Pas encore membre ?

Rejoignez le site
en bourse
  • Formation d'initation offerte
  • Une communauté de trader pour vous aider
  • Accès complet à tous les articles du site
  • Vidéos d'analyse hebdomadaires
  • Et beaucoup d'autres surprises...

Inscrivez-vous sur le site en bourse

50% terminé !

C'est presque terminé ! Entrez votre prénom et votre email ci dessous

Accédez maintenant à votre contenu :

Profitez de ma formation vidéo Initiation au trading où vous allez découvrir comment vous pouvez devenir un Trader indépendant et pourquoi c'est si important d'être libre financièrement...

Attendez !profitez de maformation offerte

50% terminé !

C'est presque terminé ! Entrez votre prénom et votre email ci dessous

Accédez maintenant à ma formation offerte :


L'auteur

Clem1

Il faut sauver le prix du baril !
06 Avr

Depuis l’échec des négociations de l’OPEP avec la Russie début mars dernier, la guerre des prix et des parts de marchés fait rage. Sur fond d’épidémie du Coronavirus qui impacte la demande d’or noir et de baisse des cours inédite, EnBourse revient sur la situation et décrypte les avancées avant la réunion OPEP, Russie et États-Unis qui doit se tenir jeudi 09 avril prochain.

Petite synthèse de la situation

En pleine expansion de l’épidémie du Coronavirus, l’échec des négociations entre les membres de l’OPEP et la Russie début mars, a provoqué une crise de l’offre sans précédent. Alors que la demande de brut observe une chute sans précédent en raison des mesures de confinement qui impactent fortement l’activité économique mondiale, la Russie a tenu tête à l’Arabie Saoudite. En effet, l’Etat russe a refusé de soutenir la proposition de Ryad de reconduire, voire de renforcer l’accord visant à diminuer la production mondiale de pétrole.

L’Arabie Saoudite s’est donc lancée dans une stratégie de gains de parts de marché en diminuant fortement ses prix, et en hissant la production de ses gisements à un nombre record de barils par jour : près de 12 millions par jour. Soutenant leur partenaire, les Émirats-Arabes-Unis et le Bahrein, sont également entrés dans cette spirale de surproduction pétrolière.

La réaction sur les marchés financiers a été immédiate : une chute historique de près de 66% des prix des deux références d’or noir, WTI et Brent. Un plus bas depuis 2002 est même atteint le 30 mars dernier pour chacun des cours, respectivement 21,65$ et 19,27$ le baril. Les prix sont actuellement guidés par l’effondrement de la demande !

Un plus bas est même atteint le 30 mars dernier pour chacun des deux cours, respectivement 21,65$ et 19,27$ le baril. Les cours sont actuellement guidés par l'effondrement de la demande !

Évolution du cours du pétrole WTI : plus bas atteint le lundi 30 mars et remontée du cours suite aux tweets de D. Trump du 02 avril

Une situation délétère de surproduction !

Les analystes, qui estimaient une baisse de la demande mondiale d’or noir début mars à environ 1 milliard de barils par jour, tablent désormais sur une chute de près de 5 milliards de barils, voire même 10 milliards, en raison de la crise sanitaire !

Les pays producteurs font désormais face à une accumulation du stock de pétrole qui ne trouve plus preneurs. En effet, les raffineries commencent à limiter leurs opérations, face au problème de stockage que la surproduction massive est en train de créer. Elle serait de l’ordre de 25 millions de barils par jour !

Le Cabinet Goldman Sachs alertait récemment sur le fait que les infrastructures pétrolières, : « les installations de stockage, les raffineries, les terminaux, les navires et les pipelines, atteignent leur capacité maximale, ce qui ne s’est pas produit depuis 1998 ».

Donald Trump en embuscade…

Par le biais d’une médiation, Washington tente depuis mi-mars de renouer un dialogue entre l’OPEP et la Russie, et mettre un terme à la guerre des prix en redéfinissant une baisse de la production entre les différents protagonistes.

En effet, la situation actuelle de demande atone, et de surproduction, est particulièrement inquiétante pour l’industrie pétrolière américaine. Seule une hausse des cours du brut permettra à la production de gaz de schiste de rester viable : le pétrole de schiste a un coût de revient élevé et n’est plus rentable aux cours actuels.

Le Président américain Donald Trump, à la tête du premier producteur mondial d’or noir avec 13 millions de barils par jour, en est bien conscient, et il était attendu vendredi 03 avril dernier par les représentants des producteurs américains du pétrole et de ses dérivés sur ses intentions…

Deux tweets, et les prix repartent à la hausse !

Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine ont récemment convenu de « l’importance de la stabilité dans le marché international de l’énergie« , selon un communiqué de la Maison Blanche.

Et Donald Trump est allé plus loin, anticipant la tenue d’une réunion extraordinaire des membres de l’OPEP avec la Russie, et une forte limitation de la production sur laquelle il pourrait y avoir une entente.

Depuis l’échec des négociations de l’OPEP avec la Russie début mars dernier, la guerre des prix et des parts de marchés fait rage. Donald Trump tente une médiation pour faire repartir les prix à la hausse.

