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Horizen (ZEN)

Le protocole Horizen est un parent éloigné du Bitcoin. Son objectif, à l’image de l’un de ses « parents » le ZCash, est d’assurer la confidentialité de ses utilisateurs.

Sommaire

Horizen (ZEN)

Caractéristiques de Horizen

Horizen est un système blockchain dont le jeton natif est le ZEN. Il est issu d’un fork de ZClassic. ZClassic est un fork de ZCash, lui-même fork du Bitcoin.

L’objectif principal du projet est de garantir l’intégrité et la confidentialité de ses utilisateurs. Horizen se veut totalement décentralisé.

La particularité du réseau Horizen réside dans la diversité des applications qu’elle offre.

En effet, en plus des transactions de coins, le réseau a développé des outils réels qui attirent les utilisateurs. C’est le cas par exemple d’une messagerie totalement sécurisée et cryptée permettant de discuter avec d’autres utilisateurs de la blockchain.

La plateforme est également axée sur l’évolutivité et permet aux développeurs et aux entreprises de créer leurs propres réseaux et leurs propres DApps. Elle est capable d’accueillir jusqu’à 10 000 blockchains simultanément.

En outre, le projet Horizen repose fortement sur sa communauté. Elle vise à devenir une DAO sous forme d’une démocratie liquide et laisser la communauté décider des directions à prendre pour l’évolution de la blockchain.

Quelle est l’histoire de Horizen ?

Horizen est créé en 2017 sous le nom de ZenCash.

En parallèle de sa dernière année de Doctorat en finance, Rob Viglione travaillait à temps partiel pour la blockchain ZClassic. Passionné par le sujet, il y rencontre Rolf Versluis. Tous les deux vont avoir l’idée de développer un projet basé sur la protection de la vie privée.

Le 19 mai 2017, ils procèdent au fork du réseau ZClassic au niveau du bloc 110 000. C’est le 30 mai de la même année que la blockchain ZenCash a vu officiellement vu le jour.

Cependant, tout ne se passe pas comme prévu et le projet connait de nombreuses péripéties durant sa première année d’existence.

Une semaine après son lancement officiel, un développeur publie publiquement la méthode pour mener une attaque zero-day contre le nouveau réseau.

Exploitant une faille du système encore inconnue, cette méthode consistait en une réexécution des transactions de la blockchain ZClassic vers la blockchain Zen.

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Rob, Rolf et leur nouvelle équipe réagissent rapidement et développent des solutions empêchant ce genre d’attaque.

En juin 2018, ZenCash est victime d’une tentative d’attaque à 51%. Les attaquants ont créés 3 transactions à double dépense de 3 317,4, 6 600 et 13 234,9 ZEN.

Là encore, l’équipe est réactive et met en place un système de pénalités.

Quelques mois plus tard, les deux fondateurs font face à une nouvelle difficulté. ZenCash est régulièrement confondu avec le projet ZCash. De plus, le mot cash ne correspond pas totalement à l’ensemble de leur offre de produits.

C’est ainsi que ZenCash adopte le nom définitif de Horizen.

Le modèle tokenomics du ZEN

L’offre maximal de ZEN en circulation a été fixée à 21 millions de tokens.

On estime que la durée moyenne d’un bloc sur Horizen est de 2min30. Chaque block hashé est récompensé à hauteur de 12,5 ZEN qui sont sont répartis comme suit :

  • 20 % sont divisés entre les supers nœuds et le nœuds sécurisés
  • 20 % intègrent à la DAO et financeront l’écosystème
  • 60 % reviennent aux mineurs.

Contrairement à la majorité des cryptomonnaies, Horizen n’a pas eu recours à une ICO.

Etant un lointain parent du Bitcoin, Horizen trouve certaines similitudes avec la reine des blockchains. Elle a eu recours à un airdrop de 1:1 ZEN pour tous les détenteurs de ZCL (la crypto de ZClassic).

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Le token est utilisé comme moyen de paiement. Il permet de réaliser des transactions transparentes ou protégées.

Les transactions transparentes fonctionnent de façon classique. Les adresses de type T et les montants transférés sont public.

En revanche, les transactions protégées sont confidentielles. Elles utilisent des adresses de type Z qui rendent anonymes les informations des échanges.

De même, ces adresses Z bloque accès au solde des utilisateurs. Elles ne peuvent être visibles qu’en cas d’audit ou de vérification de conformité règlementaire.

En outre, le ZEN participe au fonctionnement de la chaine de bloc puisqu’il permet de régler les frais de réseau. Il est également utilisé comme carburant pour les sidechains.

