Profitez de ma formation vidéo Initiation au trading où vous allez découvrir comment vous pouvez devenir un Trader indépendant et pourquoi c'est si important d'être libre financièrement...
Attendez !profitez de maformation offerte
50% terminé !

C'est presque terminé ! Entrez votre prénom et votre email ci dessous

Accédez maintenant à ma formation offerte :
Vous accéderez à la vidéo
dans 3 secondes...

L'auteur

Arnaud ROBILLARD

1 milliard d’amende pour JP Morgan : le Trading Haute Fréquence en cause ?
24 Sep

JPMorgan Chase est sur le point de payer près d’un milliard de dollars pour résoudre les enquêtes de manipulation du marché menées par les autorités américaines sur ses opérations sur les contrats à terme sur métaux et les titres du Trésor. Une amende approchant le milliard de dollars dépasserait de loin les amendes précédentes liées à la manipulation. EnBourse revient sur cette affaire, parfait exemple des conséquences du Trading Haute Fréquence sur les marchés.

JP Morgan Chase mise en cause pour manipulations de marché

Une amende potentiellement record pour des allégations de manipulations de marché pourrait être annoncé dès cette semaine à l’encontre de JP Morgan Chase.

L’accord mettrait fin aux enquêtes menées par le ministère de la Justice, la Commodity Futures Trading Commission et la Securities and Exchange Commission pour savoir si les traders des bureaux des métaux précieux et des trésors de JPMorgan ont truqué les marchés.

Une pénalité approchant le milliard de dollars dépasserait de loin les amendes précédentes liées à la manipulation de marché par la méthode du « spoofing ».

Elle serait également au moins équivalente aux sanctions infligées dans de nombreux cas de manipulations directes, dont certains remontent à plusieurs années contre des banques pour avoir prétendument truqué les taux d’intérêt de référence et les marchés des changes.

A lire aussi : CAC 40 : 3 actions à acheter à la rentrée en 2020

Des poursuites pénales avaient été engagées en 2019 contre plusieurs employés de la banque JP Morgan Chase, dont l’ancien responsable du bureau des métaux précieux, Michael Nowak.

Serveurs informatiques

Les algorithmes utilisés par les banques d’investissement sont très sophistiqués et peuvent dans certains cas leur permettre de manipuler les cours de bourse.

Dans cette affaire, le ministère de la justice a eu recours à des lois sur le racket plus couramment utilisées dans les poursuites contre la mafia et les gangs de trafiquants de drogue, alléguant que le bureau des métaux précieux était effectivement devenu une entreprise criminelle pendant huit ans.

Qu’est-ce que le « spoofing » à haute fréquence ?

La méthode du « spoofing » consiste généralement à inonder les marchés des produits dérivés d’ordres que les opérateurs n’ont pas l’intention d’exécuter pour tromper les autres et les amener à faire évoluer les prix dans la direction souhaitée.

Cette pratique est devenue un sujet de préoccupation pour les procureurs et les régulateurs ces dernières années, après que les législateurs l’aient expressément interdite en 2010.

Si le fait de soumettre puis d’annuler des ordres n’est pas illégal, il l’est en revanche dans le cadre d’une stratégie visant à tromper les autres opérateurs.

La répression de la manipulation des carnet d’ordres est une priorité pour les procureurs et les autorités de régulation depuis que le Congrès l’a interdite par la loi Dodd-Frank.

Les autorités sont préoccupées par le fait que cette pratique a proliféré à l’ère du trading automatique, les participants au marché utilisant des algorithmes informatiques pour soumettre un nombre élevé d’ordres factices.

Une décision de justice rendue l’année dernière a permis aux procureurs de procéder à des examens minutieux des opérations à haute fréquence réalisées depuis une décennie.

Plus d’une vingtaine d’individus et de sociétés ont été sanctionnés par le ministère de la justice ou la CFTC, y compris des day traders opérant depuis leur bureau, des sociétés de trading à haute fréquence et de grandes banques telles que Bank of America Corp. et Deutsche Bank AG.

Réseau

Les grandes banques d’investissement mondiales utilisent souvent le Trading Haute Fréquence dans le but de générer des profits avec de très nombreux ordres envoyés sur une grande partie des marchés financiers du monde.

En 2015, JPMorgan figurait déjà parmi les entreprises accusées de manipuler les devises. Elle avait plaidé coupable à une accusation d’antitrust et a payé une amende de 550 millions de dollars au ministère de la justice. La banque a également payé des amendes aux régulateurs américains.

Côté investisseurs : des conséquences sur vos trades

Les traders ont toujours utilisé des bluffs pour évaluer la direction que prennent les prix.

Ce qui a changé, c’est qu’ils ne se tiennent plus face à face, achetant et vendant au moyen de signaux manuels sur les places boursières. Ils regardent maintenant les chiffres sur un écran.

Lorsque les transactions se faisaient dans une salle, les mauvais comportements étaient plus faciles à identifier et à éviter. À l’ère électronique, les programmes informatiques peuvent inonder les marchés de faux ordres.

Cela a pour effet notamment de manipuler les carnets d’ordres et par extension les cours de bourse. Ceci peut donc se faire à vos dépens. Il est donc primordial de rester attentif et d’utiliser des outils adaptés.

A voir aussi : Autosignal, le logiciel de détection des opportunités graphiques exclusif de EnBourse.

Par exemple, Sarao a été accusé d’avoir changé ou déplacé des contrats à terme plus de 20 millions de fois le jour du flash crash de 2010, alors que le reste du marché combiné totalisait moins de 19 millions de mouvements.

Il est primordial que les régulateurs et les opérateurs boursiers éliminent le « spoofing » pour convaincre les investisseurs que les marchés sont équitables.

Il s’agit bel et bien d’une question de confiance des investisseurs dans le marché.

Les conséquences sur les marchés des manipulations de cours orchestrées à l’aide du Trading Haute Fréquence peuvent se révéler catastrophiques pour les traders particuliers.

Comme le montrent cet exemple récent ainsi que les flash krach ayant déjà eu lieu, il faut toujours rester vigilants et utiliser les meilleurs outils disponibles afin de saisir les meilleures opportunités et limiter au maximum les risques.

Pour aller plus loin :
Vente de la Bourse de Milan : quelles conséquences pour les investisseurs ?

