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Clem1

3 façons dont l’Intelligence Artificielle (IA) révolutionne notre trading
24 Sep

Les algorithmes de trading ont vu le jour dans les années 1990, et les marchés financiers se prêtent parfaitement à la démocratisation des activités automatisées à destination d’un large public. Les logiciels d’intelligence artificielle (IA) sont aujourd’hui les principaux concurrents des investisseurs traditionnels ; tout en étant des outils d’analyse puissants d’aide à la prise de décision.

EnBourse analyse les opportunités que procurent l’IA aux traders, qu’ils soient amateurs ou indépendants, et revient sur les façons dont l’IA révolutionne les stratégies de trading.

1. Un outil pour mieux « gérer » ses émotions

La réussite en trading n’est pas une question de chance, les échecs encore moins.
Les variables psychologiques, comme les biais cognitifs ou les émotions des traders, qu’ils soient amateurs ou experts, en sont souvent la cause.

Parmi les mauvaises habitudes les plus répandues, celles précisées ci-dessous induisent souvent les investisseurs en erreur :

  • ne pas prendre la peine de s’informer suffisamment sur les fondamentaux d’une entreprise
  • faire preuve d’un attachement irrationnel à une société ou à un actif financier malgré de mauvais résultats
  • se persuader que le trading permet de s’enrichir rapidement, et ne nécessite aucune préparation, ni formation.

L’influence des biais cognitifs sur les décisions en matière de trading peut avoir des conséquences sur les portefeuilles des investisseurs.
Leurs émotions prennent souvent le pas sur l’information factuelle.

C’est dans ce contexte que le recours à l’IA peut s’avérer d’une grande utilité.
Les réaction de l’algorithme aux situations tendues ou inattendues, ont été codées et programmées, protégeant par là-même l’investisseur de prises de position contre-productives pour son capital et son portefeuille.

Pour aller plus loin : Psychologie et trading : maîtriser ses émotions en période de crise

Intelligence Articielle IA

Les traders professionnels ont toujours utilisé les ordinateurs pour s’aider sur les marchés financiers mondiaux. Selon certaines estimations, le trading basé sur des algorithmes représente aujourd’hui près de 90 % du trading mondial

2. Gagner du temps et démultiplier les instruments que le trader peut surveiller

Réaliser un « plan de trading », gérer son « money management » sont des étapes incontournables pour les traders, car elles permettent, au préalable, de calculer les risques de telle ou telle prise de position et d’anticiper ses coûts.
Il s’agit pour l’investisseur de s’imposer des règles et des limites de pertes, autant que de gains.

L’activité de surveillance des opportunités graphiques ou fondamentales sur de nombreux produits en parallèle peut se révéler très chronophage pour le trader, voire particulièrement frustrant. Comment suivre toutes ces valeurs ? saisir les opportunités sur tous ces instruments ? en espèrant être rentable ?

S’il n’est pas évident pour un trader de changer « sa routine », le développement d’opportunités pour l’IA dans le trading ne cesse de croître.

Ce qui peut s’expliquer assez logiquement : les marchés financiers contiennent des millions de données et depuis toujours, et les patterns graphiques ont tendance à se répéter
Or, en trading, une toute petite aide dans la bonne direction peut avoir des répercussions positives très significatives sur la durée.

Dans ce sens, il ne fait donc pas de doute que les intelligences artificielles sont en théorie armées pour optimiser les stratégies des traders.
Deux avantages sont mis en avant :

  • La détection des tendances pour maximiser les trades gagnants
  • La prise de positions automatiques pour maximiser le temps disponible du trader en respectant la stratégie du trader, notamment de gestion du risque

3. Une aide à la prise de décision

Á la différence des robots de trading qui « attendent » des signaux de trading pour prendre position, l’intelligence artificielle puise dans ses données pour donner une direction de trading.

Ainsi, l’IA permet aux acteurs de marchés d’anticiper, à l’instar des traders ou autres analystes hautement qualifiés, les variations de cours.

L’IA devient donc une aide active au trading, qui peut prendre différentes formes, comme l’intégration de l’analyse fondamentale et de la psychologie des marchés de façon à optimiser toujours plus son taux de réussite.

Ainsi, par rapport à un être humain, l’IA est capable de prendre des décisions plus fines, basées sur un plus grand nombre de données.

Les logiciels de négociation automatisée peuvent donc vous simplifier la vie de plusieurs façons, mais il est toujours essentiel d’apprendre et de comprendre pourquoi les transactions sont effectuées.

Pour aller plus loin : Trading Haute Fréquence : les traders particuliers peuvent-ils lutter ?

Pour conclure : est-ce bien raisonnable de faire confiance à l’IA ?

La technologie est en constante évolution et certains algorithmes ont déjà prouvé qu’ils étaient bien plus efficaces sur les marchés financiers que les êtres-humains.
Ainsi, en raison de la rapidité de la mise à disposition des informations et de la richesse des données disponibles, l’IA peut être considérée comme un outil précieux pour les traders.