Nontons que la blockchain utilise l’algorithme Equihash pour sécuriser les blocs.

Quelle technologie utilise Horizen ?

Héritière du Bitcoin, Horizen utilise le consensus de Preuve de Travail pour fonctionner. Elle mise sur son système très performant de sidechains.

Cette blockchain a mis en place un système de noeuds massifs indépendants et disséminés sur la chaine. Il en existe 3 types :

  • Les nœuds dits complets que l’on retrouve sur toutes les blockchains publiques.
  • Les securenodes (« noeuds sécurisés » en français).

Il en existe environ 41 387 sur la blockchain. Leur rôle est d’assurer la sécurité du réseau grâce à leur système de cryptage performant. Ils se concentrent sur les transferts de devises.

  • Enfin, les supernodes (traduits par « super noeurds »)

Ils sont l’élément qui différencie Horizen d’autres blockchain. Au nombre de 4 534, ce sont des éléments essentiels car ils permettent le fonctionnement de la plateforme sidechain. Ils ont également une fonction de validation des transactions via les smart contracts.

Afin de fonctionner, Horizen exige des super nœuds un minimum de 500 ZEN sur une adresse T pour le stockage et une disponibilité de 96% par jour. A titre de comparaison, l’exigence est de seulement 42 ZEN pour un nœud sécurisé.

Enfin, Horizen a développé Zendoo. Cet outil permet de construire des sidechains et de développer l’écosystème du réseau. Ce protocole inter-chain est activé par les zk-SNARKs.

Le zk-SNARK signifie « Zero-Knowledge Succinct Non-Interactive Argument of Knowledge » que l’on traduit par « Preuve à connaissance nulle non interactive« .

Ce système a d’abord été utilisé par ZCash avant d’être introduit sur Horizen. Cette technologie est l’essence même du projet puisqu’il permet à un utilisateur de prouver qu’il est propriétaire de certaines données sans révéler que ce sont ses données.

Premièrement, les « prouveurs » prouvent qu’un élément existe sans révéler la nature de cet élément.

Ensuite, les « vérificateurs » vérifient et valident les preuves apportées par les prouveurs.

Mécanisme du zk-snark simplifié
Mécanisme du zk-snark simplifié Source : Horizen Academy

Horizen, des DApps autour de la confidentialité

Nous l’avons vu, Horizen a vu le jour dans le but de proposer une alternative plus confidentielle et respectant la vie privée de ses utilisateurs.

A cette fin, le projet a développé plusieurs applications propres à sa blockchain.

En effet, c’est le cas de Zénaïde. Cette application permet de contourner la censure. Elle fonctionne comme une sorte de camouflage permettant à l’utilisateur d’accéder à une information sans subir la censure d’une autorité ou d’un Etat.

Dans le même acabit, ZenPub est une resistance à la censure et permet à tout utilisateur de publier tout type d’information.

ZenGrid est un autre exemple d’application basée sur Horizen. Celle-ci repose sur un système de location de puissance de calcul.

Enfin, Zenchat reprend les grands principe du réseau social Telegram. Cette messagerie cryptée permet aux utilisateurs de créer des conversations confidentielles et non déchiffrable par quelque autorité que ce soit.

Cette liste n’est pas exhaustive et de nombreuses applications et services existent.

Ainsi, cette blockchain est bien plus qu’un système monétaire classique. Il en va de même pour son token qui tient un rôle plus important que celui de simple devise d’échange. Il est utile dans toutes ces infrastructures.

De plus, grâce à son système de sidechain, Horizen est capable de fournir un débit de transaction impressionnant allant jusqu’à un maximum de 10 millions de transactions par seconde.

Les membres de l’équipe

Rob Viglione

Il est également co-fondateur de la Zen Blockchain Foundation et le PDG actuel de Horizen Labs. Il est titulaire d’un Doctorat et d’un Master en finance. Son CV est très bien fourni. Il a débuté comme chef de projet logiciel pour l’US Air Force avant de rejoindre Aave comme conseillé. En 2017, il a l’idée de créer Horizen.

Rolf Versluis

Rolf est un entrepreneur. Il est à la tête de plusieurs entreprises dans le domaine de l’informatique. Issu de l’ingénirie de l’US Navy, il apporte à l’organisation Zen un leadership qui font largement avancer le projet. Il est également conseiller exécutif.

Jane Lippencott

Jane Lippencott est la co-autrice du livre blanc du projet. Bien qu’elle ne fasse plus partie du projet, elle reste très active dans le domaine de la blockchain. Elle a occupé le rôle de mentor à Blockchain for Social Impact Coalition et au Ethereum Classic Labs.

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