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Fonds spéculatif – Hedge Fund

Un fonds spéculatif – en anglais hedge fund, parfois nommé en français fonds de gestion alternative, fonds d’investissement alternatif ou pour coller au plus près de l’anglais : fonds de couverture – est un type de fonds regroupant l’argent de clients et recourant à des méthodes alternatives, non traditionnelles, en vue de dégager un rendement alpha, c’est-à-dire supérieur au marché. Le rendement du S&P 500 représente d’ordinaire le « marché » et fait ainsi office de critère de comparaison.

Dans la plupart des États, seuls les investisseurs accrédités répondant à de strictes exigences financières sont autorisés à investir dans des fonds spéculatifs. Aux États-Unis, un investisseur accrédité doit, selon la SEC, disposer d’un patrimoine d’au moins un million de dollars (exclusion faite de la demeure principale) ainsi que d’un revenu annuel supérieur à 200 000 $.

L’avantage principal sur lequel reposent les fonds spéculatifs vis-à-vis de fonds d’investissement classiques relève d’une moindre réglementation. Cette plus grande souplesse légale permet à de tels fonds de déployer des stratégies d’investissements bien plus variées, et parfois nettement plus agressives.

Milliardaires gérants de Hedge Fund – Source Bloomberg

Les origines du hedge fund

Le premier hedge fund fut créé en 1949 par l’investisseur australien Alfred Winslow Jones. Sa stratégie consistait alors à couvrir les positions longues (c’est-à-dire acheteuses) d’un portefeuille d’actions qu’il désirait maintenir à long terme. Pour ce faire, il initiait des positions courtes (ou ventes à découvert) sur certaines actions.

Cette stratégie initiale est à l’origine du nom anglais hedge fund et de sa traduction littérale par fonds de couverture. Cependant, les stratégies actuelles employées par les fonds spéculatifs sont bien plus variées que la simple couverture de portefeuilles d’actions. Aussi le terme hedge– couverture – est-il devenu quelque peu trompeur pour qualifier la nature véritable des fonds spéculatifs contemporains.

Quelques années plus tard, en 1952, Jones transforma le statut juridique de son fonds. D’un partenariat général, il en fit un partenariat limité (aussi nommé « société en commandite ») ; en outre, il ajouta à ses services des honoraires incitatifs s’élevant à 20 % de la performance réalisée par son fonds.

La nature spécifique de cette structure – une société en commandite disposant d’honoraires incitatifs, employant des stratégies de ventes à découvert ainsi qu’un effet de levier – forme le canevas originel de ce que l’on nomme de nos jours un hedge fund.

Dans le courant des années 1960, le hedge fund de Jones démontra sa supériorité vis-à-vis des meilleurs fonds mutuels d’investissement, « sur-performant » ces derniers de plus de 40 % sur 5 ans, et de plus de 80 % sur dix ans. Et ce en dépit d’honoraires particulièrement élevés…

Un article de Fortune présenta ces résultats à un large public, et l’intérêt pour les fonds spéculatifs sous leur forme moderne se répandit rapidement. En moins de trois ans, non moins de 130 fonds spéculatifs furent créés, dont le Quantum Fund de George Soros et celui de Michael Steinhardt, qui comptent parmi les plus illustres « magiciens des marchés ».

À ce jour, en début 2020, on dénombre plus de 10 000 fonds spéculatifs dans le monde, pour un montant total d’actifs sous gestion supérieur à 3 trillions de dollars.

Croissance en dollars des actifs sous gestion des fonds spéculatifs – Source : Barclay

Stratégies des fonds spéculatifs contemporains

Alors que les fonds d’investissements traditionnels se cantonnent le plus souvent à des positions acheteuses sur quelques classes d’actifs ordinaires, telles que les actions, les obligations et les biens fonciers, la gestion alternative qu’offrent les fonds spéculatifs présente une grande variété de stratégies, longues et courtes, pour toutes sortes d’actifs.

Outre les marchés d’obligations, d’actions et des biens fonciers, un fonds spéculatif peut potentiellement opérer sur les matières premières, les devises, les indices et les taux d’intérêt, à la hausse comme à la baisse, au moyen de toutes sortes de produits dérivés, tels que les contrats à terme et les options, des plus simples aux plus complexes et aux plus opaques. Un gérant de fonds spéculatif est en fin de compte uniquement limité par son mandat. Tout actif est donc susceptible de figurer au sein de son champs d’opérations. Bien entendu, il est également possible pour le gérant de concevoir des produits financiers singuliers, spécifiques à son fonds.

Les stratégies les plus couramment utilisées sont les suivantes :

– Les stratégies longues et courtes sur actions (Long/Short Equity) ; elles consistent à joindre à la stratégie classique d’achat d’actions prometteuses des ventes à découvert d’actions jugées fragiles.

– Les stratégies fondées sur des catalyseurs, c’est-à-dire des évènements spécifiques (Event-Driven) ; par exemple, les annonces de banques centrales relatives à aux taux directeurs, ou un évènement de nature politique, comme une élection, ou de nature entrepreneuriale, comme la lancée d’un nouveau produit.

– Les stratégies d’arbitrage, consistant à exploiter des différences des prix pour un produit similaire entre des marchés différents.

– Les stratégies macro, basées sur des données macro-économiques telles que les taux d’intérêts, le taux d’imposition, les politiques commerciales, etc.

– Enfin, les stratégies de couverture classiques (Hedging or Neutral Market), permettant de neutraliser l’exposition de son portefeuille ou de son activité entrepreneuriale aux fluctuations des prix d’un bien produit ou à l’inverse d’une matière première nécessaire à son industrie. Par exemple le pétrole pour son producteur, ou le sucre pour les confiseurs.

Coûts et risques spécifiques

Les frais de gestion des hedge funds sont typiquement de 2 % des actifs sous gestion auxquels s’ajoutent 20 % sur les profits générés. Toutefois ce standard moyen fluctue nettement selon les conditions de marché et les performances individuelles de chaque fonds. Par exemple, les honoraires du fonds de Steve Cohen, SAC Capital, s’élèvent à 3 % du montant de l’actif sous gestion en plus des 50 % du profit engrangé.

Désormais, le plus souvent, les fonds spéculatifs actuels n’ont pas pour vocation de couvrir leurs clients contre les fluctuations de prix, bien que cela demeure une stratégie possible. Tout au contraire, les fonds chercheront à exploiter au maximum la volatilité des prix. Cette entreprise de maximisation des profits constitue tout à la fois le plus grand atout et le plus grand risque de la gestion alternative.

Les fonds spéculatifs tendent à être moins diversifiés que les fonds traditionnels, précisément afin de générer un rendement alpha, décorrélé du marché. Investir dans une telle structure requiert également le maintien de ses actifs au sein du fonds durant plusieurs années. Enfin, l’utilisation d’un effet de levier, parfois excessif, peut conduire à amplifier les gains comme les pertes. Pour toutes ces raisons, les fonds spéculatifs sont en règle générale des véhicules d’investissements plus risqués que les fonds mutuels classiques.