Cependant, il existe un risque : les programmes de négociation informatisés ne sont pas infaillibles et certains témoignages ont montré qu’ils peuvent générer, sans contrôles, d’importants dégâts sur les marchés boursiers, comme des pertes abyssales !

La réussite technologique de l’intelligence artificielle ne peut déployer toute sa puissance que si elle est contrôlée, modifiée en fonction des conditions du marché, et associée aux capacités humaines.

C’est pourquoi, depuis quelques années, EnBourse s’efforce de développer un outil pédagogique de ce type, qui permet notamment de conserver la maîtrise sur ses prises de position, la gestion de son money management, etc…

Autosignal est la réponse de trading « semi automatique » pensée pour donner aux traders indépendants la capacités de concentrer leurs efforts sur les trades à très fort potentiel, et ainsi déployer, « scaler », leur stratégie de manière explosive.

Pour aller plus loin : Les meilleures stratégies de trading automatique pour 2020

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Vente de la Bourse de Milan : quelles conséquences pour les investisseurs ?
16 Sep

Alors que chaque pays faisait valoir sa propre place financière, les années 2000 ont vu fleurir les opérations de fusion des opérateurs boursiers cotés. Les opportunités sont de plus en plus rares, et la concurrence fait rage en raison de la montée en puissance des prétendants.
Aujourd’hui, c’est la Bourse de Milan (« Borsa Italiana ») qui attise les convoitises de trois géants : Euronext, Six et Deutsche Börse.
EnBourse vous donne les clés de compréhension de cette opération et revient sur les conséquences de cette vente pour les traders.

Concentration du secteur

Le secteur des opérateurs boursiers cotés connaît une forte vague de concentration depuis quelques années.

  • En mai 2019, Le groupe boursier paneuropéen Euronext a gagné un bras de fer l’opposant au Nasdaq pour le rachat de la Bourse d’Oslo.
  • Quant à la City (Bourse de Londres ou London Stock Exchange – LSE), elle a repoussé en octobre 2019 une offre de 36 milliards d’euros (jugée insuffisante) en provenance de celle de Hong Kong (HKEX) qui avait l’ambition de créer un leader mondial du secteur.
  • La dernière grande opération remonte à novembre dernier : la Bourse de Zurich a concrétisé pour 2,84 milliards d’euros le rachat de l’opérateur boursier espagnol, afin de créer le n°3 européen du secteur.

Après la bourse de Madrid, la Bourse de Milan est à vendre !

Le LSE avait racheté la Bourse italienne en 2007, pour 1,6 milliard d’euros.

Afin de concrétiser le rachat de l’américain Refinitiv (l’un des principaux fournisseurs mondiaux de données pour les professionnels des marchés, avec plus de 40.000 sociétés clientes dans 190 pays), la Bourse de Londres préfère se désengager de sa filiale transalpine pour obtenir le feu vert des régulateurs, notamment de l’Union européenne.

Concurrence affichée des opérateurs boursiers

Alors que des opérateurs pourraient encore faire une offre (le Nasdaq ne s’est pas encore manifesté), la Bourse de Milan suscite de l’intérêt.

  • Euronext a confirmé être en pourparlers avec la LSE.
  • L’opérateur Deutsche Börse (Bourse de Francfort) a montré son intérêt pour la Bourse italienne et a fait une offre.
  • Et l’opérateur boursier suisse SIX (Swiss Stock Exchange Six – Bourse de Zurich) aurait formulé la meilleure offre de rachat des actifs de la Bourse de Milan, valorisés entre 3,5 et 4 milliards d’euros.
Comparateur de différents indices boursiers entre 2018 et 2020

Comparateur des principaux opérateurs boursiers cotés, entre 2018 et 2020. Euronext et LSE se partagent la tête du peloton, avec une croissance de plus de 80%, devançant de loin la Bourse de Francfort (Deustche Börse) – source graphique ZoneBourse

Fusion des bourses : quelles conséquences pour les investisseurs ?

Les grandes places boursières, qui proposent aux investisseurs des plates-formes d’échanges de produits financiers, subissent de plus en plus de concurrence. Elles doivent convaincre les investisseurs d’utiliser leurs services, alors que de nouveaux acteurs sont plus concurrentiels.

Afin de résister, elles se sont lancées dans un véritable mouvement de concentration, souvent au dépend d’une consolidation nationale, qui apporte une large diversification autour de la fourniture de données et de services aux acteurs financiers.

A titre d’exemple, Euronext, qui a présenté son offre de rachat en partenariat avec la Caisse des dépôts et la banque italienne Intensa Sanpaolo, souhaite créer « un acteur majeur sur les marchés de capitaux européens ».

En effet, Euronext est la principale place boursière de la zone euro.
D’envergure paneuropéenne, elle exploite les marchés réglementés en Belgique, en France, en Irlande, aux Pays Bas, en Norvège, au Portugal et au Royaume-Uni. Euronext opère également des activités non réglementées dans de nombreux pays à travers le monde.