Le 02 avril dernier, série de tweets du Président Américain Donald Trump, anticipant une réunion stratégique de l’OPEP et de la Russie, pour enrayer, voire stabiliser la chute des cours de l’or noir

Inutile de préciser que le marché, particulièrement volatil en cette période, a bien réagit aux sorties du Président américain sur twitter ! Une réaction « optimiste », mais démesurée, est venue effacer une partie des pertes des cours du pétrole : le WTI a flambé de 33% (27,3 $), le Brent de près 40% sur le brut (34,3$).

Une visioconférence pour « détendre » la situation

Cette réunion exceptionnelle des membres de l’OPEP et de la Russie, à laquelle sont également conviés les États-Unis, vise à arbitrer l’ampleur de la diminution de la production entre les différents pays producteurs.

Mais sceller un accord, entre les trois premiers pays producteurs de pétrole, sur des coupes abyssales pour maintenir le secteur sous perfusion est loin d’être encore acquis…

D’ailleurs, la réunion initialement prévue le 06 avril, a été repoussée au 09 avril prochain, et le cadre et l’objet des négociations ne semblaient pas encore arrêtés.
Á suivre, avec prudence.

Liens vers les précédents articles traitant du sujet :
Contre-choc pétrolier de 2020 : enrayer la chute des cours est-il possible ? 1/2
Contre-choc pétrolier de 2020 : enrayer la chute des cours est-il possible ? 2/2

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Enrayer la spirale baissière : les fausses bonnes idées – Interdire la vente à découvert temporaire ? (2/2)
03 Avr

Depuis le 20 février 2020, la forte chute des indices et des instruments financiers n’a épargné aucun marché. EnBourse poursuit l’analyse des propositions visant à interrompre cette spirale baissière : l’interdiction temporaire de la vente à découvert (VAD).

Quelles conséquences immédiates de l’interdiction de la VAD ? (suite)

Alors que ce dispositif temporaire n’a bien entendu pas été instauré aux États-Unis (ban of short selling), certains analystes ont constaté que l’effet avait été immédiat sur la volatilité quotidienne et la liquidité du marché français : Il est même précisé que « les volumes d’échanges qui se maintenaient sur le CAC 40 à hauteur de 10 milliards par jour chutent de moitié. Les spread entre l’achat et la vente sur les contrats futures

La moitié des transactions sur les valeurs cotées à la Bourse de Paris sont réalisées hors de France. Force est de constater que les volumes ont été transférés massivement vers d’autres places financières qui ne pratiquent pas l’interdiction, ou se sont reportés vers d’autres titres non concernés par la détention de positions courtes nettes.

Un retour d’expérience éclairant

Lors de la crise de 2008, Christopher Cox, le Président de la Securities and Exchange Commission – SEC (l’équivalent de l’AMF en France) met en place une interdiction temporaire de la VAD. D’une durée de trois semaines, d’autres places financières emboîtent le pas de Wall Street : France, Allemagne, Australie, Japon…

A l’occasion d’une audition devant le Sénat américain, chargé de diriger une Commission spéciale sur la crise des Subprimes, C. Cox déclare aux parlementaires qu’il a subit une forte pression de la part de personnalités dirigeantes, et que cette mesure « avait été la plus grande erreur de son mandat. » (« SEC chief has regrets over short-selling ban » ).

L’interdiction de la vente à découvert semble donc relever davantage d’un arbitrage pris dans la confusion et la panique afin de montrer l’action du Politique contre « les profiteurs » que sont sensés représenter les vendeurs à découvert.

La VAD, un outil de la gestion du risque

En vertu du principe de précaution, limiter, voire interdire les ventes à découvert, semble être une solution pour enrayer la baisse des marchés. Mais c’est sans compter la complexité du fonctionnement des transactions financières, et la multiplicité des acteurs qui interagissent sur les marchés boursiers.

Interdire une opération sur le marché, c’est empêcher les investisseurs de procéder à certains arbitrages sur leurs positions en portefeuille. Il est légitime de vouloir couvrir ses positions acheteuses, en vendant des actifs pour contrebalancer des pertes potentielles à l’occasion d’une forte baisse des marchés.

Pour tout investisseur, la gestion du risque réside dans la possibilité de pouvoir arbitrer, à la hausse ou à la baisse, en fonction d’une stratégie définie. L’interdiction de la VAD laisse deux options :

– liquider ses positions, amplifiant ainsi la baisse des marchés
– patienter sans prendre de position, participant ainsi au tarissement des liquidités du marché.

Certains « spéculateurs » ont su exploiter la vente à découvert à leur profit…

Qui se souvient d’André Kostolany ? Un grand acteur des marchés boursiers dans les années 1930, particulièrement actif lors du krach boursier de 1929. Il s’enrichit massivement grâce à la vente à découvert qui lui fait profiter pleinement de la « capitulation » des actifs financiers.

Le milliardaire George Soros a également fait parler de lui en septembre 1992, lors de la journée que l’on appelle « black Wednesday ». D’après son analyse de la situation économique européenne de l’époque, il estime que la Livre sterling est surévaluée et ne représente pas la réalité économique du pays. Il anticipe une dévaluation de la monnaie britannique, en vendant massivement plusieurs milliards de Livre sterling. Son analyse se révélera lucrative : le gouvernement de John Major dévalue la Livre, qui perd 15% sur les marchés au profit du Franc et du Mark.

