Essayez Gratuitement
Profitez de ma formation vidéo Initiation au trading où vous allez découvrir comment devenir trader indépendant et l'importance d'être libre financièrement
Attendez ! profitez de notre formation offerte Box initiation
Non merci, pas aujourd'hui

Vous avez atteint votre limite de lecture maximale en tant qu’invité

devenez membre gratuitement

Et accédez en illimité à tous les articles d’EnBourse :

Kusama (KSM)

Kusama est la petite sœur de Polkadot, elle vise à favoriser l’interopérabilité entre les blockchains.

Sommaire

Logo Kusama au milieu de 3 mains réunies

Caractéristiques de Kusama

Kusama est une blockchain de type layer 0 à l’image de Polkadot ou de Cosmos. Ce sont des blockchains qui visent à devenir le socle commun d’un très grand nombre de blockchains différentes.

Elles prônent l’interopérabilité entre les blockchains et font office de pont entre les différents réseaux.

Kusama est en fait la petite sœur du réseau Polkadot. Elle est souvent décrite comme un « testnet » de Polkadot bien qu’elle soit tout à fait fonctionnelle et indépendante.

À lire aussi :

Les deux blockchains partagent une infrastructure et un code similaires puisqu’elles ont été créées par les mêmes équipes et la même société : Parity Technologies.

Kusama et Polkadot sont également semblables dans leur mode de fonctionnement. Les deux sont construites de manière identiques avec une chaîne centrale, « la Relay Chain« , et des blockchains satellites, « les parachains« , qui viennent se greffer autour.

En réalité la principale différence qu’il existe entre les deux réside dans la vitesse de mise à jour et le coût d’utilisation. Kusama est plus rapidement adaptable et moins chère à utiliser, ce qui en fait l’environnement parfait pour réaliser des tests grandeur nature sur un projet en développement.

Quelle est l’histoire de Kusama ?

Les prémices de la création de Kusama voient le jour dès 2015 après le lancement d’Ethereum au mois de juillet. Gavin Wood, alors cofondateur d’Ethereum, entrevoit avant beaucoup d’autres un futur qui doit devenir cross chain avec des échanges plus faciles entre chaque blockchain.

Il quitte donc la fondation Ethereum en fin d’année 2015 pour se consacrer à plein temps à son nouveau projet : Parity Technologies.

Cette société technologique est créée en octobre 2015 afin de mettre sur pied une équipe capable de donner vie à cette vision de réseaux interopérables.

Deux ans plus tard la Web3 Foundation est créée à Zoug en Suisse afin d’accompagner la croissance des deux futures blockchains.

À lire aussi :

Le mainnet de Kusama est finalement officiellement lancé en juillet 2019 après un développement de près de 4 ans. Puis en décembre de la même année, le token KSM finit par être dévoilé et listé sur les principaux exchanges.

Les Tokenomics du KSM

Une des particularités du projet Kusama c’est qu’il n’a pas connu d’ICO, contrairement à bon nombre de ses homologues. A la place, les participants aux ICO et aux ventes privées de Polkadot se sont vus remettre sous forme de airdrops un nombre équivalent de KSM par rapport au nombre de DOT qu’ils avaient déjà acquis.

À lire aussi :

Le nombre maximum de jetons KSM n’est pas fixé. Au lieu de cela, une inflation de 10% par an est prévue par le protocole. L’essentiel de cette inflation va aux validateurs du réseau et à la trésorerie du projet

En fait, si plus de la moitié de tous les KSM sont stakés, les validateurs Kusama reçoivent 100% des nouveaux jetons. Au contraire, s’il y en a moins de la moitié, une partie des récompenses d’inflation iront à la trésorerie.

A l’heure actuelle (septembre 2022) ce sont déjà 8,5 millions de tokens KSM qui sont en circulation. Il est utilisé comme monnaie pour payer les frais de transactions du réseau.

Tokenomics du KSM
Les Tokenomics du KSM

Son autre grand rôle concerne la gouvernance du projet Kusama. En effet, en tant que token de gouvernance il permet à ses détenteurs de soumettre des propositions, d’en sponsoriser ou encore de voter pour celles des autres.

