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L'auteur

Clem1

Action Pierre & Vacances : le tourisme familial va-t-il rebondir ?
10 Juil

Le secteur du tourisme a été particulièrement impacté par la crise sanitaire. Les acteurs de la filière ont subi de plein fouet la période de confinement, et la reprise initiée dans un cadre sanitaire très strict commence peu à peu à prendre forme avec l’arrivée des vacances estivales. Alors que les opérateurs mettent tout en œuvre pour sauver leur saison, EnBourse revient sur Pierre & Vacances, leader européen des résidences et villages touristiques et sur le devenir du tourisme « dit » familial.

Pierre & Vacances, leader européen des résidences et villages touristiques

Le groupe français est le 1er exploitant européen de résidences et de villages touristiques.
Il exploite des résidences et des villages comprenant 47 000 appartements et maisons, répartis entre des enseignes telles que : Pierre & Vacances villages clubs, Maeva, Center Parcs, Aparthotels Adagio (9 912) ou encore Villages Nature (821).

Il se démarque des célèbres marques hôtelières en proposant majoritairement des logements individuels, et cible plutôt une clientèle familiale et de milieu de gamme.

La crise sanitaire pèse : des résultats en chute libre, mais des activités diversifiées

Ces dernières années, Pierre & Vacances a été durablement déficitaire, du fait d’importants frais financiers, et surtout de l’amortissement de ses outils d’exploitation.

Alors que la répartition géographique du chiffre d’affaires provient principalement de France (60,1%), des Pays Bas (15,6%), d’Allemagne (11,4%), de Belgique (8,3%), et plus accessoirement de l’Espagne (4,5%) et de la Chine (0,1%) ; le groupe a logiquement annoncé début juillet avoir creusé sa perte nette à 145,8 millions d’euros au premier semestre de son exercice décalé (qui s’achève au 30 septembre de l’exercice).

L’entreprise s’attend à ce que le second semestre soit « significativement impacté » par les effets de la crise sanitaire.
La raison ? Où qu’ils se situent en Europe, les 285 sites de résidences de vacances du groupe Pierre & Vacances ont été dans l’obligation d’arrêter leurs activités entre la mi-mars et la mi-mai.

Graphique du groupe Pierre & Vacances, en UT daily

Cotation du groupe Pierre & Vacances (Vac), en UT daily, entre le 01 janvier et le 10 juillet 2020. Le prix a atteint son plus haut de 2020 (34€) juste avant la chute provoquée par la crise sanitaire du coronavirus. Une baisse de plus de 60% du cours a été observée, pour atteindre son plus bas historique à 9,90€ en avril. Le cours affiche encore une baisse de 22% depuis le début de l’année 2020

Mais Pierre & Vacances dispose d’un sérieux atout. Ses activités sont diversifiées :

– Le groupe exploite majoritairement, et en direct, son parc de résidences touristiques, qui devrait bénéficier du recentrage des vacanciers sur leur pays d’origine.

Il met à la disposition d’investisseurs (institutionnels ou particuliers) des résidences neuves ou rénovées. Cette partie « développement immobilier » représente 20% de l’activité.

Incertaine durant la période d’urgence sanitaire, les affaires redémarrent peu à peu avec l’élargissement des mesures de déconfinement et la reprise des activités des professionnels du secteur.

A lire aussi : Déconfinement et tourisme : l’investissement de l’été ?

S’adapter à la demande des clients dans un cadre de contraintes sanitaires

Pour l’heure, le groupe enregistre bien des réservations la période juillet/août. Et elles sont plutôt rassurantes pour l’activité : équivalente à celle de l’année passée, à 5% près.

Pour préparer le déconfinement, le groupe a lancé une campagne de sondages auprès de ses clients pour connaître leurs attentes. « Nous réfléchissons à des conditions plus flexibles pour rassurer et favoriser les réservations en cette période d’incertitude. Concrètement, nous prévoyons d’allonger les délais d’annulation sans frais ainsi qu’une réduction des acomptes plus que significative, jusqu’à les rendre quasi inexistants. »

Mais bien entendu, il s’agit de rassurer les clients et les collaborateurs sur la sécurité sanitaire des complexes du groupe.
Et le modèle de Pierre & Vacances-Center Parcs, qui dispose d’ « un fonctionnement assez indépendant, avec des parties communes réduites », pourrait jouer en sa faveur.

Une aubaine pour ses résidences, dont la clientèle est domestique à plus de 80%.
Et dans le créneau milieu de gamme, Pierre & Vacances est bien moins dépendant de la clientèle internationale que ses concurrents de l’hôtellerie du luxe.

Du point de vue de l’investisseur

Le titre, qui a côtoyé ses plus bas historiques au plus fort de la crise (9,90€), navigue actuellement dans un range depuis avril dernier compris entre 15 et 19,5€.
Le prix a fortement rebondi, mais affiche toujours un déficit de 22% par rapport au 1er janvier 2020.

Même si l’exercice clos fin septembre 2020 sera impacté négativement et de façon forte, le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs est très bien positionné sur les nouvelles attentes touristiques de sa clientèle européenne et notamment française.

L’annonce de l’abandon du projet de Center Parcs sur la commune de Roybon en Isère, après plus de 10 ans de tractation, n’est pas une mauvaise nouvelle.
Ce sont des coûts d’investissement en moins, au profit du renforcement du coefficient d’occupation des autres résidences.

Tweets du groupe Pierre et Vacances - 09 juillet 2020

Tweets du groupe Pierre & vacances, le 09 juillet dernier, au sujet de l’abandon du projet de construction d’un Center Parks à Roybon, en Isère, après deux années de négociations

L’entreprise visait 5 % de marge opérationnelle courante sur les activités touristiques d’ici fin septembre 2022 et 9 % d’ici fin septembre 2024.
Des objectifs moyen et long-termes atteignables dans ces circonstances, l’entreprise disposant d’une très vaste clientèle, qui devrait s’élargir.