Pour aller plus loin, consultez Boursopédia : Euronext

Stratégiquement et financièrement, une telle opération de rachat serait intéressante pour l’opérateur, au profit de ses clients.
Euronext augmenterait ainsi considérablement ses opérations de compensation et de règlement, et diversifierait davantage son activité de négociation en faisant son entrée sur les produits des taux.

En cas de concrétisation du rachat, l’Italie deviendrait alors « le plus grand contributeur » au chiffre d’affaires d’Euronext, qui chapeaute à ce jour outre Paris, les Bourses de Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne, Dublin et Oslo.

Euronext pourcentage par pays du chiffre d'affaires

Euronext est leader européen de la cotation et de la négociation avec une capitalisation boursière combinée de 4 500 MdsEUR à fin 2019. Plus de 1 500 sociétés sont cotées et représente le plus grand pool de liquidité en Europe.
La France représente à l’heure actuelle près de 50% du chiffre actuel d’Euronext

Pour conclure

Alors que les Bourses sont un facteur essentiel du financement par action des entreprises, l’importance stratégique de disposer d’opérateurs d’envergure est considérable.

Le projet de rachat de la banque de Milan répond ainsi à l’ambition de poursuivre la construction de l’union de marchés de capitaux en Europe tout en soutenant les économies locales.

Pour aller plus loin : Que savez-vous vraiment sur le Nasdaq ?

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Chute du Nasdaq : encore trop tôt pour réinvestir sur les techs ?
09 Sep

A la fin de l’été, les signaux étaient au vert. Les indices américains atteignaient des records portés par les Big Techs, telles que Apple, Tesla, AMD…
Affichant des capitalisations toujours plus fortes, dans un contexte de crise économique inédit, l’irrationalité de ces valorisations excessives interpellent les observateurs des marchés : mais jusqu’à quand ?
Simple pause ou fin de l’euphorie ? EnBourse revient sur les raisons du fléchissement des dernières séances de l’indice NASDAQ, et analyse avec prudence les opportunités qui s’offrent aux investisseurs.

Brutal coup d’arrêt pour Wall Street

Depuis leur plongeon de la mi-mars et malgré des fluctuations liées à la conjoncture économique et sanitaire, les grands indices new-yorkais ont entamé une remontée spectaculaire.

Début septembre, alors que le Dow Jones se rapprochait de son plus haut historique, le Nasdaq a franchi les 12 000 points pour la première fois de son histoire.

L’optimisme des marchés interpelle les acteurs et les observateurs, alors même :

  • que l’économie américaine est fragilisée par les conséquences de la pandémie de Covid-19,
  • que la crise sanitaire est loin d’être jugulée dans le pays,
    et que la reprise tant attendue de nombreux secteurs d’activités est plus lente et difficile que prévue.

Est-ce un retour à la réalité ?
La Bourse avait déjà sombré jeudi 03 septembre dernier à la clôture connaissant sa pire séance depuis juin. Le Nasdaq perdant 4,96 % au cours de la séance.

Lesté par le vif repli des valeurs technologiques, au sortir d’un week-end prolongé (le Labor Day) l’indice américain a de nouveau clôturé en net recul pour la troisième séance consécutive ce 08 septembre, breakant même les 11 000 points.

Graphique du Nasdaq, UT H4, le 08 septembre 2020

Graphique de l’indice américain du NASDAQ, entre le 10 août et le 08 septembre 2020.
On observe l’irrésistible ascension du prix qui a prévalue durant tout l’été 2020, pour toucher des plus hauts historiques vers les 12 500 points.
La correction a débuté le 03 septembre dernier, et s’est accélérée.
Le Nasdaq a perdu plus de 1000 points en quelques jours

Une capitalisation boursière record !

Pendant la crise sanitaire, les investisseurs traditionnels et les nouveaux « traders » particuliers ont jeté leur dévolu sur les valeurs technologiques, qui ont particulièrement tiré leur épingle du jeu durant la période inédite de confinement.

Selon les calculs de la Bank of America, la capitalisation boursière du Nasdaq, à forte coloration technologique, aurait gagné 1,6 milliard de dollars par heure, depuis mars !
Ainsi, avant la correction de ces derniers jours, le Nasdaq 100 était en hausse de près de 40 % depuis le début de l’année, contre seulement 11 % pour le S & P 500.

Á lire aussi : Oracle fléchit : le Nasdaq peut-il vous protéger des crises ?

Alors que d’un point de vue graphique, le Nasdaq évoluait environ 30 % au-dessus de sa MM200, l’indice a connu ces derniers jours une volatilité particulièrement forte, et les volumes d’options d’achat ont atteint des niveaux anormalement élevés.
Des signes généralement avant-coureurs de forts mouvements de marché.