Chute de la Livre Sterling en 1992, suite à la dévaluation de la la monnaie britannique par le gouvernement de John Major

La vente à découvert de la livre sterling entreprise par George Soros en septembre 1992 contribue à faire dévisser la devise de 15% – Publication Les Echos du 15 février 1995

…Mais aussi à leur dépend !

La VAD peut se révéler très risquée, dès lors qu’une pénurie de titres est organisée afin d’accentuer la hausse de la valeur. Le rachat des positions vendeuses n’est dès lors plus possible, et les vendeurs à découvert se retrouvent contraints de liquider leur position à tout prix. C’est ce que l’on appelle un « corner ».

En 2008, de nombreux fonds spéculatifs (hedge funds) anticipent la baisse du cours du titre Volkswagen, et empruntent massivement des titres pour les vendre à découvert : 12,7% du capital. Porsche, qui souhaite prendre le contrôle de VW, monte peu à peu au capital de l’entreprise, et détient 42,6% des parts, aux côtés du Land de Basse Saxe (20%).

Fin octobre, Porsche surprend le marché en annonçant qu’il détient désormais 31,5% d’options d’achat supplémentaires, soit près 74,1% du capital. Sur les marchés financiers, seul 6% du capital du constructeur automobile reste donc disponible. La rumeur enfle que Porsche, majoritaire chez VW, pourrait entreprendre de racheter les minoritaires et retirer l’action de la cote.

Les fonds spéculatifs ont cherché à tout prix à acheter des titres pour couvrir leurs positions vendeuses. Mais devant la pénurie de titres disponibles sur le marché, le prix de l’action VW a subitement explosé. Le phénomène a été amplifié par les effets mécaniques des leviers et des appels de marges.

La VAD peut se révéler très risquée, dès lors qu’une pénurie de titres est organisée afin d’accentuer la hausse de la valeur. Le rachat des positions vendeuses n’est dès lors plus possible, et les vendeurs à découvert se retrouvent contraints de liquider leur position à tout prix. C’est ce que l’on appelle un « corner ».

Exemple de « corner » boursier sur le titre Volkswagen en octobre 2008 – Le cours du titre explose à la hausse et double en 3 jours

La perte, pour les vendeurs à découvert, a été estimée à près de 30 milliards de $.

En trois jours de cotation, l’action est passée de 211€ à 945€, après avoir fleurté avec les 1000€.
Le constructeur allemand devient à ce moment-là l’entreprise la plus valorisée du monde en terme de capitalisation boursière, devant les américaines Exxon ou Microsoft !

Retrouvez la première partie de cet article ici

Plus d’infos sur la vente à découvert :
Vente à découvert, partie I : Comprendre VRAIMENT comment ça marche
Vente à découvert, partie II : Comment bien l’utiliser

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Enrayer la spirale baissière : les fausses bonnes idées – Interdire temporairement la vente à découvert ? 1/2
02 Avr

Depuis le 20 février 2020, la forte chute des indices et des instruments financiers n’a épargné aucun marché. EnBourse poursuit l’analyse des propositions visant à interrompre cette spirale baissière : l’interdiction temporaire de la vente à découvert (VAD).

Inquiétude des marchés

Les places boursières constatent depuis quelques semaines que la crise sanitaire impacte violemment les valorisations fondamentales de nombreuses entreprises.

Les fortes turbulences sur les marchés ont entraîné une décote très marquée de nombreuses valeurs, dans des secteurs sensibles à la conjoncture et à l’état de santé de l’économie mondiale : parapétrolier-pétrolier, automobile, aéronautique, équipement, tourisme, bancaire… On parle volontiers des valeurs cycliques à l’opposé des valeurs défensives du moment – qui sont peu légion en raison de la mondialisation de la crise : consommation, industrie pharmaceutique…

Rappel de ce qu’est la vente à découverte (VAD)

Ce mécanisme anticipe la baisse des marchés et de certains actifs, et donne la possibilité à l’investisseur institutionnel, ou particulier, de vendre des titres qu’ils ne possèdent pas encore.

A l’occasion du débouclement des positions, l’ordre d’achat est passé pour racheter les actifs au comptant. Si le prix a diminué entre la vente initiale et le rachat, l’opération permet à l’investisseur de réaliser une plus-value.

A noter que les actifs du marché négociables à la vente à découvert sont nombreux : actions, devises, matières premières, indices… C’est la raison pour laquelle la réglementation aux niveaux des marchés européens et internationaux encadre très strictement les modalités de cette pratique.

La VAD amplifie une tendance baissière

En effet, les opérations de VAD sont particulièrement intéressantes en période de chute accélérée des cours : des actifs, que l’investisseur ne détient pas encore, sont vendus à un certain prix à l’instant T, afin de les racheter à un prix plus attractif avant la fin du mois boursier.

Cette pratique est un outil de spéculation à la baisse. Lorsque la VAD s’amplifie et se généralise à de nombreux instruments financiers, elle entretient, voire accélère une tendance baissière, comme nous avons pu le constater sur les marchés à compter du 19 février dernier.

Evolution du cours de Vallourec avant et après le changement de tendance

Observation de l’évolution du cours de Vallourec au début de la crise sanitaire, dès le 19 février.