Et ce serait au profit de l’investisseur qui pourrait retrouver les plus hauts de 2020 (~34€) à un horizon moyen terme.

Pour en savoir plus : Les investisseurs étrangers vont-ils sauver notre économie en 2020 ?

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

IPO de Palantir à l’automne 2020 : Risque ou opportunité ?
08 Juil

Palantir technologies est l’une des plus anciennes sociétés privées californienne, basée dans la Silicon Valley. La « Licorne », devenue leader des techs dans le domaine de la data, a initialement développé son savoir-faire pour les agences de renseignement américaines, avant de s’étendre aux très grandes entreprises européennes et françaises, comme Airbus, Sanofi ou Capgemini. EnBourse revient sur le parcours de ce géant de la big data, qui espère réussir une IPO (Initial Public Offering) remarquée à l’automne prochain en séduisant les investisseurs. Entre risque et opportunité, ces derniers seront-ils au rendez-vous ?

De big brother à big data

Palantir a été fondée en 2004 par l’investisseur milliardaire Peter Thiel, actuel Président de la structure. Couvée à son démarrage par la CIA et le fonds d’investissement In-Q-Tel, la société développe à ses débuts des solutions pour les renseignements américains.

Les services de la tech californienne sont aujourd’hui utilisés dans le contre-terrorisme mais aussi le secteur bancaire et financier.
On évoque volontiers que Palantir aurait par exemple aidé les États-Unis à retrouver Oussama Ben Laden ou à éplucher les comptes de Bernard Madoff.

De big data à big business

Réputée proche de la CIA, l’entreprise veut changer son image sulfureuse pour mettre son expertise de gestion des données au service des entreprises.
L’entrée en Bourse de Palantir doit y contribuer, et le groupe s’apprête à se lancer dans le grand bain des marchés.

Alors que l’opération a déjà été évoquée à plusieurs reprises ces dernières années sans jamais se concrétiser, 2020 pourrait-être le témoin de l’une des plus grosses introductions en Bourse depuis Uber.

Le spécialiste américain de l’analyse et le traitement de données a d’ailleurs déposé son document d’introduction auprès de l’autorité des marchés (la Securities and Exchanges Commission – SEC) pour de premiers pas à Wall Street à l’automne.

TWeets concernant la tech amércaine IPO

Informations données sur twitter concernant la tech américaine Palantir : ses démarches pour favoriser son introduction en bourse en automne prochain ; et l’évolution, porteuse d’avenir, de la big data dans le monde

Palantir travaillerait avec des banques pour clarifier son actionnariat privé avant l’introduction.
L’éditeur américain vient notamment de lever 500 millions de dollars (54 milliards de yens) auprès du groupe d’assurance japonais Sompo Japan Nipponkoa Holdings, ce qui réduit d’autant ses besoins en fonds.

Forces et faiblesses de cette introduction en bourse

Et vous vous demandez, en tant qu’investisseurs potentiels, si cette introduction historique peut-être une belle opportunité, et s’il convient de souscrire, ou non à cette IPO.

Rester plutôt à l’écart : une réputation sulfureuse & une activité controversée

– D’après les informations du Wall Street Journal, la valorisation de Palantir semble défier « les règles les plus élémentaires de la finance ».
Estimée à 20 milliards de $ en 2015 à l’occasion d’une levée de fonds, la big Tech pourrait atteindre 41 milliards de $ à l’occasion de son introduction.

– A ce tarif-là, Palantir, dont le métier est de développer pour les services de renseignement et les géants de l’industrie de puissants logiciels d’analyse de données, deviendrait l’une des Tech la plus valorisée au monde, aux côtés des géants Uber et Airbnb.
Est-ce seulement crédible ?
Un montant « stratosphérique » pour un groupe qui pèse environ un milliard de dollars de chiffre d’affaires, alors que l’entreprise ne génère toujours pas de profit annuel

A lire aussi : Pour diversifier votre épargne : Warner Music Group : les introductions retrouvent la cote ?

Palantir pâtit aussi de son image…
Née d’une collaboration entre les secteurs public et privé, elle « sent le soufre » en raison de son financement initial émanant d’In-Q-Tel, fonds d’investissement de la CIA, qui détiendrait toujours 2% du capital de l’entreprise.
Parmi ses premiers clients, on peut énumérer exclusivement des agences gouvernementales : la CIA, le FBI, la NSA, l’agence ICE…

– A l’heure actuelle, alors que sa clientèle s’est fortement diversifiée, sa réputation est pourtant toujours aussi sulfureuse, surtout dans un contexte où les pratiques de la police sont remises en cause aux États-Unis.
La société fondée, entre autres, par Peter Thiel, connu pour son soutien à Donald Trump, a été maintes fois accusée d’intrusion dans la vie privée, avec la réputation de livrer ses données au Renseignement américain.

Tag sur du mobilier urbain "big data is watching you"

« Big data is watching you ! » – L’entreprise américaine Palantir à la réputation sulfureuse, est la plus ancienne start up privée de la Silicon Valley. Elle exerce une activité controversée dans le monde de la Big data

Des arguments en faveur de la souscription

– La société américaine pourrait entrer en Bourse alors qu’elle vient tout juste d’atteindre l’équilibre financier, après seize années de pertes.
D’après les informations de Bloomberg, elle a généré un chiffre d’affaires de 1 milliard de $ cette année, alors que le coronavirus a dopé son activité.

– Ses services sont aujourd’hui utilisés dans le contre-terrorisme mais aussi le secteur financier. À l’ère du « big data » et de la « data intelligence », le secteur est porteur.
Et ses responsables se plaisent à rappeler qu’il n’y a pas vraiment de solutions concurrentes à leurs outils, notamment Gotham, pour les services de renseignements et Foundry pour les clients commerciaux.
La force de la technologie n’est pas seulement de collecter, de rendre compatibles et de partager des données disséminées dans de nombreuses bases disparates. C’est aussi de pouvoir les compiler, les analyser, les hiérarchiser et les relier entre elles.