Spéculation et prise de profits : la bulle des techs se dégonfle

L’envol des actions technologiques américaines à des niveaux record serait en partie consécutif à une forte activité spéculative.
Le Financial Times a en effet dévoilé l’intervention massive et masquée sur le marché des Tech cet été du conglomérat Softbank.

L’entreprise japonaise aurait en effet fortement participé à la survalorisation de certains titres, en investissant près de 4 milliards de dollars sur des options d’achat futures d’actions cotées : Amazon, Netflix, Zoom, Tesla.

Ces promesses d’achat d’actions, à un prix et à une date fixés à l’avance, constituent un pari « à haut risque » :

  • si l’action monte, le spéculateur empoche la plus-value,
  • si l’action chute, il perd de l’argent. Une pratique qui entretient bien entendu la volatilité des marchés.

Mais Sofbank n’est pas l’unique responsable de la baisse des piliers technologiques américains.

Les observateurs rappellent que les petits porteurs ont également investi en masse dans les géants de la tech au cours des dernières semaines : « Beaucoup d’argent est allé dans un secteur en surchauffe », précisent d’ailleurs les experts.

Les géants boursiers de la tech ont donc pâti du fait que de nombreux investisseurs ont choisi de vendre leurs actions, qui avaient grimpé à des niveaux inédits au cours des dernières semaines.

Et les valeurs les plus adulées depuis le début de la crise sanitaire, ont subi les plus lourdes prises de profit : Apple, Microsoft, Amazon, Netflix…

Principales actions du Nasdaq en date du 08 septembre 2020

Principales valorisations de l’indice Nasdaq (US Tech 100), en date du mardi 08 septembre 2020. Les géants boursiers ont été victimes de prises de profits massifs depuis jeudi 03 septembre dernier. Ces actions avaient grimpé à des niveaux inédits au cours des dernières semaines

Tesla, qui a procédé à un split stock de son nominal de 5:1 fin août dernier, paie le plus lourd tribut : la perspective d’une entrée au S&P 500 avait renforcé l’optimisme sur la valorisation du constructeur automobile de véhicules électriques. La décision du gestionnaire d’indices de ne pas intégrer la valeur dans le cadre de son remaniement de l’indice phare S&P500 a provoqué un dévissage du cours de près de plus de 30% ces derniers jours.

Á lire aussi : « Stock split » pour Apple & Tesla : des actions enfin à un prix abordable ?

Quelle tendance à venir ?


Avis aux traders : le mois de septembre en bourse est par nature une période difficile.

La situation économique (récession) et sanitaire (Covid 19), les tensions géopolitiques (crise sino-américaine, Brexit) viennent renforcer la tendance qui se met peu à peu en place depuis quelques jours : le retour de l’aversion au risque.

De premières vulnérabilités sont apparues la semaine dernière sur le marché US, du côté des techs. Les géants du secteur ont suffisamment baissé dans les jours qui ont suivi pour entraîner le Nasdaq 100 dans leur sillage.

La contagion n’a pas laissé de côté le secteur technologique européen. A Paris, ce sont des valeurs comme STMicroelectronics, Atos, Capgemini, Worldline ou encore téléperformance, qui ont vu leur valorisation diminuer de 3% à 10%, alors que le Stoxx 600 de la technologie accusait la plus forte baisse sectorielle en Europe.

Faire preuve de prudence

En ce début du mois de septembre, il est assez difficile de confirmer s’il est temps de revenir ou non sur le secteur des Tech.

En prenant du recul sur le Nasdaq, force est de constater que l’indice est revenu sur son niveau de la mi-août.
Certes une tendance baissière s’est dessinée ces derniers jours, mais le repli après la croissance explosive du secteur était attendu depuis un moment déjà.

Nous assistons au retour vers un juste prix de certaines valeurs surachetées, situation excessive et ubuesque à la vue du contexte.

Lori Heinel, directeur adjoint des investissements chez State Street à Bloomberg, confirme d’ailleurs cette tendance : « Les investisseurs étaient prêts à payer toujours plus pour ce genre de valeurs solides à la croissance élevée. Je pense qu’ils vont commencer à faire davantage attention aux détails. »

Cala signifie-t-il que nous allons revenir vers une étude plus fine des fondamentaix des entreprises pour ajuster leurs valorisations ?

Si la baisse venait à se confirmer et à s’amplifier, il sera temps de sélectionner les sociétés cotées et de se repositionner sur certaines valeurs ayant retrouvé un certain attrait et disposant d’un potentiel de croissance pour soutenir leurs valorisations.

Pour aller plus loin : Que savez-vous vraiment sur le Nasdaq ?

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

« Stock split » pour Apple & Tesla : des actions enfin à un prix abordable ?
01 Sep

Vous connaissez tous Apple et Tesla, valeurs cotées sur le Nasdaq. Ces entreprises sont le symbole de la croissance et de la vigueur exponentielle des Big tech sur les marchés financiers. Populaires, mais jugées hors de prix, les valorisations de ces deux géants titillaient des sommets : plus de 500 $ pour Apple, et près de 2220 $ pour Tesla. A grand renfort de communication, les deux techs ont procédé lundi 31 août, à un « stock split », qui tend à rendre les valorisations de ces entreprises plus abordables.
EnBourse revient sur le principe du « Split » et s’attarde sur la nouvelle stratégie des entreprises qui vise à « diviser » pour mieux attirer les investisseurs !