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

Trading Haute Fréquence : les traders particuliers peuvent-ils lutter ?
23 Sep

Le trading à haute fréquence, ou High Frequency Trading en anglais, est un système dans lequel les algorithmes et les logiciels effectuent plusieurs transactions par seconde et qui offre une multitude d’avantages auxquels les traders réguliers n’ont pas accès. On estime qu’il représente jusqu’à 80 % du volume sur certains marchés d’actifs et peut rendre le marché toujours plus volatil et imprévisible pour les traders indépendants. EnBourse revient sur le trading haute fréquence avec des solutions pour limiter ses conséquences sur votre trading.

Qu’est-ce que le Trading Haute Fréquence ?

Le trading à haute fréquence consiste à acheter et à vendre des titres tels que des actions à des vitesses extrêmement élevées.

Les négociants peuvent conserver les actions qu’ils achètent pendant une fraction de seconde seulement avant de les revendre.

Les transactions peuvent être mesurées en microsecondes, voire en millionièmes de seconde. L’objectif est de réaliser un profit sur les plus petites variations de prix.

Effectuer de telles transactions à l’infini peut théoriquement générer des profits impressionnants.

Les traders particuliers ne sont généralement pas assez rapides pour effectuer des transactions à haute fréquence. Dans le temps qu’il faudrait à un opérateur humain pour atteindre le téléphone ou faire un clic de souris sur un ordinateur, une opportunité de profit pourrait se présenter et disparaître.

Le trading à haute fréquence se fait avec des ordinateurs très puissants. Non seulement les ordinateurs exécutent les transactions, mais ils décident également des transactions à effectuer sans intervention humaine.

Les entreprises qui pratiquent le trading à haute fréquence programment leurs ordinateurs pour qu’ils recherchent des signaux sur les mouvements de prix et agissent ensuite de manière autonome en fonction de ces signaux.

Les difficultés engendrées pour les traders particuliers

Ces caractéristiques particulières peuvent facilement nous faire imaginer un scénario dans lequel quelque chose de mauvais pourrait survenir du fait que des ordinateurs échangent des millions d’actions sans surveillance humaine.

En effet, en 2010, le trading à haute fréquence a été pointé du doigt comme coupable d’un « flash crash » qui a effacé des centaines de milliards de dollars de valorisation boursière, bien que temporairement.

Ordinateurs puissants

La puissance et la complexité des logiciels haute fréquence peuvent être responsables de grandes déviations du marché, causées par des opportunités ou des défaillances et parfois au détriment des petits porteurs.

En 2012, la société de trading à haute fréquence Knight Capital Group a perdu près d’un demi-milliard de dollars lorsque ses ordinateurs ont défailli.

Ces cas ont incité les bourses et les régulateurs à s’engager à exercer une surveillance accrue.

Maintenant, quel est l’impact du trading à haute fréquence sur ceux d’entre nous qui sont des traders particuliers ou des investisseurs ?

Pendant les périodes de croissance et de volatilité relativement faible, les négociateurs à haute fréquence fournissent un stop gap pour les marchés et ajoutent une couche de liquidité supplémentaire.

A lire aussi : « Stock split » pour Apple & Tesla : des actions enfin à un prix abordable ?

Malheureusement, les marchés d’actifs connaissent des périodes de scénarios défavorables où la volatilité s’accroît et où les opérateurs à haute fréquence sont les premiers à s’abstenir de fournir des liquidités.

Les algorithmes qui sont censés suivre le sentiment du marché sont les premiers à bloquer les liquidités et à générer des réactions indésirables du marché.

Comment repérer les effets du Trading Haute Fréquence et que faire pour s’en préserver ?

Vous ne pouvez pas vous lancer dans des opérations à haute fréquence avec un ordinateur portable, un logiciel standard et une connexion internet classique.

Les entreprises qui s’engagent dans le trading à haute fréquence utilisent des super-ordinateurs spécialement conçus pour ce genre de transactions, et elles ont souvent un accès direct aux bourses en utilisant des comptes spéciaux chez leurs courtiers.

Toutefois, il existe une situation où vous pouvez rivaliser et même dépasser les super-ordinateurs : l’anticipation. En effet, l’analyse graphique, par exemple, peut vous permettre de détecter des opportunités avant même que les ordinateurs puissent intervenir.

Il est même possible d’utiliser justement la puissance d’un logiciel informatique pour vous permettre de scruter de nombreux marchés et actifs financiers dans le but de détecter et de prendre les opportunités dès leur apparition.

EnBourse développe ce type de solution : Autosignal, un logiciel puissant et novateur qui réalise pour vous tout le travail de recherche et de surveillance des opportunités graphiques sur de nombreux produits en parallèle (efficacité et gain de temps considérable).

Autosignal est entièrement paramétrable (marchés et titres ciblés, unités de temps, types de patterns à repérer…), il vous indique toutes les opportunités graphiques dès l’instant où les figures se produisent et vous les détaille sur un graphique avec les niveaux clés (ouverture, breakeven, protection).

Vous n’avez plus qu’à surveiller les alertes du logiciel et prendre les positions.

Sur les marchés boursiers, chaque utilisateur est susceptible de courir des risques liés aux retards de communication. Les opérateurs de Trading Haute Fréquence utilisent une technique qui leur permet de prendre de vitesse tous les autres opérateurs – vous y compris.

Réseaux

La rapidité d’exécution des transactions est la clé de la réussite des opérateurs haute fréquence.

Cette technique s’appelle la « colocation ». Il s’agit de placer des serveurs informatiques dans des bâtiments situés au plus près du centre de données des bourses (quitte à payer très cher).

Il faut donc rester très vigilant lorsque vous tradez sur des annonces ou lorsque que vous comptez agir rapidement en fonction d’une annonce. Vous serez toujours devancés.

Vous pouvez également scruter la volatilité des actifs que vous traitez. Une hausse soudaine et démesurée peut indiquer la présence accrue et momentanée d’intervenants à haute fréquence.

Enfin, vous pouvez surveiller les carnets d’ordres pour repérer notamment les manœuvres de « ping » lorsque vous souhaitez passer un ordre relativement important dans un marché peu liquide et volatil.