Plutôt que de fermer les places financières…

La suspension temporaire des marchés, ou la limitation de la VAD sont des dispositions visant à calmer la dépression des marchés, qui ont déjà été utilisées par le passé. Les autorités de marché, dans des circonstances exceptionnelles, comme c’est le cas à l’heure actuelle, peuvent prendre la décision de suspendre une partie des cotations ou d’empêcher certaines opérations de spéculation.

C’est en pleine crise européenne de la dette, en 2011, que l’on retrouve la dernière interdiction de détenir des positions « courtes » sur certains actifs cotés sur Euronext.

Interdire la VAD, quel impact recherché ?

L’objectif d’imposer une telle interdiction est fort noble. Elle vise à stabiliser le marché, en empêchant les investisseurs d’alimenter le risque et la volatilité, liés à leurs opérations de spéculation.

Vallourec est une action particulièrement prisée pour la VAD en raison de sa perméabilité aux informations macro-économiques.

Evolution de la vente à découvert sur le titre Vallourec (Bourse de Paris), en amont de la chute des cours à partir du 19 février. On observe que l’interdiction de la VAD à partir du 17 mars 2020 n’a que très peu impacté son ampleur (11,36%), déjà très forte en amont de la crise. www.shortsell.nl répertorie les positions vendeuses sur les actifs financiers.

Certains investisseurs profitent de la spéculation pour en tirer profit. Ils alimentent en effet la tension sur les marchés puis la dégringolade de certains titres. Mais force est de constater que la plupart des expériences liées à l’interdiction de la VAD n’ont pas été particulièrement concluantes.

La vente à découvert ne représente en effet qu’une très petite partie des échanges sur les places boursières, et les évaluations des interdictions de la VAD sont quasi-unanimes : c’est inefficace !

Un coup d’épée dans l’eau ?

Pourtant en Europe, certains pays ont décidé d’instaurer cette fameuse interdiction temporaire de vente à découvert vers la mi-mars :

Non pas de façon coordonnée sur les différentes places boursières européennes, mais successivement ! L’Italie, l’Espagne puis la France se sont décidés en faveur de cet outil « coupe-circuit », alors que le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne, ont refusé de mettre en place cette disposition.
Une belle leçon de consensus européen !
– Non pas de façon illimitée, mais pour une courte durée. Un temps initiée pour 24h, cette mesure anti-spéculative « d’interdire la création ou l’augmentation de positions courtes nettes » a été annoncée pour une période de 30 jours sur le marché français.
– Non pas sur l’ensemble des instruments financiers concernés par la VAD, mais seulement sur un certain nombre d’actions cotées en France, 92, dont les cours ont été jugés « massacrés » depuis le 21 février dernier.

En France, l’Autorité des Marchés Financiers – AMF a publié un communiqué de presse le 17 mars donnant les références des valeurs concernées.

On pourra s’étonner de l’absence de valeurs particulièrement touchées par l’inquiétude des marchés, comme le titre Airbus ou encore Total…

Retrouvez la deuxième partie de cet article le 03 avril 2020 sur l’actualité d’EnBourse

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Enrayer la spirale baissière : les fausses bonnes idées « Débrancher » les marchés régulés ? 2/2
01 Avr

Depuis le 20 février 2020, la forte chute des indices et des instruments financiers n’a épargné aucun marché. EnBourse poursuit l’analyse des propositions visant à interrompre cette spirale baissière, notamment par le biais de la suspension des cotations.

Fermeture des marchés – Quelle faisabilité ?(suite)

(…) Si une entente n’était pas possible aux niveaux des places financières européennes et internationales, le risque proviendrait de la suspension de certaines cotations et de leurs transactions, alors que d’autres resteraient ouvertes.

En ce qui concerne le marché français, le Président de l’AMF, Robert Ophèle, rappelait récemment que « la moitié des transactions sur les valeurs françaises sont réalisées hors de France ». Ainsi, débrancher les marchés au cas par cas, aurait pour conséquence de transférer massivement ces transactions sur des marchés non-régulés, de gré à gré, ou sur des plateformes régulées étrangères.
Par ailleurs, seuls certains actifs financiers seraient gelés, tout en faisant peser sur d’autres une pression acheteuse / vendeuse très forte, comme le marché de la dette des États, déjà très tendu.

Fermeture des marchés en 2020 – Au final, une fausse bonne idée !

La forte baisse actuelle de certains instruments financiers (comme les actions des entreprises cotées) semble être justifiée par le stress sans précédent initié sur les marchés et par l’incertitude pesant sur de nombreux secteurs d’activités.

La pandémie du coronavirus a tendance baissière a impacté tous les marchés vers un changement de tendance baissier

Le Fonds Monétaire International – FMI évoque désormais une période de récession à venir, alors que les grands marchés financiers sont entrés dans une tendance profondément baissière depuis fin février 2020.

Parallèlement, les banques centrales interviennent pour préserver certains agents économiques durant la pandémie. Via les « recettes » classiques : baisse des taux, rachats d’actifs comme les obligations, injections de liquidité, elles tentent d’instaurer un climat plus favorable afin que l’activité puisse reprendre rapidement à l’issue de la crise liée à la pandémie.

Le principe du « court-circuit » plutôt que la suspension

Plutôt que de suspendre les marchés, les investisseurs recommandent de favoriser la pérennité du système afin que les transactions puissent se poursuivre dans les meilleures conditions possibles.

