvent ainsi staker leurs MATIC pour obtenir un rendement en échange.

Le temps de validation des blocs y est relativement rapide avec un délai moyen de confirmation de deux secondes.

La blockchain est bien plus scalable qu’Ethereum et ses défenseurs annoncent un débit pouvant atteindre les 65 000 transactions par seconde à son maximum.

A l’image de son aîné Ethereum qui a mis en place le hard fork London à partir d’août 2021, Polygon a fait sa mise à jour EIP-1559 en ce début d’année 2022. Cette nouvelle mise à jour permet de brûler une partie des frais de transaction.

Polygon, l’allié le plus fidèle d’Ethereum

Polygon est intrinsèquement lié à Ethereum, et c’est un choix délibéré de ses créateurs qui sont convaincus qu’Ethereum est le protocole qui servira de base absolue pour l’Internet de demain.

Sandeep Nailwal, l’un des fondateurs de Polygon, compare d’ailleurs Ethereum au protocole TCP/IP des communications entre ordinateurs : ce n’était peut-être pas le meilleur protocole mais son effet de réseau a joué en faveur de son adoption aux dépend des autres protocoles.

Plus que de travailler sur différentes blockchains, l’équipe de Polygon se diversifie en essayant d’apporter un maximum de solutions différentes au manque de scalabilité d’Ethereum.

Ainsi, en plus de sa blockchain fonctionnant en Proof of Stake et compatible avec l’EVM (Ethereum Virtual Machine), Polygon propose d’autres solutions.

L’entreprise met à disposition son SDK Polygon, qui est un kit de développement logiciel permettant de créer sa propre blockchain.

Elle offre aussi une blockchain (Avail) de « disponibilité des données » qui permet de scaler davantage les rollups.

Polygon a également mis le pied dans l’industrie des ZK Rollups en faisant l’acquisition pour 250 millions de $ d’Hermez (HEZ).

Hermez est une technologie « Zero knowledge » (preuve à divulgation nulle de connaissance) qui permet de regrouper un grand nombre de transferts hors chaîne en une seule transaction, en utilisant des preuves à connaissance nulle.

Ensemble des solutions proposées par Polygon pour améliorer la scalabilité d'Ethereum
L'ensemble des solutions proposées par Polygon pour aider Ethereum à se mettre à l'échelle

Ci-dessus l’ensemble des solutions que Polygon propose pour améliorer la scalabilité d’Ethereum

Evidemment, la mise à jour d’Ethereum 2.0 pourrait quelque peu changer la donne pour Polygon qui mise tout sur le même cheval.

Malgré tout, Vitalik Buterin lui même a avoué que même après le passage à Ethereum 2.0, son réseau aurait toujours bien besoin de solutions de seconde couche comme Polygon.

Membres de l’équipe

Sandeep Nailwal

Ancien Dirigeant d’une start-up de web2.0 en 2015, il a également une solide expérience dans le monde du développement informatique et de la programmation.

Il a été le PDG de Scopeweaver et le directeur technique de Welspun Group.

Jaynti Kanani

Lui aussi spécialisé dans le domaine infirlmatique il était développeur full-stack et ingénieur blockchain avant d’entamer l’aventure Polygon.

A ce titre, il a travaillé comme data scientist chez Housing.com

Anurag Arjun

Contrairement à ses comparses il n’a pas de passé de programmeur à son actif.

Il a pour sa part travaillé en tant que chef de produit chez IRIS Business, SNL Financial, Dexter Consultancy ou encore Cognizant Technologies.

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