Le ping est un processus par lequel les traders haute fréquence utilisent une série de petits ordres passés très rapidement pour traquer les ordres importants qui ont été « segmentés » – ou divisés en petites parties – afin de ne pas trop affecter le prix du marché.

Cette méthode consiste essentiellement à tester une fourchette de prix, en utilisant de petits ordres, afin de déterminer la fourchette haute et basse pour laquelle un grand opérateur essaie de vendre.

Comme les moyens de détection de ces ordres sont codés dans des algorithmes, ils peuvent rechercher ces opportunités plusieurs fois par seconde.

Le logiciel peut alors utiliser sa vitesse accrue pour acheter l’actif immédiatement dans le bas de cette fourchette et le vendre à la « proie » dans le haut de la fourchette, réalisant ainsi un profit instantané.

Le Trading Haute Fréquence est présent sur de nombreux marchés et il peut vous aider en fournissant d’importantes liquidités. Toutefois, ils peut aussi être la principale raison pour laquelle vous subissez des pertes dévastatrices, étant la cause de marché soudainement erratiques.

Pour aller plus loin :
Psychologie et trading : maîtriser ses émotions en période de crise

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

Les meilleures stratégies de trading automatique pour 2020
22 Sep

Les ordinateurs ont donné aux traders la possibilité d’automatiser leurs opérations et de retirer toute l’émotion de la transaction. En utilisant un logiciel de trading automatisé, vous pouvez définir les paramètres des transactions potentielles, allouer des capitaux et ouvrir ou fermer des positions tout en gardant vos distances avec votre ordinateur. EnBourse revient sur les meilleures stratégies de trading automatisé.

Les robots de trading

Les systèmes de négociation automatisés – également appelés robots, logiciels de trading algorithmique ou automatique – permettent aux opérateurs d’établir des règles spécifiques pour les entrées et les sorties d’opérations qui, une fois programmées, peuvent être exécutées automatiquement via un ordinateur.

En fait, diverses plateformes rapportent que 70 % à 80 % ou plus des actions négociées sur les bourses américaines proviennent de systèmes de négociation automatisés.

Les négociateurs fixent également des points d’entrée et de sortie pour leurs positions potentielles et laissent ensuite les ordinateurs prendre le relais. Le logiciel automatisé peut rechercher les actions qui répondent aux critères et exécuter les transactions en fonction des paramètres préétablis.

Les règles d’entrée et de sortie des transactions peuvent être basées sur des conditions simples telles qu’un croisement de moyennes mobiles ou il peut s’agir de stratégies complexes qui nécessitent une compréhension approfondie du langage de programmation spécifique à la plateforme de négociation de l’utilisateur.

Elles peuvent également être basées sur l’expertise d’un programmeur qualifié.

A lire aussi : 4 actions sous-évaluées à acheter en 2020

Certains des avantages de la négociation automatisée sont évidents. Les êtres humains sont limités dans le nombre d’actions ou de devises qu’ils peuvent surveiller à un moment donné.

D’un autre côté, les ordinateurs peuvent examiner différents marchés et titres avec une rapidité incompréhensible pour les traders en chair et en os. Les algorithmes peuvent repérer un renversement de tendance et exécuter une nouvelle transaction en une fraction de seconde.

Les différents types de trading algorithmique

Il existe plusieurs types de robots de trading.

En effet, le trading algorithmique est un monde très vaste et comprend tout un panel de possibilités.

Les robots de trading les plus simples n’exécuteront que des stratégies basiques comme par exemple l’envoi sur le marché de plusieurs ordres simultanément à différentes limites avec des ordres de protections attachés.

Cela permet un gain de temps considérable lorsque vous tradez sur des marchés à forte volatilité (ou lorsque qu’une annonce se produit).

Des robots plus poussés existent aussi, qui nécessitent parfois une programmation avancée, et permettent de mettre en place des stratégies complètes d’entrées et de sorties sur les marchés sans aucune intervention de votre part.

Enfin, il existe des robots très avancés, composés de centaines de pages de codage, de serveurs très puissants et capables de passer des milliers d’ordres par secondes. Ces derniers sont le plus souvent utilisés par les traders spécialistes de grandes banques d’investissement (high frequency trading).

Les meilleures stratégies de trading automatique et Expert Advisors

– MetaTrader 4 :

Peu de logiciels de trading ont la puissance de MetaTrader 4, la populaire plateforme de trading de la société technologique russe MegaQuotes Software Inc. MetaTrader 4 a été lancé en 2005 avec beaucoup de succès et est rapidement devenu la plateforme de trading de choix pour les traders expérimentés.

Les robots de trading les plus sophistiqués nécessitent d’importants moyens informatiques (serveurs de grande puissance)

MetaTrader 4 peut être intégrée à presque tous les comptes de courtage, ce qui permet aux utilisateurs d’exploiter les capacités de la plateforme sans les obliger à ouvrir de nouveaux comptes.

La plateforme fonctionne avec son propre langage de programmation, le MQL4, qui est similaire aux langages de programmation populaires comme le C.

En outre, MetaTrader 5 permet aux clients de négocier sur des marchés autres que les devises, mais utilise son propre langage de programmation appelé MQL5. Comme MQL4 et MQL5 ne sont pas compatibles, de nombreux utilisateurs ont choisi de rester exclusivement sur la plateforme MetaTrader 4.

Les Experts Advisors pourraient être le principal argument de vente de la plateforme. Ces programmes sont des robots conçus pour mettre en œuvre des stratégies automatisées.

Vous pouvez acheter des EA sur la place de marché MetaTrader ou écrire vos propres EA en utilisant le programme MQL4 (et éventuellement les proposer à la vente).

– Interactive Brokers API / FIX CTCI :

Interactive Brokers est une société commerciale mondiale qui offre des services de courtage dans de nombreux pays. Les utilisateurs peuvent accéder à 120 marchés différents, des actions aux obligations en passant par les devises, CFD, futures et options.

Les traders expérimentés peuvent trader avec des systèmes automatisés en utilisant les solutions API d’Interactive Brokers.

L’API d’Interactive Brokers permet aux utilisateurs de construire leurs propres systèmes de trading automatisés en utilisant des langages de programmation populaires comme Java, Python et C++. Vous pouvez connecter votre programme directement à la station de travail.

Pour encore plus de sophistication, les solutions FIX CTCI permettent un trading ultra-rapide en exploitant le routage d’ordres à grande vitesse d’Interactive Brokers.