Alors que de nombreuses crises ont secoué les Bourses mondiales ces 50 dernières années, l’expérimentation de la suspension temporaire des marchés s’est révélée plutôt efficace pour limiter la sur-réaction et l’emballement baissier des marchés.

En raison de leur interdépendance, cela suppose que cette intervention soit organisée, et coordonnée entre les différentes places financières. Par ailleurs, il est indispensable que les interruptions soient répercutées simultanément sur toutes les plates-formes de trading.

C’est à la suite du Krach d’octobre 1987 et du fameux « lundi noir » (19 octobre) qui vit plonger le Dow Jones de plus de 22,6%, que sont introduits les « coupe-circuits ». Leur mécanisme est simple. Il s’agit, en cas de très forte fluctuation du cours d’un titre, à la hausse OU à la baisse, de « débrancher » temporairement toutes les négociations le concernant.

D’une durée variant de trois à quinze minutes, ces interruptions ont pour objectif de contenir certains mouvements de panique des investisseurs (capitulation massives d’actifs par exemple) ou de limiter les réactions en chaîne des algorithmes automatiques boursiers.

La suspension temporaire en pratique

Ces suspensions temporaires ont été utilisées dernièrement. A titre d’exemple, le 18 mars dernier, les échanges ont été suspendus à Wall Street une quinzaine de minutes en cours de séance, alors que SP 500 chutait d’environ 7%. Ce dispositif de « coupe-circuits » avait déjà été utilisé pour enrayer la spirale baissière plus tôt en mars…

La suspension des marchés en pratique sur le Dow Jones, pour enrayer la spirale baissière des marchés

Exemples d’utilisation du « coupe-circuit » sur le Dow Jones provoquant une suspension de séance entre le 12 et le 18 mars 2020

Au niveau européen, les marchés ne se sont pas dotés d’un mécanisme de suspension de transactions comme aux États-Unis. Mais l’interdépendance des marchés donnerait la légitimité aux régulateurs européens, voire nationaux, d’initier ce dispositif sur les mêmes modalités pour infléchir certaines réactions des marchés.

Une gradation de l’utilisation des « coupe-circuits » pour répondre à la spirale baissière

Anticipant la poursuite de l’incertitude de la crise sanitaire sur les marchés, il n’est pas inenvisageable qu’une utilisation adaptée des « court-circuits » en fonction de la gravité de la situation soit mise en œuvre. Á titre d’exemple :

– Suspendre les cotations de quelques minutes après une chute de 8 % pour calmer un mouvement de panique
– Prolonger l’arrêt des transactions de 10 minutes si le mouvement s’amplifie
– Etendre la durée des coupe-circuits de quelques minutes à quelques heures si le mouvement devient plus violent
– Limiter les séances de bourse à une ou deux cotations par jour
– Envisager un gel complet si le marché plonge de plus de 20 %…

Á situation exceptionnelle – pandémie du Coronavirus, arsenal exceptionnel !

Pour conclure

Á noter que l’on évoque une suspension, voire une fermeture des marchés en cas de forte baisse, mais que ces dispositions n’ont jamais été réclamées à cor et à cri lorsque certaines « bulles » ont amené les prix des actions à des sommets !

Retrouver la première partie de cet article ici

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Enrayer la spirale baissière : les fausses bonnes idées – « Débrancher » les marchés régulés ? 1/2
31 Mar

Depuis le 20 février 2020, la forte chute des indices et des instruments financiers n’a épargné aucun marché. EnBourse revient sur certaines propositions visant à interrompre cette spirale baissière : la tentation de suspendre les cotations.

Une situation inédite

L’indice de volatilité des marchés a atteint des points culminants fin février et en mars dernier, en raison de l’extension de la vague épidémique du Coronavirus à un niveau mondial.

La crise sanitaire impacte l’ensemble des populations (plus de 3 milliards de personnes appelés à rester confinées), mais aussi de très nombreux secteurs économiques corrélés entre eux : tourisme, services, aéronautique, automobile, énergie…
D’autres pans de la production et du commerce internationaux, s’ils ne sont pas à l’arrêt, fonctionnent au ralenti, et pèsent sur les perspectives économiques mondiales.

Le Fonds Monétaire International – FMI évoque désormais une période de récession à venir, alors que les marchés sont entrés dans une tendance profondément baissière.

L'indice de volatilité des marchés à explosé à partir de la semaine du 17 février 2020 pour atteindre un plus haut les 18 et 19 mars 2020

L’indice de volatilité des marchés à explosé à partir de la semaine du 17 février 2020 pour atteindre un plus haut les 18 et 19 mars 2020

Sur-réaction des marchés : les nerfs des investisseurs mis à rude épreuve

Au 1er trimestre 2020, les indices auront côtoyé leurs plus hauts (Dow Jones, CAC40…), pour dégringoler violemment vers des plus bas. Tant à la hausse en janvier dernier, qu’à la baisse depuis février, les marchés ont sur-réagit à la menace et aux conséquences, encore peu palpables, du Covid-19.