Pourquoi un « stock split » pour Apple et Tesla ?

S’il n’y en pas fréquemment, les splits d’actions en bourse sont toutefois loin d’être inhabituelles. Ils concernent en général des valeurs qui ont connu une forte et rapide hausse. Cet été, cette opération a concerné la pépite Tesla et le géant Apple.

Á lire aussi : Qu’est qu’un split ? Et quel impact a-t-il sur un graphique ?

  • Tesla

    L’action a ainsi vu son cours quintupler depuis le début d’année, générant une hausse de plus de 415%, et flirtant avec les 2 300 $.
    L’entreprise a ainsi décidé de diviser la valeur nominale de ses actions par cinq, ce lundi 31 août à la bourse de New York.
    De 2213,4$ le 28 août dernier, l’action Tesla a vu son prix réajusté à 455,66 $ le lundi matin 31 août.

Analyse graphique de l'action Tesla Motors Inc depuis le 1er janvier 2020

Cotation de l’action Tesla Motors Inc, en UT Daily, entre le 1er janvier et le 28 août 2020 (dernier jour avant le split).
On observe une explosion du prix, malgré des plus bas observés au plus fort de la crise sanitaire (~350 $). Flirtant avec les 2 300 $ fin août, l’action s’est valorisée de près de 420 % depuis le 1er janvier !

Á lire aussi : Acheter l’action TESLA sous les 1 500$ : Aubaine ou danger ?

  • Apple
    L’entreprise à la pomme exerce le cinquième split de son histoire (après 1987, 2000,2005 et 2014).
    Cette fois-ci, pour chaque action Apple détenue avant le split, les investisseurs ont reçu trois titres supplémentaires pour une action déjà en portefeuille (soit 4 titres au total).
    Clôturant juste sous les 500 $ le 28 août, l’action valait 124,81 $ à l’ouverture le lundi suivant.
Analyse graphique de l'action Apple Inc depuis le 1er janvier 2020

Cotation de l’action Apple Inc, en UT Daily, entre le 1er janvier et le 28 août 2020 (dernier jour avant le split).
On observe une très belle progression du prix, malgré des plus bas observés au plus fort de la crise sanitaire (~212 $). Flirtant avec les 500$ fin août, l’action s’est valorisée de près de 72% depuis le 1er janvier

Á noter que certains économistes se sont penchés sur la valorisation d’Apple, si aucun split n’avait été décidé.
L’action trônerait aujourd’hui à 27.956,88 dollars, ceci à capitalisation strictement identique !
Un prix absolument inabordable !

Retour sur l’intérêt de l’opération « prix abordable » : capter les investisseurs particuliers !

Bien entendu, les actionnaires de Tesla et Apple ont la garantie de conserver la valeur de leur portefeuille pré-split.
Mais l’idée des deux géants est de rendre le prix de leurs actions moins dissuasives et d’attirer ainsi davantage d’investisseurs particuliers.

La division de la valeur nominale d’une action la rend mécaniquement plus accessible aux investisseurs particuliers. Ainsi, des personnes qui disposaient de fonds limités et qui ne pouvaient pas accéder à ces titres précédemment, pourront désormais investir.

Analyse graphique comparative des actions Apple Inc & Tesla Motors Inc

Analyse graphique parallèle des actions Apple Inc & Tesla Motors Inc, en UT daily, durant l’été 2020.
On observe très distinctement la bougie haussière, méchée, qui indique un plus haut correspondant au prix arrêté le 28 août, juste avant le « stock split », et la valorisation actuelle, correspondant au corps plein de la bougie.
Pour Apple, le cours a été divisé par 4, pour Tesla, par 5.

Et ces dernières années, dans la foulée de « splits » opérés par des entreprises américaines comme Google/Alphabet, ou encore Mastercard ou Visa, les analystes ont observé que les volumes de trading de la part d’investisseurs particuliers avaient triplé.
Les investisseurs particuliers utilisent donc les splits d’actions comme des opportunités d’investissement sur des titres populaires, qui étaient devenus trop chers avant leur fractionnement.

Et la montée en puissance de l’influence des investisseurs particuliers sur les marchés n’est plus à démontrer.
En effet, les confinements liés à la pandémie et la forte volatilité qui en a découlé sur les marchés financiers, ont laissé envisager la possibilité de faire des gains rapides et spectaculaires.
Ces nombreux « nouveaux investisseurs » en herbe, se tournent vers le trading en ligne pour tenter de générer un revenu, et cela, les dirigeants de Tesla et d’Apple l’ont bien compris…

Du point de vue des entreprises : une stratégie bien rodée pour booster les cours

Apple et Tesla pourraient profiter du « stock split » qui élargit en théorie le volume potentiel de leurs acheteurs.
Et historiquement, c’est d’ailleurs ce que les analystes Wall Street observe : « en moyenne, l’opération des grandes sociétés cotées de New York ont profité d’une valorisation moyenne de leurs cours de 33% dans les douze mois suivants ».

