Demande mondiale de pétrole : les prévisions n’ont pas évolué.

Demande mondiale de pétrole : les prévisions n’ont pas évolué.

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a rendu son rapport mensuel au travers duquel elle confirme ses prévisions concernant la demande internationale de pétrole. De son côté, l’OPEP confirme ces résultats, et parle du déblocage des ports en Lybie…



L’équilibre de la demande se maintiendra

Malgré une baisse des prévisions pour la demande en Russie (estimée à environ 55.000 barils par jour en moins), l’équilibre de la demande mondiale reste inchangé.
Cela provient en partie d’une hausse des prévisions pour les pays asiatiques, ainsi que d’un retour de la croissance aux États-Unis.

De plus, l’AIE prévoie aussi que la moyenne de la demande mondiale pourrait bien battre des records cette année et dépasser les 92 millions de barils par jour.

Ces estimations sont également confirmées par l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétroles (OPEP).

Une reprise de la production attendue cette année en Lybie

Suite au « quasi » déblocage (un accord est toujours en cours) pour des ports de Lybie, Abdallah Salem Al-Badri (secrétaire général de l’OPEP), a fait savoir que la production du pays pourrait à nouveau dépasser le million de baril dans un futur proche.

Il faut savoir que le blocage de certains ports de l’État, orchestré par un groupe de rebelles pendant 9 mois, a largement contribué à diviser par quatre la production habituelle du pays.

Il faudra donc quelques mois avant de pouvoir atteindre le même rythme de production qu’auparavant, mais le secrétaire général de l’OPEP a affirmé qu’une période d’environ deux mois devrait être suffisante pour dépasser le premier million de barils produits.

À quoi sert l’AIE ?

L’AIE est une organisation indépendante, dont le siège se trouve à Paris et qui a été créée au sein de l’OCDE (Organisation de coopération et de Développement Économique), après le choc pétrolier de 1974.
C’est elle qui organise le bon déroulement des opérations de politique énergétique entre les pays de l’OCDE (28 au total).

L’une de ses tâches principales est d’assurer l’approvisionnement de ces pays en pétroles et autres ressources énergétiques.
Elle effectue aussi des analyses portant sur tous les secteurs énergétiques en dehors du nucléaire. Ce dernier domaine est confié à une autre organisation : l’AIEA (Organisation Internationale de l’Énergie Atomique).

Et l’OPEP ?

L’OPEP est une organisation qui regroupe plusieurs pays producteurs majeurs de pétrole (notamment le Quatar, la Lybie, ou encore, les Émirats Arabes-Unis). Son siège social se trouve dans la capitale autrichienne : Vienne.

Cette organisation a pour but de s’occuper de toutes les négociations concernant le prix du baril, la production, etc. auprès des compagnies pétrolières. C’est ce que l’on appelle un « cartel ».
De cette manière, les pays producteurs, en s’associant, peuvent avoir plus d’influence sur le cours du pétrole au niveau mondial.

Et de l’influence, ils en ont : il faut noter que ces pays détiennent à eux seuls presque la moitié de la production mondiale de pétrole et près de 80 % des réserves naturelles d’or noir.

Pour finir, nous dirons que cette influence toujours grandissante (en plus des problèmes écologiques environnementaux) est l’une des raisons principales qui poussent de nombreux pays à se tourner assidûment vers la recherche de nouvelles ressources énergétiques. Mais pour l’instant, la demande n’est pas encore prête à faiblir !