FCPI : comment soutenir l’innovation en France, en réduisant ses impôts ?

FCPI : comment soutenir l’innovation en France, en réduisant ses impôts ?

Faisant partie de la grande famille des OPCVM, les FCPI sont des fonds communs de placement, dont au moins 60 % des valeurs mobilières détenues dans leur portefeuille sont émises par des sociétés « innovantes ».

Quels avantages ? Quels risques ? Suivez la guide :

Info : cet article a été écrit par Eva, qui intègre les rangs de EnBourse comme rédactrice financière, et publiera de temps en temps.
Souhaitons lui la bienvenue !
Vous pouvez l’interpeller dans les commentaires, comme avec moi.

Qu’est-ce qu’une société innovante ?

Une société innovante est une PME non cotée sur les marchés réglementés (ni en France ni à l’étranger). Elle emploie moins de 2.000 employés, et consacre une partie de son budget à la recherche et au développement : développement durable (dans ce cas on parle de FCPI Innovation Durable), nouvelles technologies…

En principe, c’est l’agence publique Oséo qui se charge de distribuer le label de « société innovante », aux entreprises concernées. Ce label peut être délivré automatiquement (c’est-à dire sans le recours de l’Oséo), si les sociétés investissent une grande part de leur budget dans la recherche.

Mais  ce dernier n’est pas toujours suffisant, et ces PME ont besoin de l’aide des investisseurs pour mener à bien leurs recherches. Pas besoin d’être un scientifique donc, pour faire partie de l’un de ces projets, il suffit d’investir pour soutenir ces avancées et apporter sa pierre à l’édifice du progrès.

Les avantages fiscaux des FCPI :

En achetant des parts de FCPI, vous pourrez soustraire 18 % du montant de  votre investissement à valoir sur l’impôt sur le revenu de l’année suivante.

Le montant est plafonné, mais vous pouvez tout de même aller jusqu’à 2.160 € pour un célibataire et à 4.320 € pour un couple.

De plus, à la sortie du fonds, les plus-values sont exonérées d’impôts (hors prélèvements sociaux), à condition de garder vos parts au minimum 5 ans.
Plus d’infos ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_commun_de_placement_dans_l%27innovation

Vous pouvez aussi réduire l’impôt de solidarité sur la fortune grâce à un abattement compris entre 30 % et 80 % du montant de l’investissement lors de la souscription.

Ce taux d’abattement est calculé sur le montant de l’investissement après déduction des frais de souscription, et en fonction du nombre de valeurs du FCPI investi dans les sociétés innovantes.

Notez cependant que cet abattement est plafonné à 18.000 € maximum par an et par foyer.

Si vous achetez de nouvelles parts dans l’année, vous bénéficierez à nouveau d’un abattement de 18 % de l’impôt sur le revenu pour l’année suivante. Il en va de même pour l’abattement sur l’ISF.

Vous pouvez trouver des FCPI en commençant par des recherches en ligne, voici par exemple un site qui commercialise en courtage des FCPI : http://www.mes-fcpi.fr/

Pour quels risques ?

Il n’y a aucune garantie concernant le rendement du placement, puisqu’il est impossible de savoir à l’avance si les sociétés se développeront, on non, grâce à leurs recherches « innovantes ».

Pour garder les avantages fiscaux, il faut détenir les parts de FCPI au moins 5 ans, au risque de se voir réclamer le montant des abattements successifs par les administrations fiscales.

La valeur liquidative d’un FCPI est publiée seulement deux fois par an (en juin et en décembre), ce qui rend particulièrement difficile l’estimation de sa performance.

Enfin, il faut savoir que les fonds sont bloqués pendant au moins cinq ans. Passé ce délai, il est préférable d’attendre la liquidation du fonds pour éviter des frais supplémentaire pour retrait anticipé. De plus, n’existant pas de marché secondaire pour les parts de FCPI, il est très difficile de les revendre.

En conclusion, on n’achète pas des parts de FCPI pour la sécurité de son investissement.

Et même si la fiscalité est avantageuse, il existe également d’autres placements moins risqués et présentant des avantages fiscaux similaires. Mais aucun d’entre eux ne permet d’être d’aider autant la recherche et l’innovation.
Et… imaginez que l’une de ces sociétés fasse la découverte du siècle ?

Eva G.
Rédactrice financière pour EnBourse