Mi-mars, les marchés ne sont pas passés loin d’une « capitulation », une situation rare, où les détenteurs d’actifs perdent patience et préfèrent liquider « tout » à perte. Dans ce contexte, l’idée de clôturer momentanément les marchés régulés, qui reflètent l’économie internationale, a été un moment évoquée.

Aux mêmes maux, toujours les mêmes suggestions…

M. Jean-Claude Trichet, alors Président de la Banque Centrale Européenne – BCE, évoquait en 2008 la nécessité de « débrancher les marchés » afin que les investisseurs puissent « reprendre leurs esprits ».

Pourtant, les fermetures des grands marchés ont été très rares ces dernières décennies, et relèvent davantage de cas de force majeure :

Wall Street a été contrainte de fermer ses portes le 11 septembre 2001, en raison des risqués liés à sa proximité avec le Wall Trade Center touché par les attentats terroristes. A noter que les Bourses européennes et asiatiques ont continué leurs échanges malgré ce contexte de déstabilisation de la puissance américaine.

La Bourse de Paris a stoppé ses activités le 24 mai 1968 en raison de l’incendie par des manifestants du palais Brongniart, alors salle des marchés de l’époque.

Au regard de ces quelques interruptions, nationales par ailleurs, il apparaît que la finance mondiale, interconnectée, n’a jamais expérimenté une interruption globale de ses échanges sur une longue période. Les incertitudes liées à la durée de la crise sanitaire ne permettent pas non plus d’anticiper le laps de temps nécessaire pour enrayer efficacement la baisse des cours…

Le risque : l’effet dominos

Les exemples récents, en France mais aussi ailleurs dans le monde à l’heure du confinement, ont provoqué des mouvements de foule, non pas en direction des banques, mais des supermarchés ! Par conséquent, des pics de fréquentation et d’achats massifs (provoquant une pénurie temporaire de certaines denrées alimentaires) ont été observés.

Le marché restant liquide, la demande et l’offre sont bien présentes (les investisseurs entrent ou sortent comme bon leur semble), dans de forts volumes. Les analystes estiment que les marchés financiers tournent à plein régime, malgré leur forte volatilité, et qu’il serait dangereux de fermer les thermomètres de l’économie mondiale.

Chute du CAC 40 à compter du 17 février 2020, suite à la pandémie du coronavirus

Le graphique du CAC40 – beaux volumes, belle liquidité – affiche un chute vertigineuse de son cours suite aux incertitudes posées par la pandémie du Covid-19

Il suffit de revenir aux précédentes crises financières : celle de 1929 notamment, pour s’interroger sur la pertinence d’une fermeture des marchés qui pourrait enrayer la confiance des investisseurs, et provoquer une panique des épargnants vers les banques, afin d’y soustraire leurs liquidités.

Fermeture des marchés – Quelle faisabilité ?

Imaginons un instant qu’une entente soit possible aux niveaux des places financières européennes et internationales.La suspension des cours devrait-être organisée, coordonnée et fixée pour un temps donné. L’ensemble des actifs serait ainsi gelé : certes les actions des entreprises cotées, mais également tous les outils de la gestion financière : les SICAV, les OPC…

Les investisseurs ne pourraient plus ni rentrer, ni sortir du marché, ou encore valoriser certains fonds, provoquant une aversion au risque des investisseurs. Ainsi, mécaniquement, à la reprise, la pression viendrait s’accroître sur l’ensemble des actifs financiers, notamment sur les dettes des Etats.

Retrouvez la deuxième partie de cet article le 1er avril 2020 sur l’actualité d’EnBourse

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Contexte de crise : la stratégie du Stock picking
30 Mar

Alors que la pandémie du Coronavirus vient bouleverser la vie des marchés depuis plusieurs semaines, EnBourse vous propose de découvrir (ou approfondir !) une stratégie de sélection d’actifs financiers sous-valorisés.

Le contexte économique actuel

Les investisseurs naviguent entre incertitude et approche de la récession depuis la mondialisation de l’épidémie du Covid 19.
Sur fond de baisse des marchés, les instruments financiers sont à la peine. Malgré quelques soubresauts en réaction aux programmes de soutien ou de relance des banques centrales, les séries de mesures visant à contenir la pandémie et limiter sa propagation ont un impact fort sur la vie des entreprises.

Le Stock picking en quelques mots

Depuis fin février 2020, la tendance haussière du marché s’est retournée, et une forte baisse (de 20 à plus de 50%) de la valorisation de nombreux instruments financiers a été observée.

Dans un contexte économique peu favorable comme celui-ci, beaucoup d’investisseurs se tournent vers la technique très méthodique du stop picking.
Cette stratégie consiste, après avoir procédé à une analyse financière et stratégique des entreprises, à trouver des opportunités pour augmenter son exposition auprès d’actifs financiers sous-valorisés, et investir sur les futures « pépites » du marché.

Ce que n’est pas le Stock picking !

En temps normal, avant de prendre position sur un actif, l’investisseur se renseigne d’abord sur le contexte macro-économique de certains pays ou zones économiques (indicateurs de croissance, d’inflation, taux de chômage, etc…). Il recherche ainsi des opportunités sur des secteurs d’activités qui lui semblent les plus favorables. Ces secteurs, identifiés, il s’intéresse enfin aux entreprises et tente de trouver celles qui lui paraissent les plus prometteuses et les plus rentables.
Cette méthodologie de gestion de portefeuille repose sur l’approche « Top-down », c’est-à-dire, du haut vers le bas.