Les transactions sont exécutées aux meilleurs prix possibles, mais vous paierez un supplément pour ce service. Les commissions minimales requises pour le FIX CTCI sont de 1 500 $ par mois.

Avantages et inconvénients : un compromis à trouver ?

Il y a une longue liste d’avantages à avoir un logiciel qui surveille les marchés pour les opportunités de trading et qui exécute les transactions, notamment :

  • Réduire les émotions et les biais psychologiques
  • Possibilité de réaliser automatiquement des tests sur cours historiques pour tester une stratégie.
  • Gain de temps et d’efficacité
  • Préservation de la discipline et du money management

Mais le trading automatisé n’est pas synonyme de profits automatiques. Il y a toujours beaucoup de risques, même lorsque les ordinateurs font tout le travail.

A lire aussi : Gros plans sur 5 valeurs françaises pour booster votre PEA-PME

Bien qu’attrayants pour diverses raisons, les systèmes de négociation automatisés ne doivent pas être considérés comme un substitut à une négociation soigneusement exécutée. Des défaillances technologiques peuvent survenir et, à ce titre, ces systèmes doivent être surveillés.

Ils peuvent aussi réaliser de mauvaises performances (mauvaise stratégie, peu adaptées au conditions de marché du moment ou encore mal codée).

De plus, certains traders ont beaucoup de difficulté à accepter le fait qu’ils ne sont plus du tout maîtres de leur trading.

Le robot et l’homme peuvent se rejoindre et agir de pair pour optimiser les résultats de trading

Le meilleur logiciel pourrait donc réaliser tout le travail de recherche et de détection des opportunités, prenant en compte différentes stratégies et repérant automatiquement les situations graphiques intéressantes. Il ne vous reste plus qu’à prendre les positions ainsi détectées.

EnBourse développe exactement ce type de solution : Autosignal, est la solution de trading semi automatique pensée pour donner aux traders indépendants la capacités de concentrer leurs efforts sur les trades à très fort potentiel et ainsi déployer, « scaler », leur stratégie de manière explosive.

En effet, AutoSignal réalise une grande partie du travail de recherche et de surveillance des opportunités graphiques sur de nombreux produits en parallèle (ce qui se révèle très chronophage et limité pour un trader) tout en évitant la frustration et la sensation de ne plus rien maîtriser. On parle ainsi de trading « Semi-Automatique ».

Les logiciels de négociation automatisée peuvent vous simplifier la vie de plusieurs façons, mais il est toujours essentiel d’apprendre et de comprendre pourquoi les transactions sont effectuées. Même le système automatisé le plus sophistiqué aura besoin d’être entretenu et modifié dans certaines conditions de marché.

En faisant votre choix, assurez-vous de garder à l’esprit vos objectifs d’investissement.

Pour aller plus loin :
CAC 40 : 3 actions à acheter à la rentrée en 2020

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

Les ordres de bourse : 5 pièges à éviter
17 Sep

Les investisseurs ont la possibilité de passer des ordres de différents types. Certains types d’ordres peuvent être appropriés pour des scénarios spécifiques. Dans tous les cas, des risques et des pièges existent. EnBourse revient sur les pièges à éviter pour les ordres les plus courants.

Les différents ordres de bourse : quelles différences ?

Pour effectuer une transaction boursière, le type d’ordre doit être spécifié avant l’exécution de la transaction.

Il existe de nombreux types d’ordres assortis de nombreux paramètres. Le temps, par exemple, en fait partie.

À l’exception de l’ordre au marché, tous les ordres doivent être assortis d’une sélection de temps en vigueur, c’est-à-dire la durée pendant laquelle l’ordre doit rester actif jusqu’à ce qu’il soit exécuté.

Un ordre « bon à annuler » (GTC) maintiendra l’ordre actif jusqu’à ce qu’il soit annulé. Cet ordre restera actif uniquement pendant les heures de négociation du marché, mais pendant un nombre infini de jours jusqu’à ce qu’il soit annulé ou exécuté manuellement.

A lire aussi : 3 situations concrètes de fermeture partielle d’un trade :

Un ordre valable pour la journée (DAY) maintiendra l’ordre actif jusqu’à la fermeture du marché pour cette journée.

Un ordre « fill or kill » (FOK) est conditionné par le fait que l’ordre doit être exécuté dans son intégralité immédiatement ou bien annulé immédiatement.

Cet ordre est utile pour les actions importantes dans un marché volatil lorsqu’un investisseur souhaite exécuter immédiatement des actions à une limite déterminée.

L’ordre « au marché » : les pièges à éviter

En effet, si vous passez un ordre au prix du marché, vous devrez payer le prix en vigueur à ce moment-là.

Il y a des moments où une action peut monter en flèche lors de séances très volatiles, le tout très rapidement parce qu’il n’y a personne pour acheter ou vendre des actions, surtout si vous négociez après les heures de bureau.

Ordres de bourse

En fonction des caractéristiques du marché visé, certains types d’ordres sont plus adaptés.

En fait, vous pouvez entrer en bourse à n’importe quel moment tant que vous êtes prêt à payer les prix les plus élevés pour ces actions. Malheureusement, vous pouvez aussi payer des prix exubérants ou inattendus si le marché n’est pas assez liquide, ce qui constitue un piège à prendre en compte.

Si le titre est très liquide, le risque de décalage du prix est moindre mais si le titre est peu liquide, vous risquez alors un fort décalage du prix à votre désavantage.

S’il s’agit d’un ordre d’achat, il sera exécuté en faveur du meilleur vendeur, quelque soit son prix. Et la fourchette peut parfois être très large.

Les ordres « market-on-close », des risques à connaître

L’un des principal risque de l’ordre de clôture du marché est que l’investisseur ne dispose pas d’informations sur le prix auquel son ordre est exécuté.

Toutefois, cela ne se produit que dans les situations où l’investisseur n’est pas disponible à la clôture du marché.

Les ordres « market-on-close » (MOC) s’accompagnent également d’un risque de fluctuation des prix en fin de journée, ce qui est fréquent sur le marché boursier.

