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Qu’est-ce qu’un fork crypto ?

Le terme fork crypto est très utilisé dans le jargon de la cryptosphère. Et pour cause : les forks de blockchains sont inhérents à la technologie en elle-même.

Cependant, plusieurs nuances existent pour cette même définition. Certains sont volontaires, d’autres involontaires, une partie est issue d’un contentieux, parfois il s’agit juste d’une mise à jour.

Cet article a pour but d’en saisir les nuances à travers quelques notions clés et en évoquant deux exemples très marquants pour la cryptosphère.

Sommaire

Fork crypto

Fork crypto : définition

Un fork a lieu lorsque une blockchain diverge en deux états différents. Cela revient à dire que deux groupes ont un point de vue différent sur l’état à un instant T d’une blockchain.

Chacun défend son point de vue et il n’y a dès lors pas un seul consensus sur l’état de la blockchain mais plutôt deux consensus aux avis divergents.

Bien que l’on pense souvent que ce soit une situation exceptionnelle, en réalité cela arrive très fréquemment sur de nombreuses blockchain.

C’est même tout à fait normal, cela fait partie intégrante du processus classique de mise à jour d’un consensus blockchain. Ne serait-ce que sur Bitcoin, des forks ont lieu tous les jours sur le réseau.

La raison pour laquelle personne ne s’en aperçoit, c’est que ces mini forks sont en général très vite résolus selon le principe de la chaine la plus longue.

Ces « mini forks » sont à mettre en relation avec le temps de propagation entre les nœuds du réseau. En effet, dans un très court laps de temps deux nœuds éloignés l’un de l’autre peuvent avoir trouvé la solution du bloc suivant.

Cependant, ils n’ont pas toujours réciproquement l’information qu’un autre a trouvé la solution. Les nœuds autour des « vainqueurs » s’accordent alors à dire que leur nœud voisin a trouvé seul la solution et ils commencent à chercher la solution du bloc suivant celui qui vient d’être trouvé.

Dès lors, une course s’engage entre les deux chaines : quand l’une des deux chaînes trouve un bloc plus rapidement que l’autre, la majorité des nœuds qui en prennent connaissance vont se rallier à la chaîne la plus longue.

Ainsi, comme les validateurs ne veulent pas travailler « dans le vide » en cherchant des solutions à une chaîne qui est inférieure à son homologue, il admettent très vite que la chaîne la plus longue est celle qui fait consensus.

Ayant donc plus de puissance de calcul, la chaîne « maîtresse » s’agrandit plus vite que son homologue et l’ensemble des validateurs finissent par se rendre compte que c’est la seule chaîne qui vaille.

Ce genre de scénario quotidien est nécessaire à l’établissement d’un consensus du réseau. Il sont imperceptibles pour l’utilisateur lambda puisqu’ils ne durent rarement plus que quelques secondes à quelques minutes selon les blockchains.

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Hard fork vs soft fork : les différences

Si le terme de fork crypto est désormais plus clair, il convient également de dissocier deux analogies qui sont souvent opposées : le soft fork et le hard fork.

Le soft fork est, comme son nom l’indique, un changement de consensus en douceur. Il s’agit le plus souvent d’un changement dans les paramètres de la blockchain qui ne nécessite pas de séparation en deux.

Le soft fork est rétro compatible : il n’engendre normalement pas d’embranchement de la blockchain, tout du moins si la majorité du réseau vient à suivre les nouvelles règles de consensus.

On peut dire qu’un soft fork est essentiellement restrictif : il ajoute de nouvelles règles qui sont limitatives par rapport aux précédentes. Il peut s’agir par exemple de faire passer la taille des blocs de 1Mo à 500Ko.

Le plus souvent le soft fork doit être choisi par les validateurs pour être définitivement actif. Ce n’est que lorsque une majorité de la puissance de validation s’est mise à utiliser les nouvelles règles de consensus que l’on peut dire que le soft fork est adopté.

C’est ainsi que la plupart des récentes mises à jour de Bitcoin ou Ethereum ont eu lieu par exemple. SegWit est d’ailleurs sûrement le plus connu de tous les soft fork de Bitcoin puisqu’il a indirectement entraîné le hard fork vers Bitcoin Cash.

A l’opposé du soft fork il y a donc le hard fork. Un hard fork peut être une mise à niveau volontaire et unanime de la blockchain. Dans ce cas, tout le monde suit la nouvelle chaîne et l’ancienne chaîne meurt très vite, faute d’intérêt.

Mais plus souvent, un hard fork est provoqué par la divergence des règles de consensus entre deux groupes. Un contentieux oppose alors deux parties de la communauté qui ont un profond désaccord ne pouvant pas être réglé.

Dans ces cas là, les deux blockchains se séparent et les deux survivent en parallèle avec leurs propres nœuds, leurs propres validateurs et leur propre communauté.

Bien souvent, l’une des deux prend largement le pas sur l’autre au bout de quelques temps.

Ethereum Classic et Bitcoin Cash : exemples de hard fork

Dans l’histoire des forks blockchain, les deux suivants font certainement partie des plus marquants :

  • Le fork d’Ethereum en 2016. Suite au hack de The DAO ayant vu 5% des ethers se faire siphonnés, une majorité d’acteurs, y compris Vitalik Buterin, s’est soulevée pour prôner un fork d’Ethereum.

Mais une minorité est restée attachée à conserver le code tel qu’il était après le hack. Une scission s’est faite entre les deux communautés avec d’un côté la nouvelle chaîne Ethereum sans trace du hack et de l’autre la blockchain originelle renommée Ethereum Classic.

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  • Le fork de Bitcoin en 2017. Pendant des années le débat sur la taille des blocs de Bitcoin fit rage. Les défenseurs du code originel souhaitaient entériner une taille de bloc maximum de 1Mo.

Tandis qu’une autre partie des bitcoiners soutenaient une augmentation de la taille de ceux-ci pour améliorer la scalabilité de Bitcoin. En effet, avec de plus gros blocs, il y a plus de transactions dans chacun d’eux, et donc la vitesse du réseau s’en trouve améliorée.

Cependant, comme les partisans du 1Mo l’ont argumenté, une augmentation de la taille des blocs peut aussi passer par une perte de décentralisation avec des nœuds qui coûtent plus chers à entretenir.

Finalement, les défenseurs d’une augmentation de la taille des blocs ont créé leur propre fork : Bitcoin Cash. Celui-ci a fait passer les blocs à 8Mo puis à 32 Mo. Toutefois, il a fini par perdre en reconnaissance au fil du temps pendant que Bitcoin continuait d’attirer des adeptes.

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Ces forks reconnus ne sont pas des cas isolés et certains opportunistes ont même essayé de créer des forks à volonté pour profiter de la duplication des tokens.

C’est notamment le cas de Bitcoin Gold ou Bitcoin Diamond qui ne sont que de pâles copies de l’original ayant essayé de surfer sur la mode des forks.

Il faut également noter que par extension on appelle aussi fork une DApps qui a copié le code, ou en tout cas une grande partie du code, d’une autre DApps.

C’est par exemple le cas de SushiSwap dont on dit souvent que c’est un fork d’Uniswap, puisque le code de ce dernier a été utilisé pour créer SushiSwap.

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Rédacteur financier
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