Le Stock picking, une approche « Bottom-up » popularisée par Warren Buffett

La stratégie du stock picking repose sur le principe qu’une entreprise correctement dirigée, qui fonctionne bien et innove, offre une rentabilité et des résultats financiers satisfaisants réguliers, quels que soient les aléas extérieurs : volatilité des marchés, contexte économique, activités concernées.

Cette gestion de portefeuille, dite « Bottom-up » (du bas vers le haut), repose donc sur un tri des entreprises, basé sur un certain nombre de caractéristiques fondamentales.
L’investisseur s’intéresse avant tout à l’entreprise, et notamment à sa croissance (growth), sa valorisation (value) à l’instant T et au rendement (yield) potentiel de ses titres. Les actifs financiers sont sélectionnés en fonction de leur valeur intrinsèque et l’investisseur vérifie ensuite si le prix des titres correspond à ceux du marché, ou s’ils sont sur ou sous-évalués par rapport aux entreprises du même secteur.

Avantages et inconvénients du Stock picking

Le principal avantage que procure le stock picking est la très grande liberté de gestion des titres.
C’est aussi une méthode très efficace en période de conjoncture économique difficile. Elle permet de repérer plus facilement les sociétés les plus prometteuses, dont les titres sont sous-évalués par rapport à la tendance du marché.
Pour mémoire, une valeur est considérée comme sous-évaluée si le cours est inférieur à sa valeur intrinsèque ou si elle ne capitalise pas encore tout le potentiel économique de l’entreprise.

L’inconvénient du stock picking réside dans le temps qu’il est nécessaire de prendre pour suivre les entreprises et analyser leurs données financières répondant aux critères d’investissement fondamentaux et techniques.
Ces derniers sont extrêmement subjectifs : profil, croissance, valorisation, situation financière, rentabilité, tendance (CT / LT), RSI, qualité des publications, consensus… Ainsi, si l’investisseur se trompe dans l’analyse à l’issue de la sélection de ses valeurs, cela peut évidemment avoir un impact sur ses performances. Mais s’il a vu juste, un très bon rendement peut-être au rendez-vous !

Comment sélectionner sa première liste de valeurs ?

Bien qu’essentielle, la première étape de tri des sociétés est toujours fastidieuse. Afin d’aider les investisseurs, Google proposait encore récemment un service spécialement créé dans ce but : le Stock screener. Ce dernier n’étant plus disponible, le trader cherchera un outil de recherche fondamental et technique du même type, sur des sites généralistes d’informations financières, bien souvent en français, et généralement appelés Market screener.

 

Les stock ou market screener sont des outils d'aide à la sélection de valeurs sur des critères liés aux fondamentaux des entreprises

Les stock ou market screener sont des outils d’aide à la sélection de valeurs sur des critères liés aux fondamentaux des entreprises. Pour exemple, l’interface Google.

 

Cet outil d’aide au stock picking, donne la possibilité de sélectionner des valeurs selon les critères choisis : pays, capitalisation, secteur, dividendes, croissance, etc. Des filtres complémentaires sont disponibles pour affiner les recherches. Une fois en possession d’une première liste, l’étape suivante repose sur l’étude financière de chacune des sociétés mentionnées, afin de faire émerger les éventuelles pépites.

Dernier conseil : associer analyses fondamentale et graphique !

Afin d’exploiter le stock picking au mieux, le trader doit se familiariser avec l’analyse fondamentale. Cette dernière permet d’étudier de façon précise les données financières mises à disposition des entreprises cotées, afin de dénicher les titres sous-valorisés à fort potentiel.
L’idée est de compléter cette étude des fondamentaux par l’analyse technique et la réaction des prix, afin de saisir les opportunités au meilleur moment.

Exemple d'association de l'analyse fondamentale et de l'analyse technique - février et mars 2020

Exemple d’association de l’analyse fondamentale et de l’analyse technique afin de profiter du rebond des cours – février et mars 2020

En conclusion

Le stock picking n’est pas la méthode la plus intuitive qui soit.
Elle demande de la discipline et une certaine aisance dans la maîtrise des différents types d’analyses stratégiques des entreprises. Mais avec un peu de pratique, de très bons résultats peuvent émerger et donner l’occasion d’investir sur les meilleures sociétés.

Et attention : cette méthode d’investissement n’est pas du tout adaptée à la spéculation. Elle est réservée aux investisseurs désireux d’acheter des titres dans une optique plus ou moins long terme.
Warren Buffet en a d’ailleurs fait son adage, n’hésitez pas à creuser sa stratégie…

 

Retrouvez toute l’actualité d’EnBourse

 

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Trading et news : watch out !
26 Mar

Le trading, sous sa forme chartiste, ou fondamentale, suit un certains nombres de règles, et réagit en fonction de stratégies et de patterns. EnBourse revient sur la nature des informations qui peuvent influer sur le cours des instruments financiers.

Préambule

L’incidence des news ou « événements » vient souvent contrarier à la baisse, ou amplifier à la hausse, l’évolution des prix de nombreux instruments.
Ils incitent les traders, confirmés, comme amateurs, à la plus grande prudence, et souvent, sur les positions courtes, à sortir du marché à l’approche de certaines annonces.

