CGG Veritas : changements au conseil d’administration et baisse de la note S&P

CGG Veritas : changements au conseil d’administration et baisse de la note S&P

À la fin du mois de mars dernier, le Président du conseil d’administration de l’entreprise, Robert Brunck, a demandé une réunion spéciale du conseil.
Deux décisions essentielles ont été décidées pour l’avenir de l’entreprise au cours de cette réunion. À cela s’ajoute un changement de note attribuée au groupe, de la part de l’agence de notation Standard & Poor.

Le changement de Président du conseil d’administration.

Rémi Dorval, actuellement administrateur au sein du conseil prendra la place de l’actuel Président, Robert Brunck.
En effet, ce dernier ne pourra plus exercer la fonction qu’il occupait jusqu’à présent en raison de son âge, qui atteint la limite autorisée par les statuts de CGG Veritas pour ce poste.

Rémi Dorval, ayant fait l’unanimité auprès de ses pairs, prendra donc ses nouvelles fonctions dès le début du mois de juin prochain, le jour de la prochaine assemblée générale du conseil d’administration.

Notons également que le mandat de l’actuel Directeur général de l’entreprise, Jean-Georges Malcor, sera reconduit pour trois ans supplémentaires, durant cette même assemblée.

Les nouvelles conditions sur la détention de titres des administrateurs

Il y a quelques mois, le Comité de Rémunération et de Nomination avait suggéré au Conseil d’administration d’établir certaines conditions relatives à la détention d’actions de ses administrateurs.
Celui-ci a donc profité de la réunion du 26 mars pour prendre sa décision définitive : ses administrateurs disposent à présent de deux années pour investir au minimum dans 5.000 actions CGG Veritas chacun.

Le montant de ces titres correspond à une année de leur rémunération comme administrateur du conseil (ce que l’on appelle les « jetons de présence »).

S&P baisse la note CGG

Cet après-midi, l’agence de notation Standard & Poor a fait part de se décision concernant la baisse de la note du groupe CGG Veritas.
Jusqu’à présent, le spécialiste du domaine sismique bénéficiait d’un BB-, descendue aujourd’hui à B+.

La première raison invoquée dans le communiqué de l’agence de notation est l’importance de la concurrence présente dans le secteur.
Autre raison invoquée justifiant la baisse de la note à B+ : les fluctuations du prix du baril de pétrole. Cette volatilité inquiète l’agence de notation par rapport aux possibilités de CGG de couvrir ses dettes, puisque la société dépend directement des investissements faits par les groupes pétroliers.

Que faut-il penser du titre ?

Au mois de février dernier, le titre chutait d’environ 8 % suite à des résultats annuels décevants.

Le Directeur Général de l’entreprise s’est fixé trois objectifs :
– Réduire les frais fixes pour augmenter la marge opérationnelle de la société
– Réduire ses dettes
– Et bien sûr, augmenter sa rentabilité

Mais pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si sa stratégie fonctionnera dans un avenir proche, malgré de nouveaux contrats potentiels.
De plus, la baisse de la note par Standard & Poor n’augure toujours rien de vraiment encourageant pour l’instant, puisqu’elle indique une dette spéculative.

Cependant, si Jean-Georges Malcor réussit son pari et qu’il atteint les objectifs qu’il s’est fixés, les plus-values sur le moyen terme peuvent être intéressantes. En attendant, seuls les spéculateurs semblent pouvoir tirer profit de la situation.