Et les titres Apple et Tesla dérogent pas à la tendance.
Leur valorisation explose depuis que les marchés d’actions ont effacé les pertes initiales liées aux mesures de confinement en mars, et ont encore augmenté leurs gains depuis l’annonce de leur fractionnement.

Ainsi, ce lundi 31 août :

  • Apple qui a déjà gagné près de 30% depuis l’annonce, fin juillet, de la division de son action par quatre, engrangeait 3,39% à la clôture.
  • De son côté, Tesla, qui a grimpé de plus de 60% depuis l’annonce, mi-août, de son fractionnement par cinq, clôture en hausse de plus de 12,57%. Son éligibilité à une indexation au sein du S&P500 favorisant très certainement cette poursuite de progression.

En conclusion

Euphorie, avidité, performances des big tech par rapport à d’autres secteurs…
Jusqu’où cette hausse peut-elle se poursuivre ?
Existe-t-il des risques sur de telles valorisations dans un contexte de crise économique inédit ?

Le dicton prévient que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, et vous, êtes-vous devenu actionnaire de tesla ou d’Apple après le split ?
N’hésitez pas à poster vos commentaires ci-dessous !

Pour aller plus loin : De Tesla à Space X, qui arrêtera Elon Musk ?

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Gros plans sur 5 valeurs françaises pour booster votre PEA-PME
28 Août

De nombreuses entreprises sont éligibles au sein d’un PEA-PME, avec des capitalisations variées. Après avoir passé en revue les spécificités d’un PEA-PME dans un précédent article, EnBourse vous propose une sélection de 5 valeurs françaises, ayant le potentiel de rebondir après le plus fort de la crise ou tirant profit des conséquences de l’impact sanitaire et économique de la pandémie du Covid 19.

Á lire aussi : PEA-PME : ce que vous devez savoir pour investir en 2020

1/ Latécoère devrait profiter de la consolidation du secteur

L’équipementier aéronautique français Latécoère, dont le fonds Searchlight a pris le contrôle de plus de 60 % du capital pour une valorisation de 3,85€ par action, s’est désendetté grâce à la sortie de très lourds investissements dans le cadre d’une opération de réduction de coûts.
Ses usines au Mexique, au Maghreb, en Europe et en France (usine 4.0) continuent d’exploiter les chaines de production pour Boeing, et fournissent Airbus et d’autres clients européens.

L’entreprise, qui rachète les activités de câblage de Bombardier, pourrait bénéficier des difficultés impactant ses concurrents (Figeac Aéro, Steria, Daher), mais aussi de la consolidation des activités dans le secteur aérien et aéronautique, au niveau français, voire à l’échelle européenne.

Le titre a perdu près de 50% de sa valeur depuis le 1er janvier dernier.

Après un plus bas atteint mi-mai 2020, aux alentours de 1,24€, le prix consolide actuellement autour des 1,80€ après avoir échoué à breaker les 3€ et la MM200 en UT daily.

Graphique de l'équipementier aéronautique Latécoère - UT daily - 2-aout 2020

Cotation de l’entreprise française Latécoère, en UT daily, entre le 1er janvier et le 26 août 2020. Le prix affiche encore une baisse de plus de 50% depuis le début d’année

Le fonds majoritaire Searchlight espère toujours « doubler » sa mise, avec un objectif d’environ 7€ / 7,50€, grâce à la reprise du secteur aéronautique.

2/ TFF Group, une entreprise familiale

TFF Group – Tonnellerie François Frères, est une entreprise française, qui s’est spécialisée dans tonnellerie à vin et à whisky, en bois ou en inox.
Le groupe investit actuellement massivement pour conquérir le marché du Bourbon aux USA.

Il s’agit donc d’une entreprise familiale – la famille François détient environ 70 % du capital, qui est fortement implantée dans le monde, et dont le chiffre d’affaire se partage entre la France & l’Europe (41% de l’activité) et les Etats-Unis (43%).
Impactée par la crise, le groupe dispose d’une solide structure financière, grâce à des capitaux propres importants et de la trésorerie disponible. Malgré tout, en raison de l’incertitude, TFF n’est pas en mesure de communiquer des objectifs chiffrés pour l’exercice en cours.

Coté à 28,50€, le titre affiche une baisse d’environ 22% depuis le 1er janvier 2020.
Après avoir touché un plus bas le 31 mars dernier aux alentours de 22€, la valeur est peu à peu remontée à la faveur de recommandations favorables de certains brokers.