Il existe trois grands types de « news » pouvant influer fortement sur la réaction du prix.

1/ Les « classico » ou news économiques

o De façon régulière, les résultats trimestriels / semestriels et annuels des entreprises sont des moments particulièrement intéressants pour prendre le pouls de la santé et des activités des structures concernées. Alimentant l’analyse fondamentale sur les entreprises, ces news peuvent provoquer d’importantes divergences de cours. Ces gaps apparaissent souvent lorsqu’il apparaît une forte divergence entre les attentes des analystes financiers / agences de notation et les résultats présentés.

o Aux côtés des résultats des entreprises, les États, les régions économiques, les Agences observent un planning particulièrement serré pour assurer la communication quotidienne de certaines informations sectorielles : taux de la FED, production pétrolière aux USA, chiffres du chômage, etc.

Les entreprises communiquent régulièrement sur le calendrier de leurs résultats, et les informations économiques concernant les États, les Agences et les zones économiques sont annoncées et publiées en ligne. L’anticipation et la prise en compte de ces informations donnent plusieurs opportunités au trader (averti !) :

• se tenir à l’écart de telle ou telle prise de position,
• sortir de l’instrument sur lequel il était investi, ou
• amplifier son exposition en fonction de son aversion au risque et de ses connaissances du domaine fondamental.

2/ Les inclassables : les news en provenance des réseaux sociaux

o Dans le domaine des nouveaux médias, les réseaux sociaux se sont hissés à un sommet de popularité rarement égalé et se sont peu à peu imposés face aux médias traditionnels. Inimaginable il y a encore plusieurs années, qu’un tweet rageur d’une figure politique de premier plan aux États-Unis (en l’occurrence le Président Trump), adressé au Chef d’État iranien, puisse faire dévisser le cours du pétrole brut dans la foulée !

L'outil Webtrader d'EnBourse utilise la volatilité sociale des réseaux sociaux pour repérer les meilleures opportunités

L’outil Webtrader EnBourse détecte les opportunités à fort potentiel grâce à l’analyse média des principaux réseaux sociaux

o La viralité de certaines informations prenant le pas sur les analyses économiques et les projections des experts, il n’est pas surprenant qu’une simple rumeur entraîne les cours de certains instruments dans une phase de forte volatilité.

Peu prévisibles, ces informations sont souvent relayées sur une courte période, et les prix ont tendance à retrouver une tenue plus sereine au bout d’un petit laps de temps.
Le trader pourra tenir sa position ou profiter d’un éventuel trou d’air pour rentrer sur les marchés.

3/ Les imprévisibles : les news impactant de façon internationale les États et les populations

Les forts aléas des prix observés sur les marchés sont le plus souvent provoqués par des incertitudes, que les marchés ont en horreur.

Pour revenir à un sujet d’actualité : les conséquences potentielles d’une vague épidémique à l’échelle mondiale, contagieuse d’autant plus, et sans système de protection immédiat des populations à son encontre (vaccination). La pandémie du Coronavirus provoque depuis le 21 février une importante correction des marchés qui n’avait pas été observée depuis 2008 (crise des subprimes).

Les inquiétudes sanitaires internationales ont laissé place à une stupeur générale quant à la gestion de l’épidémie et les potentielles conséquences sur l’interdépendance de certains secteurs.
A titre d’exemple :

o Le secteur touristique est particulièrement corrélé à la libre-circulation des populations et l’activité du transport aérien / maritime / routier
o Les secteurs automobile et aéronautique sont touchés de plein fouet par l’inflexion très forte de la demande globale et par la concentration de production de certaines pièces sur un seul territoire (en l’occurrence « made in China »)
o La bulle du Premium (ce que l’on appellerait le secteur du luxe) s’est quelque peu dégonflée en raison de la potentielle contraction de la demande internationale (Kering a par exemple été contraint de fermer la moitié de ses points de vente en chine)
o Le marché des hydrocarbures accuse une baisse très importante, menaçant par la même la stabilité et la viabilité économiques de certains États dépendant de leurs rentes annuelles…

Les marchés ont anticipé les conséquences préoccupantes de l’expansion du Coronavirus au niveau international, en s’éloignant très rapidement de leurs plus hauts historiques.
Le règlement de ce type problématique, ici sanitaire, qui n’a pas connu de véritable précédent (en dehors de l’épidémie du SRAS, qui avait été circonscrite à l’Asie) rend les marchés très fluctuants. Les États essaient de temporiser la situation en dégainant des mesures budgétaires et économiques classiques de soutien de l’économie (cf baisse des taux, plans de relance, etc.).

Alors que sont de plus en plus évoquées une RECESSION, voire une DEPRESSION, le trader (averti !), qui observe cette longue correction des marchés et des prix, pourra concentrer son trading sur les instruments qu’il jugera les moins exposés aux risques inhérents à la crise sanitaire du moment.

Pour en savoir plus :

Contre-choc pétrolier de 2020 : enrayer la chute des cours est-il possible ? 1/2
Contre-choc pétrolier de 2020 : enrayer la chute des cours est-il possible ? 2/2
Krach boursier 2020 – Vers une année « noire » ?

Coronavirus : l’opportunité Boursière de la décennie !

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Anciens articles