Les ordres MOC courent également le risque supplémentaire d’être mal exécutés en raison de la formation de groupes de négociation de fin de journée, qui sont essentiels lorsqu’un grand volume d’ordres en attente s’accumule sur le marché boursier. Toutefois, cette dernière situation est très rare.

Le piège du stop loss

Pour un spécialiste du marché, gagner de l’argent avec des ordres de vente stop est une pratique relativement courante.

Types d'ordres

Nous pouvons voir ci-dessus une partie des ordres disponibles chez Interactive Brokers. Il en existe près d’une centaine en tout (dont les ordres stop). Il est donc très compliqué de tous les maîtriser.

Combien de fois cela vous est-il arrivé ? Vous placez votre ordre stop loss en dessous du plus bas des 2 ou 3 dernières semaines, en dehors de l’oscillation normale du marché, mais lorsque le marché est calme, le prix de vente baisse et touche votre ordre – pour ensuite se retourner immédiatement et remonter de 10, 20 ou même 30 pips.

Lorsque vous examinez le graphique du jour, vous constatez que votre ordre stop était le plus bas prix négocié pour la journée. Que s’est-il passé ?

Votre ordre stop a été exploité par des vendeurs à découvert, par exemple, qui ont anticipé avec une précision raisonnable les niveaux clés où de nombreux stop loss ont été positionnés (généralement juste sous un point bas de 3 ou 4 jours pour sécuriser les profits).

Par cette opération, il font chuter le marché grâce à une forte position puis à l’exécution en cascade des stops de protection. Ensuite, ils prennent leurs bénéfices et clôturent leurs positions ce qui a pour effet de faire remonter le cours à son niveau d’origine.

Il peut donc se révéler intéressant, sur certains marchés volatils et dans certaines situations de tension, de placer votre stop loss à un niveau légèrement plus éloigné du dernier point bas (ou haut selon le sens de votre position) de façon à éviter ce piège.

L’ordre à cours limité : un bon compromis ?

Il existe un grand nombre d’ordres de bourse avec de nombreux pièges, parfois méconnus.

Si vous n’êtes pas pressé d’acheter une action à tout prix, le meilleur compromis reste sans doute l’ordre à cours limité.

A lire aussi : « Stock split » pour Apple & Tesla : des actions enfin à un prix abordable ?

Les ordres à cours limité sont passés avec un prix limite, ce qui signifie que l’ordre sera exécuté jusqu’à un prix limite spécifique, que vous avez déterminé.

Cela vous évite de surpayer les transactions d’achat et de vente au cas où une action connaîtrait une hausse ou une baisse soudaine et reviendrait ensuite au niveau où elle était négociée.

Les algorithmes sont connus pour leur capacité à faire monter et descendre les prix lorsqu’une vague d’ordres de marché se produit.

Ainsi, vous êtes protégés de ce risque avec toutefois la possibilité que votre ordre ne soit pas exécuté ou partiellement. Il vous faudra alors le surveiller et le replacer si nécessaire, cela pourrait s’appeler le prix de la tranquillité.

Pour aller plus loin :
Small caps : 4 risques à connaître absolument

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

3 situations concrètes de fermeture partielle d’un trade :
14 Sep

La clôture partielle est l’une des stratégies de sortie du marché à la disposition des traders. Il s’agit d’une stratégie de sortie d’une position qu’un trader peut utiliser pour sortir de manière fragmentaire au lieu de sortir en une seule fois. EnBourse revient sur des situations concrètes pour lesquelles une fermeture partielle de trade peut se révéler profitable.

Pourquoi réaliser une fermeture partielle d’une position ?

Une position peut être fermée partiellement ou en totalité.

Si le titre est illiquide, l’investisseur peut ne pas être en mesure de clôturer toutes ses positions en une fois au prix limite spécifié. De plus, un investisseur peut délibérément ne fermer qu’une partie de sa position.

Par exemple, un crypto-trader qui a une position ouverte sur trois XBT (jeton pour Bitcoin), peut fermer sa position sur un seul jeton. Pour ce faire, il passera un ordre de vente pour un XBT, ce qui lui laissera une position ouverte de deux Bitcoins.

La fermeture partielle est utilisée pour fermer une partie d’une transaction lorsque les bénéfices commencent à rentrer par exemple. Cela permet de s’assurer un certain niveau de profit, quoi qu’il puisse arriver plus tard.

La clôture partielle permet de garantir, au moins, un faible montant de profit lorsque les échanges sont favorables.

A lire aussi : CAC 40 : 3 actions à acheter à la rentrée en 2020

Toutefois, la clôture partielle présente un inconvénient majeur, à savoir qu’il n’y a pas d’équilibre entre le risque et la récompense. Le risque qu’un opérateur décide de prendre lors de l’ouverture d’une transaction est rarement le même que le bénéfice qui pourrait être réalisé.

Aussi bonne et vitale que soit la clôture partielle, elle peut également avoir un impact négatif sur le profit d’un trader.

3 exemples concrets de fermeture partielle

Lorsque vous avez ouvert une position et que vous vous trouvez en territoire positif, vous avez plusieurs possibilités.

1) Vous avez initié une position sur le marché des changes. Vous êtes en territoire positif et vous souhaitez sécuriser vos profits. Vous pouvez alors fermer totalement votre position et sécuriser vos bénéfices.

L’avantage de fermer le trade est que vous êtes en sécurité, vous avez gagné votre argent. L’inconvénient, c’est que vous n’êtes plus dans la partie si la tendance initiale se poursuit.

Sécurisation des bénéfices

La fermeture partielle d’une position peut permettre de sécuriser une partie de vos gains.

Pour éviter cela, vous pouvez réaliser une fermeture partielle de votre position. L’avantage de la prise de bénéfices partielle est qu’elle sécurise votre compte de telle manière que même en cas de baisse, vous aurez toujours l’argent que vous avez pris.

Par conséquent, si vous avez une position d’achat, le fait de prendre des bénéfices partiels vous aidera à limiter vos pertes en cas de retournement et continuer de prendre des profits, certes moindres, si la tendance se poursuit.

2) Nous pouvons maintenant prendre le même exemple mais en supposant que vous n’avez plus de marge disponible sur votre compte. Tout votre argent disponible est investi et vous ne pouvez plus ouvrir de nouvelle position.