L’entreprise figure parmi les sociétés de « haute qualité » avec une perspective de « croissance transformante » via son activité Bourbon.
Le cours pourrait au moins revenir vers ses plus de 2020, aux alentours de 33€ après un break de sa MM200.
Á noter que l’entreprise n’oublie pas ses actionnaires, en versant chaque année un dividende.

Graphique de TFF group - Ut daily - 26 août 2020

Cotation de l’entreprise française TFF Group, du 1er janvier au 26 août 2020, en UT daily. On observe une baisse de près de 22% depuis le début d’année, alors qu’un retour sur les plus hauts de 2020 semble envisageable

Petit conseil aux investisseurs : attention néanmoins aux échanges très étroits sur cette valeur, en raison du fait que seulement 30% du capital est négociable sur les marchés.

3/ Plastivaloire : un redémarrage corrélé à la reprise du secteur automobile

Le plasturgiste automobile français Plastivaloire a fait état d’un S1 (premier semestre 2020) très intéressant, avec une croissance de 1,7 % par rapport à la même période de l’exercice précédent.

Si l’exercice avait bien débuté, le mois de mars 2020 a été marqué par la pandémie mondiale de Covid-19, qui a eu comme conséquence la fermeture progressive des sites de production et d’atténuer la croissance et la rentabilité semestrielle.

Le deuxième semestre sera donc impacté par la crise Covid-19, et l’activité marquera un recul certain sur l’année en cours, malgré le rattrapage estival, et la poursuite du flux actuel de commandes constaté dans l’industrie automobile qui redémarre.
Compte tenues des incertitudes sur la vigueur de la reprise, le groupe n’est pas en mesure de fournir des projections chiffrées sur le Q4 2020 (quatrième trimestre).

Le titre a fortement dévissé depuis le 1er janvier 2020, passant en quelques mois de 7,50€ à 2,80€ au plus fort de la crise en mars dernier. Le titre s’est repris et côtoie actuellement les 4€.

Graphique de l'équipementier automobile Plastivaloire - Ut dailay - 26 août 2002

Cotation de l’entreprise française Plastivaloire, du 1er janvier au 26 août 2020, en UT daily. Le titre est fortement sous-évalué depuis les plus bas atteints mi-mars dernier

Pourtant, la flexibilité de l’entreprise est grande, grâce à des mesures de chômage partiel et surtout grâce à une réduction très rapide des coûts.
La perspective de développer d’ici fin une coentreprise en Chine pour y produire des pièces pour l’un de ses principaux clients, et surtout de maintenir des coûts fortement réduits, devraient permettre de dégager des marges supérieures à celles qui furent constatées par le passé.
Faut-il y voir un signe pour effacer la baisse de 40% depuis le début d’année ?

4/ Trigano devrait consolider sa position de numéro 1 sur les véhicules de loisir en Europe

Le spécialiste français de la conception, fabrication et commercialisation de caravanes a perdu près de 50% de sa valeur entre janvier et mars 2020, passant de 97,7€ à 41,8€ au plus fort de la crise sanitaire.

Mais le marché valorise depuis très bien l’entreprise, qui s’est adjugée un rebond remarquable de près de 135% pour titiller actuellement les 110€.

Cotation de l’entreprise française Trigano, du 1er janvier au 26 août 2020, en UT daily. On observe une hausse du prix de plus de 135% depuis le plus bas atteint mi-mars dernier aux alentours de 40€. La valorisation frôle actuellement les de 110€

En raison de la pandémie actuelle et des risques sanitaires liés aux transports et aux hébergements collectifs, les particuliers souhaitent échapper aux transports et hébergements collectifs en privilégiant la liberté individuelle de déplacement et la sécurité d’un transport personnel.
Trigano devrait ainsi continuer à consolider sa position de numéro un sur les véhicules de loisir en Europe.

5/ Novacyt : un changement de dimension suite au Covid19

La biotech médicale française Novacyt a complètement changé de dimension grâce à la pandémie du Covid 19. Dotée d’une grosse clientèle, ses tests Covid19 sont désormais homologués dans 130 pays, et se vendent en masse.

L’entreprise prévoit un chiffre d’affaires de l’ordre de 130 millions d’euros en 2020 et a remboursé ses dettes grâce à la trésorerie dégagée sur son activité des cinq premiers mois de 2020.
C’est donc une entreprise stabilisée qui fabrique de la trésorerie là où, dans un passé récent, elle en consommait.
Novacyt a d’ailleurs prévu de se développer en élargissant ses gammes de tests.

Contrairement aux valeurs très impactées par la crise sanitaire, la valorisation de Novacyt a atteint un plus bas le 20 février, à 0,73€.
C’est mi-mars 2020, au plus fort de la crise, que le titre a été très prisé, avoisinant les 6€ !
Depuis, délesté par des prises de profits, le cours a perdu 40% et consolide entre 2,35€ et 4€.