Il est de plus indispensable pour maintenir une parachain. Effectivement, une certaine quantité de KSM doivent être verrouillés par les défenseurs d’une parachain pendant toute la durée d’existence de celle-ci : c’est là qu’intervient le système d’enchères de Kusama.

Quelle technologie utilise Kusama ?

Kusama a été développée à partir de Substrate, qui agit comme un kit de développement pour créer une blockchain à l’image du SDK de Cosmos. Cette base technologique, éditée par Parity, constitue également l’épine dorsale de Polkadot.

À lire aussi :

L’infrastructure de Kusama est similaire à celle de son homologue avec l’utilisation d’une technologie de sharding (= fragmentation en plusieurs chaînes).

En effet, il y a une Relay Chain qui se trouve au centre du réseau et qui a pour rôle de coordonner les différentes parachains (chaîne parallèles) qui gravitent autour de Kusama.

La particularité de l’ensemble c’est que l’emplacement des parachains est payant et qu’il s’acquiert en remportant une mise aux enchères.

Les projets qui souhaitent rejoindre Kusama doivent ainsi persuader des futurs utilisateurs de voter pour eux. Les détenteurs de KSM peuvent ainsi bloquer leur jetons afin de voter pour leur favori.

A la fin de la durée de l’enchère celui qui remporte le plus de suffrages gagne le droit de se connecter au réseau Kusama. Ceux qui ont voté pour le projet vainqueur se voient récompensés sous forme de jetons du projet en question.

Le consensus est établi grâce à un système de Nominated Proof-of-Stake(NPoS), une forme dérivée de preuve d'enjeu. Ici ce sont les possesseurs de KSM stakés (= »nominateurs ») qui choisissent les noeuds qui pourront valider les prochaines transactions.

Les avantages de Kusama

L’une des forces de Kusama c’est qu’elle bénéficie de la même base technologique que l’un des plus gros réseaux actuels : Polkadot. Elle a le soutien des équipes de Polkadot et de la Web3 Foundation qui est là pour l’accompagner dans sa croissance.

Son principal atout par rapport à son aînée reste la rapidité de ses mises à jour, un argument important pour les petits projets qui veulent croitre rapidement.

Cela est dû à la gouvernance on-chain sur Kusama qui est relativement rapide avec une période de vote et d’implémentation qui ne dure en général que 15 jours. Il faut ainsi compter 7 jours pour voter un référendum et 8 jours pour mettre en application les décisions votées.

A titre d’exemple, sur sa grande sœur Polkadot il faut compter 56 jours pour arriver au même résultat.

Les jeunes entreprises qui souhaitent se développer rapidement sont plus enclines à sacrifier un peu de sécurité et de stabilité pour gagner en vitesse de croissance. Le tout en testant son produit dans des conditions de marché réelles et non sur un testnet.

En outre, les frais sur Kusama sont moins élevés que sur Polkadot, et le kit substrate permet de gagner du temps sur le développement, ce qui optimise encore l’efficacité de l’ensemble.

Membres de l’équipe

L’équipe qui compose Kusama est la même que celle qui administre Polkadot. En d’autres termes, le projet est soutenu par beaucoup de développeurs de talents. Mais s’il ne fallait en retenir qu’un seul ce serait certainement lui :

Gavin Wood

Il est à la fois le cofondateur d’Ethereum, le fondateur de Polkadot et le fondateur de Kusama. Ces deux dernières blockchains sont en effet administrées à travers la société Parity Technologies dont il est le fondateur et CEO depuis 2015.

Il est également le fondateur de la Web3 Foundation, créée en 2017 pour soutenir la croissance de ces deux écosystèmes.

C’est aussi lui qui a codé les premières lignes d’Ethereum et qui a créé le langage Solidity. Il possède un master en ingénierie logicielle et en systèmes informatiques acquis à l’université de York au Royaume Uni.

À lire aussi :
Avatar autheur

Rédacteur financier
Publiez vos articles

Participez à la rédaction d’articles ou de vidéos et recevez des points EnBourse à échanger sur tout le site.

Articles récents