L’intérêt de prendre des bénéfices partiels dans cette situation est que cela vous permet d’ouvrir d’autres positions prometteuses. Cela est particulièrement utile pour les traders disposant d’une somme d’argent limitée car vous récupérez ainsi de la marge disponible.

Il peut arriver que vous ouvriez une position et que, pendant qu’elle est encore ouverte, vous découvriez une nouvelle opportunité. Si vous n’avez pas assez d’argent, il y a de fortes chances que vous ne puissiez pas ouvrir une nouvelle position.

C’est pourquoi, grâce à la prise de bénéfices partielle, vous serez en mesure d’ouvrir de nouvelles positions tout en conservant une possibilité d’augmenter vos gains sur votre position initiale.

3) Enfin, prenons un trader détenant une position sur des actions. La tendance est bonne et la position est gagnante. Toutefois, des annonces de données macro-économiques ou des résultats financiers de l’entreprise sur laquelle vous avez investi vont bientôt être publiés.

Dans ce cas, si vous êtes en territoire positif, vous pouvez prendre une partie de vos bénéfices, puis placer le stop loss et le take profit à des niveaux appropriés.

Cela vous donnera un bénéfice et vous protégera ensuite lorsque les données seront publiées (exposition réduite).

Les exemples précédents sont volontairement très spécifiques mais il faut bien noter que cette notion de fermeture partielle peut s’appliquer à différents types d’actifs, comme les actions, les CFD, le Forex, certains produits dérivés, les futures et options à partir du moment où vous en détenez plusieurs unités.

En outre, nous aurions aussi pu prendre un quatrième exemple pour illustrer une fermeture partielle d’une position perdante. Toutefois, cette pratique est rare.

Cela peut vous permettre de limiter votre risque si vous pensez que votre perte risque fort de se creuser. Cependant, si vous pensez cela, alors il vaudra mieux procéder à une fermeture totale de votre position.

De plus, si vous fermez partiellement votre position et que la tendance se retourne, votre exposition sera plus faible et il vous faudra donc un mouvement encore plus important du marché pour simplement récupérer vos pertes réalisées.

Timing fermeture de position

Le timing est crucial pour réaliser une bonne fermeture partielle de position.

Il existe aussi des cas où vous pouvez être dans l’obligation de réaliser une clôture partielle d’un trade.

Principalement, lorsque le titre n’est pas assez liquide et que votre ordre est exécuté partiellement ou encore lorsque votre marge de maintien devient négative et que vous ne réagissez pas (ni apport d’espèces ni clôture manuelle).

A lire aussi : PEA-PME : ce que vous devez savoir pour investir en 2020

Votre courtier pourra alors procéder à une fermeture partielle de certaines de vos positions afin de limiter votre exposition et ainsi récupérer de la marge. Cela peut se produire notamment après une chute forte et rapide d’un marché volatil.

Implications et risques pour le trader

Imaginons le cas d’un trader forex, utilisant un stop loss de 40 pips.

Il aurait alors un risque de 40 pips comme montant total de risque pour cette seule transaction. Disons maintenant qu’il décide d’effectuer une clôture partielle lorsque ses transactions sont à 20 pips de profit.

Si le trader décide de clôturer partiellement 50% de ses positions, il aura donc couvert 20 pips sur les 40 pips de risque.

Pour maintenir un rapport risque/rendement de 1:1, le trader devrait clôturer les positions restantes à un niveau de profit supérieur à 40 pips, car les positions restantes sont négociées avec des contrats de taille inférieure (de moitié).

Il faut donc bien prendre en compte le fait que la fermeture partielle d’un trade engendre généralement une modification du ratio risque/rendement. De ce fait, votre money management global ne sera plus respecté si vous pratiquez cette technique régulièrement.

Il vous faudra donc le prévoir avant même vos prises de positions.

Le problème que la clôture partielle pourrait engendrer est parfois aggravé par les actions du trader. Certains traders déplacent leur stop loss pour atteindre le seuil de rentabilité immédiatement après avoir utilisé la clôture partielle pour s’assurer des profits.

L’implication de ceci, basée sur l’exemple précédent, est qu’ils ont mis 40 pips en jeu dans une seule transaction pour gagner 20 pips si la position restante se clôturait au seuil de rentabilité.

De plus, si la prochaine transaction s’arrête pour le total des 40 pips initiaux, cela signifie qu’ils doivent compenser pour 20 pips supplémentaires dans la transaction suivante, si le trader continue à négocier avec le même montant de contrat.

Le fait qu’il y ait une disparité entre le risque et la récompense indique que l’investisseur qui utilise la clôture partielle doit enregistrer un taux de réussite plus élevé par rapport à un autre investisseur qui n’utilise pas du tout la clôture partielle.

En effet, une seule perte est capable d’annuler les bénéfices réalisés par un opérateur. L’écart dans le rapport risque/récompense exige qu’un trader qui utilise la clôture partielle enregistre un grand nombre de gains.

Sinon, il serait préférable que le trader n’utilise pas du tout la technique de la clôture partielle.

Pour aller plus loin :
3 façons de fermer vos trades au meilleur moment

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

Small caps : 4 risques à connaître absolument
10 Sep

De nombreuses études ont montré que, sur de longues périodes, les petites capitalisations boursières ont tendance à surperformer, parfois largement, les grandes capitalisations. Cependant, les actions de petite capitalisation connaissent parfois d’énormes fluctuations de volatilité, en particulier sur les marchés en déclin, ce qui signifie que de nombreux investisseurs ne peuvent pas supporter ce genre d’incertitude. EnBourse revient sur les principaux risques à connaître pour se lancer sur le marché des small caps.

En quoi les small caps peuvent-elles doper votre rendement ?

Les actions de petite capitalisation offrent historiquement des rendements plus élevés que les actions de grande capitalisation car elles sont plus risquées.

Toutefois, une sélection diversifiée d’actions de petite capitalisation peut offrir un excellent potentiel de croissance pouvant justifier leur inclusion dans les portefeuilles de tous les investisseurs, sauf les plus conservateurs.

La première mesure du risque est le risque de marché, connu sous le nom de bêta. Le bêta mesure essentiellement le risque d’un investissement boursier par rapport au marché dans son ensemble.

A lire aussi : CAC 40 : 3 actions à acheter à la rentrée en 2020

Par exemple, les actions des secteurs de la technologie ou de la biotechnologie ont tendance à être plus volatiles que les actions des secteurs de l’alimentation ou des services publics.

