Fiscalité du trader particulier : 4 étapes pour éviter les pièges

Fiscalité du trader particulier : 4 étapes pour ne pas se faire piéger

On sort un peu de l’analyse technique aujourd’hui, pour s’intéresser à un aspect qui compte dans le calcul de vos gains : ce que l’État va vous prendre ! Il ne sert en effet à rien d’avoir sué pour être rentable, et se voir tout confisquer, ou presque, parce qu’on n’avait pas anticipé les exigences fiscales…voici comment éviter les pièges.

1 – Les bases à connaitre

Il faut déjà savoir qu’en France, il n’est pas possible pour une personne seule (particulier ou professionnel) de gérer le portefeuille ou le capital d’une autre. En effet, les exigences de l’AMF en la matière sont drastiques et nécessitent des moyens financiers énormes, accessibles seulement aux banques et fonds d’investissement (je m’étais renseigné à une époque où des personnes, ayant vu mes résultats, voulaient absolument me confier la gestion de leur capital : les conditions sont hallucinantes).
Trader en France c’est trader pour soi uniquement. Sauf si vous travaillez dans une institution agréée bien sûr.
Rien ne vous empêche d’aller voir ailleurs si cela vous pose problème, le monde est vaste et mérite d’être découvert… 🙂

Ensuite, sachez que pour un trader actif, la récente taxe sur les transactions financières n’est nullement décourageante. Plus d’infos sur un article que j’ai écrit sur le sujet ici.

2 – Deux types de fiscalité : trader occasionnel ou pro

Trader occasionnel:

Vous réalisez des opérations boursières de temps en temps. Vous êtes donc soumis à une fiscalité ordinaire pour une simple gestion de votre patrimoine privé.

Vous allez par conséquent devoir payer l’impôt sur les plus-values. Le montant varie selon votre situation fiscale globale.  Voici un article très bien fait du blog de B for Bank, sur le sujet :  http://blog.bforbank.com/fiscalite/tag/plus-values-mobilieres/.
En gros, comptez environ 24% de taxation.

Trader Actif, Forex, Day Trading:

Vous êtes négociateur de valeurs, indépendant et à temps plein exerçant à titre habituel des transactions sur les contrats à termes d’instruments financiers. En France, il sera considéré comme trader professionnel toute personne réalisant régulièrement des opérations d’achat et de vente.

Dans ce cas, vous êtes soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Vous devrez déclarer des bénéfices non commerciaux (BNC) et un statut professionnel (entreprise individuelle par exemple).

  • Paiement de l’impôt sur les bénéfices entre 15 et 30%
  • Paiement de l’impôt sur les dividendes après déduction d’un abattement de 34% (pour les actions)
  • Charges sociales taxées à hauteur de 10 à 15%

Bilan : entre 25 à 45% de vos plus values. Sachez cependant que si vous optez pour le régime dit « réel » vous pourrez déduire vos frais liés à l’activité (ordinateurs, local…)

3 – Consultez votre inspecteur des impôts local : c’est gratuit

Pour être tranquille et éviter les mauvaises surprises, il vous faut impérativement contacter votre fisc local. En effet, il n’y a pas de réponse « type » à ce jour : votre situation est unique, elle dépend de votre statut professionnel (EI, EURL…) les instruments que vous tradez (actions, forex…), mais aussi les montants.
Vous pourrez obtenir une réponse écrite qui fera foi et vous protégera en cas de litige.

4 – Vous débutez ? Rien ne presse…

Si vous débutez, notez ce billet dans un coin de vos favoris pour y repenser le temps venu, mais ne vous prenez pas la tête pour le moment ! En effet l’imposition se fait sur les BENEFICES. Cela veut dire qu’il faut déjà, qu’après un an de trading, vous soyez en positif pour commencer à y songer !
Alors ne mettez pas la charrue avant les boeufs, entraînez-vous sur compte démo, concentrez-vous sur votre apprentissage. Si vous débutez, vous avez au moins 1 an, voire deux, avant de devoir réellement vous poser la question de la fiscalité.

Je n’espère qu’une chose pour vous : qu’elle se posera bien ! 🙂

À très bientôt,

Sylvain.