– Alors que son système séduit les entreprises, dont les banques, l’Europe a succombé à la technologie du groupe américain : une filiale a été ouverte en France l’an dernier et la DGSI compte parmi ses clients. Au niveau européen, l’industriel Airbus, le groupe Sanofi, la multinationale Merck, le constructeur automobile Fiat Chrysler, l’écurie de Formule 1 Ferrari ou encore la banque Crédit Suisse travaillent avec Palantir.

– Avec la crise du coronavirus, elle a également tenté une percée dans le monde de la santé, proposant aux gouvernements d’aider au déploiement de solutions de traçage.

– Et le portefeuille clients s’étoffe : dernièrement c’est le Japonais Fujitsu qui a investi 50 millions de $ dans la société américaine.

Pour conclure

Entre risque et opportunité, faut-il croire en la percée du groupe américain sur les marchés financiers ?
Il est encore un peu tôt pour l’affirmer ; il faudra déjà attendre la confirmation de l’introduction en Bourse, et la valorisation ajustée pour l’occasion…
A suivre attentivement…

Pour en savoir plus :
Coronavirus – les GAFAM profitent-ils de la crise ?

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Épargne solidaire : Les 3 meilleurs rendements en 2020
07 Juil

Et si placer votre argent, ne servait pas seulement à le faire fructifier ; mais aussi à financer des projets vertueux ? C’est le choix que font de plus en plus d’épargnants. Alors que l’épargne a été plébiscitée par les français durant la période de confinement, EnBourse revient sur l’épargne solidaire, ce mode de placement « responsable » qui gagne du terrain, et vous propose les meilleurs rendements des livrets actuels.

Comment donner du sens à son épargne après la crise du Covid-19 ?

Épargner de façon solidaire, c’est placer son argent dans le financement de projets à vocation sociale, entrepreneuriale et environnementale (comme la transition écologique).

Les supports dédiés, comme les livrets, les comptes à terme, les fonds, permettent d’investir tout ou partie du placement auprès de structures de type solidaires ou éthiques.

Les activités concernées sont très diversifiées : environnement, commerce équitable, développement durable, soutien aux pays pauvres, mais aussi insertion, logement social, micro-crédits aux particuliers ou aux TPE, financement de certaines PME…

Le financement issu de la collecte dite solidaire offre ainsi aux bénéficiaires des moyens de développer certaines activités et aux entreprises les moyens d’entreprendre.

L’année 2019 a d’ailleurs été un cru particulièrement faste pour les produits labellisés « responsables & solidaires ».
En effet, l’an dernier, les encours de l’épargne solidaire ont battu des records.

L’épargne solidaire représente 0,29% du patrimoine financier des Français, ce qui correspond à plus de 15,5 milliards d’euros. Mais encore loin des 1% espéré d’ici 2025.

A lire aussi : Baromètre de l’épargne solidaire Finansol-la croix pour l’année 2019

Choisir où placer son argent pour épargner et soutenir des projets vertueux

La question que vous vous posez dorénavant n’est plus seulement le rendement de votre épargne.
Si la recherche de rentabilité est toujours un critère de choix, elle se double désormais d’un critère d’utilité.

Vous souhaitez savoir quels vont être les projets que votre épargne va contribuer à financer, et vous assurer de la dimension éthique de ces placements.
Les projets proposés sont ainsi souvent, à forte utilité sociale ou environnementale : soutien à des associations caritatives, préservation d’écosystèmes, réinsertion de personnes en difficultés, etc…

Les « produits bancaires » restent classiques avec le Livret de Développement Durable (LDD), devenu « solidaire » le 01 juin dernier. Vous trouverez dorénavant l’acronyme LDDS.

Certains placements sont aussi reformatés, à l’instar de « comptes d’épargne solidaires » ou de produits « d’assurance-vie solidaire ».
Il existe également des « fonds solidaires », attachés à des assurances vie dédiées.

A noter que les gains générés ont la possibilité d’être partiellement reversés à des organismes ou associations prédéfinis.

Focus sur les trois livrets du moment

Passons en revue les 3 livrets retenus par EnBourse pour leur rendement, sensiblement supérieurs au taux du LDDS, qui affiche 0,5 % net.

1/ Livret « Épargne Autrement » de la Maïf

Accessible à tous, sans condition de ressources ni d’imposition : vous pouvez même ouvrir un livret pour votre enfant. Des versements libres à partir de 10 euros et sans plafond sont autorisés.

o Votre capital & votre épargne sont garantis
o Vos intérêts sont définitivement acquis
o Taux annuel brut actuellement en vigueur 0,90% jusqu’à 5 000€, 0,10% au-delà
o Un soutien à quatre associations qui agissent pour l’emploi et favorisent l’accès à l’éducation pour tous : L’Association Fondation Étudiante pour la ville, France Active, Handi’ Chien, Les doigts qui rêvent

Détail de l'offre de la Maïf - Livret épargne autrement

Détail de l’offre de la Maïf, rémunérant son livret solidaire à 0,90% brut – https://www.maif.fr/particuliers/epargne-financement/livrets-epargne-solidaire/livrets.html

2/ Livret « Paris Partage » du Crédit Municipal de Paris

Le Livret Paris Partage est un compte sur livret accessible à toute personne physique majeure, résidente fiscale en France. Vous pouvez placer de 50 euros à 50 000 euros.

o Rémunération de 1% brut
o La garantie du capital est totale, et vous disposez librement de votre argent
o Vous pouvez effectuer des versements à tout moment, sans frais
o Vous pouvez faire un don de tout ou partie de vos intérêts sur épargne à une association partenaire du Crédit Municipal de Paris : Emmaüs Coup de main, Fondation Siel Bleu, L’Agence du Don en Nature
o Les fonds collectés par le Livret Paris Partage serviront également à financer l’activité sociale de prêt sur gage du Crédit Municipal de Paris