Plus généralement, les actions de petite capitalisation ont tendance à être plus volatiles et présentent souvent un niveau de risque de marché plus élevé que les actions de grande capitalisation. En contrepartie, l’espérance de gain se révèle également plus importante.

Les risques inhérents aux small caps

Les actions de petite capitalisation présentent quatre aspects principaux qui les rendent potentiellement plus risquées que les actions de grande capitalisation.

1) Premièrement, lorsqu’elles sont négociées, les actions de petite capitalisation sont moins liquides.

Pour les investisseurs, cela signifie qu’un nombre suffisant d’actions au bon prix peut ne pas être disponible au moment où ils souhaitent acheter, ou qu’il peut être difficile de vendre rapidement des actions à des prix favorables.

Risques small caps

Les small caps peuvent apporter un potentiel de plus-values important mais il ne faut pas négliger les risques qui les entourent.

2) Comme deuxième risque, par rapport aux sociétés à grande capitalisation, les sociétés à petite capitalisation ont généralement moins accès au capital et, globalement, moins de ressources financières.

Il est donc difficile pour les petites entreprises d’obtenir le financement nécessaire pour combler les écarts de trésorerie, financer de nouvelles activités de croissance sur le marché ou entreprendre d’importantes dépenses d’investissement.

Ce problème peut s’aggraver pour les entreprises à faible capitalisation pendant les creux du cycle économique.

3) Le troisième aspect du risque potentiel supplémentaire lié aux actions de petites capitalisations est simplement l’absence d’antécédents opérationnels et la possibilité que son modèle commercial non éprouvé s’avère défectueux.

Ces deux facteurs peuvent rendre difficile pour les petites entreprises de concurrencer efficacement les grandes entreprises. Comme les petites entreprises ne sont pas aussi susceptibles d’avoir une clientèle établie et fidèle, elles sont plus vulnérables aux changements de préférences des consommateurs.

4) Le quatrième aspect du risque lié aux entreprises à petite capitalisation concerne les données.

Le public n’a généralement pas accès à autant d’informations sur les petites entreprises, ce qui rend une évaluation éclairée des titres à faible capitalisation plus difficile pour les investisseurs potentiels.

Comment maîtriser ces risques et tirer avantage des small caps ?

Malgré le risque supplémentaire que présentent les actions de petite capitalisation, il existe de bons arguments pour y investir.

L’un des avantages est qu’il est plus facile pour les petites entreprises de générer des taux de croissance proportionnellement élevés. Un chiffre d’affaires de 500 000 dollars peut être doublé beaucoup plus facilement qu’un chiffre d’affaires de 50 millions de dollars.

Avantages des small caps

Avec des risques connus et maîtrisés, les small caps présentent de nombreux avantages.

En outre, comme un petit personnel d’encadrement intime dirige souvent de petites entreprises, il peut s’adapter plus rapidement à l’évolution des conditions du marché, un peu comme il est plus facile pour un petit bateau de changer de cap que pour un grand paquebot.

Un autre avantage de l’investissement dans les actions de petite capitalisation est la possibilité de découvrir une valeur inconnue.

A lire aussi : Gros plans pour 5 valeurs françaises pour booster votre PEA-PME

La règle générale dans le monde de l’investissement est que la majorité des recherches de Wall Street s’adressent à une fraction des sociétés cotées en bourse, et la plupart de ces sociétés sont de grandes capitalisations.

Les sociétés à petite capitalisation passent davantage inaperçues et offrent donc un plus grand potentiel pour ceux qui recherchent des actions sous-évaluées.

Le manque de liquidité du marché peut parfois profiter aux investisseurs à petite capitalisation qui possèdent déjà des actions. Si un grand nombre d’entre eux cherchent soudainement à acheter une action moins liquide, cela peut faire monter le prix plus rapidement et plus loin que pour une action plus liquide.

Une bonne gestion de portefeuille consiste à mélanger une proportion modérée de petites capitalisations bien choisies avec des grandes capitalisations moins volatiles.

C’est précisément parce qu’il existe différents niveaux de risque entre les grandes et les petites capitalisations que la capitalisation boursière des actions est une considération essentielle pour obtenir une diversification adéquate dans un portefeuille d’investissement.

Pour aller plus loin :
5 actions pour le moyen terme à mettre dans votre PEA

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

3 étapes clés pour investir sur les produits structurés
08 Sep

Ces dernières semaines, les investisseurs ont dû faire face à un environnement de marché caractérisé par un degré élevé d’incertitude. Dans un environnement de marché incertain, les produits structurés pourraient bien être une solution intéressante. EnBourse revient sur ces produits financiers complexes pour en détailler leur fonctionnement et les stratégies d’investissement possibles.

Les produits structurés : une solution d’investissement

Les marchés financiers ont montré une forte volatilité ces derniers mois.

En conséquence, de nombreux investisseurs ont été disposés à investir mais ont hésité et n’ont finalement rien fait.

D’autres ont réalisé que les produits structurés peuvent être un outil efficace pour investir dans toutes les catégories d’actifs, y compris les marchés fragmentés ou difficiles d’accès, avec une protection adaptée.

Sans aucun doute, en tant que solutions d’investissement à part entière, les produits structurés représentent une alternative originale et efficace aux investissements financiers habituels.

Ils offrent des solutions qui peuvent être adaptées aux besoins de chaque investisseur, par exemple en termes de stratégie, de profil risque/rendement, d’échéance ou de montant à investir.

A lire aussi : 5 critères pour bien choisir vos ETF en 2020

Ils permettent d’investir dans une large gamme d’actifs sous-jacents (actions, taux d’intérêt, devises, indices, matières premières…) et offrent diverses possibilités de remboursement.

Les produits structurés peuvent donc fournir des solutions sur mesure en fonction d’une stratégie spécifique dans toutes les configurations de marché. S’ils constituent un outil utile pour la gestion de portefeuille et le contrôle des risques, ils n’en sont pas moins très sophistiqués.

Cette sophistication est nécessaire pour répondre aux exigences spécifiques des investisseurs qui ont chacun leur propre profil d’investissement et leur propre connaissance du marché.

Les étapes clés pour bien investir sur les produits structurés

Que sont les produits structurés ?

