Eiffage vise une croissance à l’international

Eiffage vise une croissance à l’international

Le groupe français champion du BTP (il est le 3e en France, et le 5e en Europe), a décidé d’élargir les frontières de son activité.
Vers quel pays ira-t-il ? Et quelle est sa stratégie pour décrocher de nouveaux contrats ?

Dans quels pays le groupe français compte-t-il étendre son activité ?

Eiffage ne veut pas aller en Chine. Le directeur général de l’entreprise, Pierre Berger, estime qu’il y a déjà beaucoup à faire, sans avoir besoin de suivre cet engouement pour les pays asiatiques.
Il a donc jeté son dévolu sur des pays moins éloignés comme l’Afrique et le Moyen-Orient.
D’ailleurs, les Quataris ont déjà visité le stade Pierre-Mauroy, à Lille, et son fabuleux toit mobile.

Selon les propres mots du directeur général d’Eiffage, ses visiteurs en sont même restés « babas ». C’est donc une très bonne nouvelle, surtout sachant que la coupe du monde de football en 2022 se déroulera au Quatar : il y a donc de bonnes chances (même si l’affirmer serait se précipiter), de penser que les Quataris soient favorablement disposés à confier la construction du stade qui accueillera la compétition, au groupe français.

Si Pierre Berger choisi de se tourner plus volontiers vers ces pays, c’est avant tout pour se tenir à l’écart le plus possible de la féroce concurrence des entreprises qui sont déjà bien en place en Asie. De plus, il préfère assurer un périmètre stable, non loin de l’hexagone qui abrite plus de 80 % de son activité.

Des travaux haut de gamme

Mais de la concurrence évidemment, il y en a partout.
Il va donc falloir au groupe de construction se démarquer le plus rapidement possible des autres.

Encore une fois, Pierre Berge vise loin : parier sur les forces de l’entreprise à savoir, la construction haut de gamme, qui est l’une des spécialités du groupe en particulier pour les constructions métalliques (dans ce domaine, c’est même le premier groupe au niveau européen).

L’avantage de cette stratégie c’est évidemment qu’elle s’appuie sur le fait que ce type de construction n’est possible qu’à partir du moment où l’on dispose de connaissances techniques très poussées et très particulières, ce qui n’est évidemment pas le cas de toutes les sociétés de BTP.

Le groupe Eiffage en chiffres :

En 2013, le chiffre d’affaires annuel du groupe a atteint plus de 14 milliards d’euros, pour un résultat net de 2,5 millions d’euros.

Le groupe de construction emploie près de 70.000 personnes et 80 % d’entre eux possèdent près d’un tiers de ses titres financiers.

Enfin, sa valeur boursière est estimée à environ 5 milliards d’euros et le prix de son action à l’heure où j’écris ces lignes est à un peu plus de 54 €.

Pour finir…

Si la stratégie d’exportation de Pierre Berger porte ses fruits et que le groupe continue à signer de nombreux contrats en Afrique et au Moyen-Orient, son avenir semble assuré.

L’enthousiasme dont fait preuve le personnel dirigeant est largement communicatif et laisse entrevoir que peut-être, la valeur des titres pourra augmenter sur le moyen, puis sur le long terme (voire, pourquoi pas, le très long terme), en même temps que l’activité de la firme se développera à l’étranger.