Détail de l'offre du Crédit municipal de Paris - Livret Solidaire

Détail de l’offre du Crédit municipal de Paris, rémunérant son livret solidaire à 1% brut – https://www.epargne-solidarite.fr/livret-paris-partage#presentation

3/ Livret « Solidaire » de la MACIF

Avec le Livret Solidaire Macif, vous vous engagez à reverser tout ou partie des intérêts à l’une des associations : Les Restos du Cœur, Le Samusocial de Paris, le Secours populaire.

o Le taux de rémunération est de 1% (brut) jusqu’à 2000 euros d’épargne, puis 0,40% (brut) au-delà
o Votre épargne est toujours disponible, sans frais et à tout moment

Détail de l'offre de la Macif - Livret solidaire

Détail de l’offre de la MACIF, rémunérant son livret solidaire à 1% brut – https://www.macif.fr/assurance/particuliers/banque-credit-epargne/livret-solidaire-macif#renvoi1

Pour mémoire

Pour chacun des trois livrets pré-cités :

o L’abandon des intérêts donne droit à une réduction d’impôt et à un prélèvement forfaitaire libératoire à taux réduit
o Les sommes effectivement versées (déduction faite du Prélèvement Forfaitaire Unique) à l’association choisie ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu imposable
o Ils disposent du label Finansol

A lire aussi : Pour diversifier votre épargne : Rentier Pro : la Formation complète sur l’investissement

Pour conclure

Cette volonté de réorienter les placements à destination de « fonds verts et socialement responsables » a également été relayée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Ce dernier a en effet adopté en janvier 2019 un avis appelé « Demain la finance durable», dont l’objectif est de doper le financement de la transition écologique en diminuant la fiscalisation de ces produits spécifiques d’épargne.

Nous reviendrons dans un prochain article sur les fonds solidaires proposés, qui ont offert une belle résistance à la crise sanitaire d’ailleurs.

Pour en savoir plus :
5 étapes clés pour construire votre portefeuille financier

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Où en est le vaccin anti-covid 19 ? AstraZeneca se pose en leader
06 Juil

Alors qu’une course contre la montre depuis l’apparition de l’épidémie du Covid 19 s’est engagée, les leaders mondiaux du développement pharmaceutique multiplient les recherches et les essais cliniques. EnBourse revient sur les enjeux et les initiatives en cours, notamment celle développée par le laboratoire britannique AstraZeneca.

La quête du « Graal vaccinal » : une longue épopée

Alors que le développement d’un vaccin est estimé à près d’une décennie, et que les prévisions les plus optimistes envisagent un délai minimum de 12 à 18 mois pour la mise au point d’un premier outil immunisant contre le virus ; une vraie compétition planétaire, scientifique et économique s’est mise en place.

L’Académie nationale de médecine évoque même une course aux vaccins, qu’elle qualifie de « Graal vaccinal ».
L’objectif : produire et commercialiser le premier vaccin contre le virus SARS-CoV-2, responsable du Covid-19.

A lire aussi : Solide levée de fonds pour MedinCell : les biotechs à suivre en 2020

Les principaux géants pharmaceutiques sont sur les rangs et, environ 140 essais cliniques sont en cours dans le monde pour trouver un vaccin garanti à la fois efficace et sans danger contre le coronavirus. Le milliardaire Bill Gates, s’est lui-même lancé dans la course, finançant pas moins de 7 projets de recherches.

L’affaire est complexe puisqu’aucun vaccin n’a, jusqu’à présent, pu être mis au point contre les infections humaines liées à la famille des coronavirus, et ce en dépit des deux précédentes alertes : le SARS-CoV-1 en 2002 et le MERS-CoV en 2012.

Des États prêts à tout pour acheter des doses de vaccin

Chaque État se met en ordre de bataille pour s’offrir coûte que coûte un accès privilégié à la denrée la plus précieuse qui soit dans les prochains mois ou années : le potentiel vaccin capable d’enrayer la pandémie actuelle.

A titre d’exemples : La Grande-Bretagne s’apprête à signer un accord de 500 millions de livres sterling (624 millions d’€) avec Sanofi et GlaxoSmithKline pour la livraison de 60 millions de doses du vaccin contre le COVID-19 sur lequel les deux laboratoires travaillent en collaboration, selon le Sunday Times.

Sanofi s’est d’ailleurs, malgré les critiques du Président français Macron, engagée à livrer en priorité son éventuel vaccin anticoronavirus aux États-Unis.

AstraZeneca et le marché stratégique indien

Si la question du développement du vaccin se pose, celle de la production est primordiale.
Et il se pourrait bien que le choix des multinationales pharmaceutiques se tourne vers l’Inde. Le pays fabrique en effet plus des deux tiers des vaccins utilisés dans le monde.

Et Serum Institute of India, entreprise discrète, est leader sur ce marché : elle produit en effet 1,5 milliard de doses de vaccins par an, soit la moitié des vaccins vendus dans le monde
Depuis début juin, Serum Institute of India, a commencé à fabriquer les premières doses d’un potentiel vaccin contre le Covid-19, développé par l’université d’Oxford et le laboratoire britannique AstraZeneca.

Tweet de l'université d'Oxford au sujet du vaccin anti-Covid 19

Tweet de l’Université d’Oxford suite au partenariat avec AstraZenica pour le développement d’un vaccin dans le cadre de la lutte contre le Covid 19 – 05juin2020

« Les scientifiques d’Oxford estiment qu’il y a de 70 à 80 % de chances que ce vaccin fonctionne. Ils sont très confiants, car ils ont utilisé la même technologie pour le vaccin contre l’Ebola », explique Adar Poonawalla, le PDG de la société, qui justifie ainsi le lancement de la production avant la fin des essais cliniques.