Les produits structurés peuvent être définis de manière générale comme des produits d’épargne ou d’investissement dont le rendement est lié à un actif sous-jacent présentant des caractéristiques prédéfinies (date d’échéance, date de coupon, niveau de protection du capital, etc.).

Bourse

Les produits structurés offrent de très nombreuses possibilités mais sont composés de différents instruments financiers, parfois complexes.

Ils font partie de la gamme de produits dont les stratégies d’investissement sont « non traditionnelles ». Un produit structuré peut être considéré comme un ensemble de produits comprenant trois composantes principales :

– Une obligation (généralement « zéro coupon », le rendement est anticipé grâce à un prix d’achat inférieur à la valeur finale)

– Un ou plusieurs actifs sous-jacents : ce sont uniquement les sous-jacents sur lesquels vous souhaitez anticiper les variations.

– Les instruments financiers liés à ces actifs sous-jacents (la stratégie des produits dérivés – des options généralement pour procurer un effet de levier, achetée grâce au rendement anticipé des obligation « zéro coupon »).

Par exemple, sur les 100€ que vous souhaitez investir, 94€ serviront à acheter des obligations « zéro coupon » qui vaudront 100€ à l’échéance choisie (pas de coupons mais le rendement est anticipé par un prix d’achat inférieur).

Les 100€ qui seront récupérés à l’échéance permettent de garantir le capital investi à terme. Cela permet donc de dégager immédiatement 6€ pour acheter des options « call » ou « put » sur le sous-jacent choisi.

Ces produits permettent donc une personnalisation totale, que ce soit au niveau de la garantie (de plusieurs niveaux par exemple), du levier et du risque, de la stratégie (hausse ou baisse) ou encore du sous-jacent. Quasiment tous les scénarios boursiers sont structurables.

Pour certains produits structurés, les intérêts générés par la composante « obligations classiques » sont utilisés pour acheter la partie « stratégie dérivée » au fur et à mesure et :

Soit fournir la garantie du capital ; le remboursement du capital investi à l’échéance est ainsi garanti par l’émetteur, sauf en cas de défaillance de ce dernier ;

Soit améliorer le rendement d’un produit non garanti en capital.

La garantie ou la protection du capital est assurée par l’émetteur ou son garant, sauf en cas de défaillance. Il est donc essentiel de vérifier la qualité de la notation attribuée à l’émetteur par les agences de notation de crédit.

À qui s’adressent les produits structurés ?

Les produits structurés conviennent aux investisseurs ayant un appétit de risque relativement élevé. Ces produits leur permettent de profiter de la hausse des prix et de maximiser les gains sur les marchés latéraux, car leur flexibilité leur donne un certain contrôle sur ces risques.

Ces investisseurs veulent des rendements élevés avec un certain contrôle de leur part puisqu’ils peuvent personnaliser l’ensemble de l’investissement.

Les marchés en baisse ne posent pas non plus de problème, car les domaines sous-jacents de la structure peuvent permettre à l’investisseur de tirer profit de marchés baissiers, comme sur le marché des changes.

Quels sont les avantages d’investir dans des produits structurés ?

Des rendements accrus, une personnalisation exceptionnelle, une volatilité réduite, la possibilité de gagner sur des marchés plats ou latéraux, la protection du capital (disponible uniquement avec certaines structures qui apporteront un rendement plus faible).

Pour accéder à ces produits, la solution la plus courante est de passer par un intermédiaire qui le structure pour vous. Vous pouvez alors acheter le produit et le loger soit sur une assurance-vie pour profiter du cadre fiscal allégé soit directement sur un compte-titre.

Produits structurés

Les produits structurés offrent un degré de personnalisation unique dans le monde de la finance.

Ce sont des produits standardisés, il vous faudra donc choisir celui qui se rapproche le plus du scénario boursier que vous envisagez et du niveau de protection et de risque que vous souhaitez.

Pour plus de personnalisation, vous avez la possibilité de négocier directement avec votre banque un produit structuré sur-mesure mais il vous faudra alors investir des sommes particulièrement importantes.

A lire aussi : Acheter l’action TESLA sous les 1 500$ : Aubaine ou danger ?

Sinon vous pouvez décider de structurer vous même votre produit en acquérant des obligations et des options en fonction de la stratégie que vous souhaitez appliquer.

Attention cependant, ce genre de structuration peut se révéler très intéressante car vous réalisez exactement le produit que vous voulez mais c’est particulièrement complexe et risqué.

Dans ce cas, il vous faudra passer beaucoup de temps à vous former afin de maîtriser à la perfection tous les produits utilisés et la structuration en elle-même.

Un investissement risqué mais potentiellement sur-mesure

Comme tout autre investissement, l’investissement dans des produits structurés comporte également des risques.

Il n’est pas facile de vendre des produits structurés, car ils sont peu liquides. Si vous parvenez à les revendre avant l’échéance, cela se fera sans doute à prix réduit. Il faut donc prendre en compte ce risque dans votre stratégie.

Le prix d’un produit structuré ne peut résulter que d’une estimation. Cela augmente le risque des investisseurs. De plus, ces produits sont une dette non garantie des banques d’investissement (lorsque vous les achetez auprès de ces dernières).

Ces produits étant souvent non garantis, cela pourra avoir un impact sur vos capacités de financement globales (levier financier).

Leur complexité laisse la place à de nombreuses erreurs.

Les produits structurés sont donc des solutions sur mesure qui peuvent être adaptées aux différentes conditions du marché et qui comportent différents risques, qu’il convient de surveiller.

En conclusion, nous pouvons définir les produits structurés comme un ensemble de produits intégrés, qui peuvent fournir à votre portefeuille une diversification efficace.

Comme pour tout autre investissement, il faut faire de de nombreuses recherches pour comprendre les produits et savoir si un investissement vaut vraiment la peine d’être poursuivi, en particulier avec les produits structurés qui n’ont pas de règles définies en raison de leurs grandes possibilités de personnalisation.

Les investisseurs intéressés doivent examiner en profondeur ce que les entreprises présentent et doivent prendre note des risques encourus par rapport aux bénéfices attendus.

Pour aller plus loin :
4 actions sous-évaluées à acheter en 2020

Arnaud,
Rédacteur financier pour EnBourse

Anciens articles