L’objectif : ne pas perdre de temps et essayer de standardiser le processus afin de produire 50 millions de doses par mois.

Des prix potentiellement abordables

Si les essais cliniques sont concluants, Serum Institute of India devrait être l’une des premières entreprises à produire le vaccin le plus recherché du monde, qui sera alors administré dès la fin de l’année.

La société fournira en priorité l’Inde et les pays d’Afrique, à des prix potentiellement abordables, comme l’explique Kate Elder, spécialiste de vaccins chez Médecins sans frontières :

« Les sociétés des pays en développement comme le Serum Institute of india produisent de grandes quantités de doses, sur lesquelles elles font moins de profit, alors que les multinationales vendent de plus petites quantités avec une plus grande marge et vendent les vaccins plus chers. Mais nous demandons à toutes une plus grande transparence pour obtenir les meilleurs prix de vaccins. »

Le laboratoire AstraZeneca s’est aussi engagée à fournir 400 millions de doses de ce vaccin aux pays européens suite à un accord scellé avec l’Allemagne, la France, l’Italie, et les Pays-Bas.
Le laboratoire a également conclu des accords de pré-commandes avec la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Du point de vue de l’investisseur

S’il est encore un petit peu tôt de juger de la sortie imminente du vaccin, et de sa commercialisation, force est de constater que le laboratoire se positionne en leader sur ce marché, et flirte avec ses plus hauts historiques depuis la chute de son cours mi-mars dernier.

Graphique du titre AstraZeneca en UT Daily

Cotation du laboratoire britannique AstraZeneca en UT daily, du 01 janvier au 06 juillet 2020. L’analyse graphique permet de constater que la valeur, qui a certes été impactée durant le premier mois de la crise sanitaire, s’est fortement repris. Le prix a gagné 32% depuis ses plus bas du 16 mars dernier, et flirte actuellement avec ses plus hauts historiques, aux environs de 9500£

Le laboratoire voit sa valorisation croître d’année en année, avec une accélération depuis 2015.
Le prix a atteint un point haut à 7950£ mi-janvier 2020, pour fortement baisser le 16 mars dernier, en pleine crise sanitaire, aux alentours de 6185£.

Au lendemain de cette forte baisse, qui a impacté l’ensemble des secteurs de l’économie mondiale, les espoirs liés au développement d’un vaccin ont permis au cours de la valeur de se reprendre de plus de 32%, pour aller flirter avec ses plus hauts historiques : 9539£.
Le prix consolide actuellement dans un range entre 8 et 9000£.
Et l’entreprise affiche un gain de 11,20% depuis le début d’année.

A cela s’ajoute les rumeurs de de fusion avec son homologue américain Gilead Inc, qui a développé les anti-viraux connus sous le nom de Remdesivir, autorisés dans le traitement de l’épidémie du Covid 19. La fusion à parts égales, jugée peu probable par les observateurs du secteur, n’empêche pas les analystes de tabler sur un retour vers 9500 £ atteints début juin dernier, soit comme nous l’évoquions à l’instant, les plus hauts historiques de l’entreprise.

Pour en savoir plus :
Coronavirus et économie mondiale : petit tour d’horizon
Ni bullish, ni bearish, comment trader sur un « marché kangourou » ?

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Ni bullish, ni bearish, comment trader sur un « marché kangourou » ?
25 Juin

Les investisseurs ont pris l’habitude de donner une apparence animale aux tendances qui animent les marchés boursiers. Le « bull » (taureau) trône devant Wall Street, et le couple « bull & bear » campe devant la Bourse de Francfort. Dans le jargon boursier, un marché haussier est souvent qualifié de « bullish » ; un marché baissier de « bearish ».
Un nouvel animal semble s’inviter en cette période d’incertitudes consécutives aux crises sanitaire et économique : le kangourou. EnBourse revient sur cette tendance que l’on appelle le « kangaroo market » ou « marché kangourou », qui émerge peu à peu en raison de la spécificité de la crise actuelle.

Les tendances « bullish » et « bearish » font et défont le marché

Les explications divergent sur l’origine de cette imagerie financière animalière, la plus couramment évoquée étant que le bovin charge vers le haut avec ses cornes (évoquant la hausse) alors que le plantigrade abaisse ses pattes sur ses proies (évoquant une chute).

Un « bull market » se traduit par une progression d’au moins 20% par rapport à un plus bas récent, un « bear market » par une repli de même ampleur depuis un pic de référence.

• Lire aussi : Les Bulls ? Les Bears ? C’est quoi exactement ?

Le taureau et l’ours, symboles des mouvements contraires qui animent en alternance les marchés d’actions, paraissent sur le point d’être supplantés par un autre animal aux directions imprévisibles : le kangourou.

Le plus long bull market de l’histoire des marchés boursiers vient de prendre fin. Près de 11 ans de hausse continue, soit 128 mois, depuis le creux du bear market précédent, datant de 2009.

Cette période, marquée par une hausse constante des cours de bourses et du prix des actions, a été marquée par l’optimisme des investisseurs sur les résultats futurs des entreprises. Elle s’est également accompagnée d’une croissance de l’économie marquée par un PIB en hausse.

Mais mi-février 2020, la crise du coronavirus et les conséquences du confinement de la grande majorité de la population mondiale a provoqué pessimisme, et perte confiance.
Les conséquences économiques provoquées par l’arrêt de pans entiers de l’activité entraînent mécaniquement :

– une contraction économique,
– une période de récession,
– mais aussi une baisse des profits et des bénéfices pour les entreprises.

Mais le bear market a été brutal, mais de courte durée.

Depuis les plus bas observés en mars 2020, après des semaines d’une progression linéaire portée par un soutien monétaire et budgétaire massif ainsi que par des espoirs d’un redémarrage rapide de l’économie à la faveur de la levée des mesures de confinement, l’emblématique marsupial s’est rappelé au souvenir des marchés le 11 juin dernier, au lendemain de sombres prévisions économiques dévoilées par la Réserve fédérale.

Cotation du CAC 40 au 25 juin 2020

Cotation du CAC 40, en UT daily, de mi-février au 25 juin 2020. On peut observer la tendance baissière de l’indice qui atteint son point le plus bas début mars. S’en suit une lente remontée, jalonnée de poussées baissières et haussières. Ces tendances sont spécifiques du « marché kangourou » et sont davantage marquées en juin, signe de l’incertitude des investisseurs suite aux informations liées aux crises économique et sanitaire

Entre le taureau et l’ours : le kangourou

Cette troisième variante, qui avait déjà pu être observée peu après la crise des subprimes de 2008, semble revenir en force en cette période de crises sanitaire et économique.

Le « kangaroo market » paraît vouloir s’imposer en ces temps incertains et se traduit par une succession de mouvements brutaux dans les deux sens, sans véritables règles de durée ou de pourcentages à la baisse ou à la hausse.

Ainsi, l’imagerie du kangourou serait utilisée pour caractériser des marchés très volatils et fluctuants, observant des prix travaillant dans des ranges, sans pour autant que cela se transforme en tendance baissière ou haussière marquée.

Du point de vue de l’investisseur : spéculation court-termiste et endettement

Si les facteurs de soutien restent en place avec des banques centrales accommodantes, des gouvernements réactifs et des indicateurs en amélioration, les marchés sont très instables.
Ils évoluent très fortement d’un jour à l’autre, selon le flux d’informations, aussi bien sur le plan économique que sur le plan sanitaire.

La fragilité des marchés s’explique notamment par le raccourcissement de l’horizon des investissements.
Mais également par la forte activité de trading de particuliers recherchant des gains à court terme, sans se soucier de la qualité des entreprises sur lesquelles ils investissent.

La crainte d’une résurgence de l’épidémie de coronavirus, avec une hausse des nouveaux de cas de contamination en Chine, et dans des États clés américains comme l’Arizona, ou la Floride, ont ramené de la volatilité sur les marchés.

Par ailleurs, Les inquiétudes sur la vigueur de la reprise ont sapé l’optimisme des marchés : les difficultés des entreprises, la hausse du ratio d’endettement public et privé, les faillites provoquées par le confinement, et un comportement des ménages qui devrait rester prudent en matière de consommation.

Infographie de la Banque mondiale présentant les attentes en matière de croissance des zones régionales d'ici 2021

Infographie de la Banque Mondiale (juin 2020) présentant les attentes en matière de croissance des zones régionales d’ici 2021. Il est intéressant de constater que ces pourcentages sont donnés à titre indicatif et que l’institution envisage un retour prépandémique des activés économiques dès 2021. ce que l’actualité de cette fin du mois de juin remet peu à peu en question…

Pour conclure

En Europe et aux États-Unis, l’insolente santé des géants de la technologie ou de certaines valeurs dites « refuge » masquent pour l’instant la vulnérabilité de nombreux acteurs des secteurs impactés par la crise. Ce que l’on nomme les secteurs / valeurs cycliques.

Ainsi, à titre d’exemple, les pertes cumulées subies par les entreprises européennes pourraient ainsi excéder 720 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année, voire dépasser 1 200 milliards d’euros en cas de scénario défavorable, selon les dernières estimations de de la Commission européenne.

Si certains secteurs restent particulièrement instables, comme ceux du tourisme, du secteur aérien, sur lesquels il convient d’être averti avant d’investir son capital ; les fluctuations pourront permettre à l’investisseur de revenir sur certaines valeurs, dont les prix auront retrouvé une certaine attractivité : certains grosses capitalisations des indices offrent ainsi de très beaux rendements et restent solides en matière de résultats 2020 et à venir.

L’avenir paraît donc flou, avec une dispersion des attentes colossale et une confiance des investisseurs susceptible de s’effriter à tout moment, ce qui pourrait permettre au kangourou de régner durablement sur des marchés fébriles, aux dépends de ses comparses ours et taureau…

Pour en savoir plus :
Contexte de crise : la stratégie du Stock picking
Coronavirus : l’opportunité Boursière de la décennie !

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Une French Tech entre au CAC 40 : Focus sur Téléperformance
23 Juin

La crise du coronavirus bouleverse le panorama économique traditionnel. Et le CAC 40 en est l’illustration : les services à distance et la gestion de la relation clients prennent la place de la restauration collective d’entreprise ! La French Tech Téléperformance intègre l’indice parisien aux dépends de Sodexo. EnBourse fait le point sur cette « jeune » entreprise, qui prospère et accroît son activité en qualité de leader mondial de services et de la relation client.

Une multinationale peu connue du grand public

Si la France compte un grand nombre de leaders mondiaux dans le domaine des services, comme Orange, Edenred, Axa, ou Publicis, Téléperformance reste une entreprise assez méconnue du grand public.

Crée en 1978, Daniel Julien a fait de sa jeune pousse, Téléperformance, le numéro un mondial du centre d’appel et de la relation client.
Alors que l’entrepreneur a lancé en France la vente par téléphone (télémarketing), la multinationale emploie aujourd’hui 330 000 personnes dans le monde et pèse 12,6 milliards d’euros.

Le groupe, doté d’une structure juridique française, est ancré en France, et cote uniquement à la Bourse de Paris.

Ce 22 juin 2020, le titre fait son entrée sur l’indice d’Euronext.
Sa présence renforce ainsi le secteur de la tech dans l’indice français, qui ne comptait jusqu’à présent que Dassault Systèmes, Capgemini et Atos.

* Pour en savoir plus sur l’indice français : Ce que vous devez savoir sur le CAC 40

Une French tech leader mondial à l’international

Aujourd’hui, avec 5,4 milliards d’euros de ventes, la France ne représente qu’à peine 5% du chiffre d’affaires de Téléperformance, la majorité étant réalisée aux États-Unis. Et seulement 2% des effectifs (2700 employés) sont salariés dans l’hexagone.

Les grands groupes du monde entier – en particulier les États-Unis, mais aussi le Brésil, l’Espagne – lui confient la gestion externalisée de leur service clients, mais pas seulement… Téléperformance fait aussi du recouvrement, du conseil technique, des services de visa, de l’interprétariat en ligne.

D’ailleurs, les résultats annuels 2019 ont établi un record. Un chiffre d’affaires de 5,36 milliards d’euros, en hausse de 20,6% à données publiées et en croissance de 10,6% à périmètre et change constants.

« La numérisation de l’offre et l’utilisation à bon escient des nouvelles technologies (cybersécurité, intelligence artificielle) ne sont pas étrangères à la qualité de ces performances » a précisé en février 2020 le PDG du groupe : « Nous avons embrassé la transformation digitale (…) permettant ainsi d’apporter une expérience client enrichie, plus personnalisée, plus simple, plus rapide, plus sûre».

Cotation Téléperformance - UT hebdo - 01jan2018 au 22juin2020

Cotation de l’action Téléperformance, en UT Hebdo, de juin 2018 au 22 juin 2020. On observe le canal haussier dans lequel évolue le prix depuis plusieurs années, pour atteindre ses plus hauts historiques (~240€) en février 2020, au moment de l’annonce de ses très bons résultats, en amont de la crise sanitaire

Impact de la pandémie du Covid-19, mais maintien du dividende

Et les résultats sont toujours bons au premier trimestre 2020 : le chiffre d’affaires observe d’ailleurs une hausse de 6,4% à 1,3 milliard d’euros.
En revanche, impacté par les conséquences de la pandémie, un recul du CA u deuxième trimestre est attendu.

C’est pourquoi un programme de réduction de coûts de 250 millions d’euros a été lancé (frais de logistique), alors que la trésorerie a été sécurisée : « Nous sommes assurés du financement de notre activité pour les 18 prochains mois », a déclaré le PDG Daniel Julien, qui souhaite avant tout « accompagner le redémarrage des activités des clients existants et les nouveaux clients gagnés durant cette crise ».

Et Téléperformance tient à rémunérer la fidélité et la confiance de ses actionnaires. Contrairement à d’autres entreprises, la multinationale n’a pas été particulièrement fragilisée dans son cœur de métier, et devrait même sortir renforcée de cette crise.

En effet, l’épidémie du Coronavirus a incité les entreprises à entreprendre une mutation accélérée dans le domaine du digital et de la dématérialisation…

Tweet Teleperformance - diversification des activités

Tweet de la branche française de Téléperformance qui donne un exemple de la diversification (ici une formation en ligne) des activités et des services offerts à la clientèle du groupe

Téléperformance a donc l’ambition de muter son modèle d’affaires de spécialiste de l’expérience client, vers un modèle de leader des services aux entreprises « en solutions digitales intégrées ».

Du point de vue de l’investisseur : 49% de baisse vs 1008 % de hausse

Le remplacement au sein du CAC 40 d’une société de restauration collective sévèrement touchée par le confinement et la crise sanitaire, par la société qui a géré le numéro vert mis en place par le gouvernement dédié à l’information sur le Coronavirus est révélateur.

Sodexo sort du CAC 40 avec une sous-performance près de 50 % par rapport à l’indice pendant ses quatre années de présence.
L’entreprise laisse sa place à Téléperformance, forte de ses 1 008 % de hausse sur dix ans, soit onze fois mieux que le CAC 40.
Un pourcentage vertigineux qui rappelle la croissance de certaines pépites américaines nées dans la « Silicone Valley » !

En effet, le titre Téléperformance résiste bien à la crise. Depuis le début de l’année, le prix a même retrouvé son niveau de janvier 2020, et progresse de 25% sur un an.

* Pour en savoir plus sur certaines entreprises du CAC 40 : Miser sur l’industrie du luxe : un pari risqué pour votre portefeuille ?

Y-a-t-il encore une marge de progression pour la valeur, qui revient peu à peu sur ses plus hauts historiques de février dernier ?
Il faudra patienter jusqu’aux résultats du 1er semestre (le 29 juillet prochain) pour avoir une confirmation de tendance…

Mais le groupe devrait profiter de l’essor de l’externalisation de la relation client et du levier des acquisitions pour étoffer son offre. Et l’entreprise mise aussi beaucoup sur l’investissement en matière de sécurité des données : de l’ordre de 0,5% à 1% de son chiffre d’affaires, afin de satisfaire une clientèle toujours plus variée, et exigeante, qui mise sur le virtuel et la dématérialisation.

La croissance des activités de Téléperformance pourrait ne pas en rester là… A suivre !

A lire également :
Solide levée de fonds pour MedinCell : les biotechs à suivre en 2020

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Enquête de la Commission : Fin de partie pour les ambitions de fusion de Peugeot ?
19 Juin

Le groupe Peugeot-Citroën & Fiat-Chrysler pensaient avoir trouvé le bon timing : prendre le virage de la transformation comportementale et technologique de l’industrie automobile en annonçant leur fusion fin 2019. C’était sans compter le choc économique et industriel majeur induit par la crise du coronavirus, ni les règles européennes de la concurrence. La commission européenne a en effet annoncé qu’elle lançait une enquête approfondie sur les termes et les potentielles conséquences de cette alliance. EnBourse revient sur la décision de l’agence antitrust européenne et sur les éventuelles conséquences de la décision finale sur la compétitivité des constructeurs européens vis-à-vis de la concurrence asiatique.

Application des règles européennes de la concurrence

La Commission dispose depuis 1989 d’un droit de veto sur les grands projets de fusion des entreprises européennes.
En près de trente ans, plus de 6.000 fusions ont ainsi été approuvées. Une trentaine seulement a été bloquée.

La commissaire Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission européenne, qui a conservé la gestion des sujets de concurrence, a annoncé que conformément à ses prérogatives, Bruxelles se penchait sur la fusion PSA-Fiat-Chrysler.

La filière automobile fragilisé

Le contrôle de ce rapprochement industriel d’une durée de 4 mois ne préjuge en rien de l’issue finale de la décision de la Commission européenne : autorisation, ou interdiction.

La fusion entre le constructeur italo-américain (Fiat, Chrysler, Jeep, Maserati, Alfa Romeo, Dodge et Ram) et le Français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall) doit donner naissance au 4ème constructeur mondial du secteur en volume, et 3ème en chiffre d’affaires, avec des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules et un chiffre d’affaires consolidé de près de 170 milliards d’euros.

Lire aussi : Survivre à la crise : le secteur automobile peut-il se relancer et nous surprendre ?

Cette alliance vise principalement à mutualiser les plateformes et à amortir plus aisément les investissements dans le développement de la motorisation, et l’électrification, notamment dans une perspective de transition écologique.

L’exécutif européen a désormais jusqu’au 22 octobre 2020 pour rendre sa décision.

Mais le verdict peut-il aller à l’encontre de la compétitivité des deux constructeurs automobile, déjà mis à rude épreuve par la crise sanitaire (-16% de chiffre d’affaires au Q1) en s’opposant à ce rapprochement ?

PSA-FCA : Le nouvel Alstom-Siemens ?

La DG concurrence, qui avait fait dérailler l’an dernier le mariage entre Alstom et Siemens au motif qu’elle créerait une position « ultra-dominantes » dans le ferroviaire en Europe, s’inquiète d’un possible « impact négatif » de la fusion des deux grands groupes automobiles sur la concurrence au sein de 14 États de l’Espace Économique Européen (EEE – et notamment : Belgique, Croatie, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie et Royaume-Uni).

Part de marché par pays de FCA - PSA au 1er semestre 2019

Infographie présentant la part de marché globale de PSA (en bleu) et de FCA (en orange) dans 8 pays européens, en Turquie et en Argentine

En effet, la fusion entre ces deux concurrents directs, pose un problème de concurrence sur le marché très lucratif des véhicules utilitaires – VUL.
En 2019, PSA, leader européen, pèse plus d’un quart de ce marché ; le groupe Fiat 9%. L’ensemble cumulerait donc près de 34% de part de marché, alors que Renault représente près de 16,4%.

Sur le marché européen, les VUL ne représentent que 2 millions de ventes en 2019, pour 16 millions de voitures vendues.
Le groupe issu de la fusion serait loin du monopole : sa part de marché serait de 34 %. Une dominance toute relative sur un marché étroit, et faiblement protégé des nouveaux entrants.

Compétitivité européenne vs montée en puissance de la concurrence des géants étrangers

Alors que les véhicules utilitaires légers sont un segment de marché encore dominé par les constructeurs traditionnels, ces derniers savent qu’ils doivent s’engager à la fois dans une course aux volumes et aux investissements pour pouvoir passer le virage de l’électrification.

En effet, les constructeurs européens sont confrontés à l’émergence des constructeurs asiatiques, qui érodent leurs marges. La maîtrise des technologies et les économies d’échelle réalisées sur les marchés asiatiques en font des concurrents redoutables à très court terme.

Et dans le domaine des hybrides et des électriques, véhicules pour particuliers ou VUL, les volumes produits par les constructeurs coréens et surtout chinois leur donnent un avantage majeur.

Du point de vue de l’investisseur

Quels pourraient donc être les conséquences d’une enquête approfondie ?

D’abord, elle pourrait se traduire par des délais additionnels pour une opération déjà décalée par la crise sanitaire.
La fusion était attendue en octobre, elle est désormais espérée au 1er trimestre 2021.

Ensuite, elle peut donner lieu à d’éventuelles concessions qui pourraient-être préjudiciables au secteur, gravement touché par la crise.
Ainsi, les solutions pour limiter les positions « ultra-dominantes » pourraient affaiblir des complémentarités existantes.

Et attention aux remèdes structurels, comme les cessions d’actifs. Ceux-ci pourraient être d’autant plus coûteux que la crise pèse sur leur valorisation et qu’elles pourraient favoriser la montée en puissance d’acteurs encore très peu présents sur le marché : les concurrents asiatiques.

Malgré les informations liées à l’enquête, les analystes Oddo et Jefferies ont renouvelé leur conseil à l’achat du titre Peugeot, en relevant l’objectif à 19€.
Une bonne nouvelle pour le constructeur français, dont les résultats du Q2 et S1 vont-être déterminants dans les semaines à venir.

Graphique de l'action Peugeot - UT 1h - 08 juin au 19juin 2020

Graphique de l’action Peugeot (UG) en UT 1h, du 08 juin au 19 juin 2020. Depuis l’annonce d’une enquête approfondie sur la fusion PSA / FCA de la BCE, le titre s’est effondré de près de 15%. Les analystes restent optimistes et maintiennent malgré tout leurs recommandations d’achat, avec un objectif de 19€. Le prix au vendredi 19 juin affiche un cours de 13,50€

Bien entendu, la réponse de la commission européenne le 22 octobre prochain, sera particulièrement scrutée.

Si elle s’avérait négative, elle pourrait remettre en question les velléités de relocalisations industrielles en Europe des deux constructeurs, et pourrait initier une pression vendeuse sur les valeurs cotées de la filière automobile européenne.

Pour aller plus loin :
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir (Partie 2)
Plan de relance automobile : 3 raisons d’investir sur l’avenir (Partie 3)

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

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