Graphique de la biotech médiacle Novacyt - 26aout 2020

Cotation de l’entreprise française Novacyt, en UT daily, entre le 1er février et le 26 août 2020. On observe un plus bas au début de la crise sanitaire, vers mi-février, et un plus haut atteint en mars 2020.

Et la situation conjoncturelle laisse présager une poursuite de la croissance de l’entreprise sur ce segment, en raison de la durée et du regain de vigueur de l’épidémie, qui nécessitent toujours plus de tests.

Petit conseil, si l’envie d’investir vous tentait : attention au flottant de cette société. Certaines séances ont vu plus de 100 % du capital changer de main au cours d’une même journée.

Pour aller plus loin : 5 actions pour le moyen terme à mettre dans votre PEA

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

PEA-PME : ce que vous devez savoir pour investir en 2020
26 Août

Depuis 2014, vous faites peut-être partie des 200 000 épargnants, résidant fiscalement en France, qui ont ouvert un PEA-PME. C’est un placement défiscalisé dédié aux investissements auprès des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire).
Doté des mêmes caractéristiques que le PEA – Plan Epargne en Action, le PEA-PME est cependant limité à 75 000 €* d’apport en capital (par adulte d’un foyer fiscal), et reste soumis aux cotisations sociales, soit 17,2% de prélèvements.
EnBourse revient sur les informations à connaître sur ce jeune support d’épargne, avant d’investir sur certaines valeurs, à priori à fort potentiel de progression et de croissance.

* Ce montant de 75 000€ est valable en cas de cumul avec un PEA, dont le plafond en capitaux propres ne doit pas excéder 150 000€. Quoi qu’il en soit, le cumul d’un PEA avec un PEA-PME ne doit pas dépasser 225 000€ en capitaux propres.
En revanche, si vous détenez seulement un PEA-PME, son plafond est fixé à 225 000€ suite à la Loi PACTE de 2019.

Ce qu’il faut savoir avant d’investir sur un PEA-PME

Le ministre des Finances, évoquait le « nouveau » PEA-PME en ces termes en 2014 :

« Le PEA-PME devrait permettre d’orienter plusieurs milliards d’euros de l’épargne des Français vers le développement des entreprises qui font la croissance de notre économie et créent de l’emploi. Je demande la mobilisation de tous les acteurs et en particulier les réseaux bancaires pour promouvoir ce nouveau produit.».

Extrait du décret de mars 2014 portant sur la création d'un PEA-PME

Extrait du Décret du 04 mars 2014 publié au Journal Officiel, et portant sur la création d’un PEA-PME. Pour prendre connaissance du document intégral, suivre le lien ci-après : Décret du 04 mars 2014

La fiscalité du PEA-PME a été calquée sur celle du PEA. Elle est donc favorable pour un investissement moyen-long-terme.

Mais peu d’épargnants profitent de cette « enveloppe » complexe.
Ainsi, d’après un rapport de la Banque de France, moins de 200 000 PEA-PME ont été ouverts entre 2015 et 2018, avec un encourt moyen inférieur à 10 000 euros. Á titre de comparaison, plus de 6 millions de PEA sont actuellement détenus par les épargnants.

Á lire aussi : 5 actions pour le moyen terme à mettre dans votre PEA

Des modalités d’éligibilité à la française… complexes et changeantes !

Pour paraphraser ce titre, l’épargnant ayant ouvert un PEA-PME n’est pas « épargné » par des spécificités et des modalités de sélection des PME et des ETI absolument indigestes. Et pour ne rien arranger, qui sont modifiées régulièrement !

  • L’univers de placement du PEA-PME est réservé aux petites et moyennes entreprises, des entreprises dans lesquelles il est aussi possible d’investir via un PEA classique.
  • MAIS les règles d’éligibilités au PEA-PME, particulièrement complexes et maintes fois modifiées par le législateur, sont les suivantes :
    sociétés européennes (siège social dans un État membre de la communauté européenne, en Islande ou en Norvège) ; pas plus de 5 000 personnes ; chiffre d’affaires de moins de 1,5 milliard d’euros OU dont le bilan n’excède pas 2 milliard d’euros…
  • L’investissement auprès de PME et ETI est par conséquent plus risqué que sur un PEA.
    De plus petites tailles, ces entreprises sont plus susceptibles de subir les aléas conjoncturels des marchés en raison d’une liquidité moindre (peu de sociétés pèsent plus de 500 millions d’euros).
  • De plus, comparativement à certaines entreprises bien rodées à l’exercice, la visibilité et surtout, la communication financière de certaines sociétés éligibles au PEA-PME, ne sont pas toujours optimales.

Les entreprises concernées par les critères d’éligibilité au PEA-PME doivent se déclarer.
Á ce jour 360 entreprises peuvent-être placées au sein de ce support, alors que 450 sont théoriquement éligibles en France.

Fichier récapitulatif des sociétés éligibles au PEA-PME

Extrait de la première page du document mis à jour par Euronext informant les détenteurs d’un PEA-PME des valeurs éligibles. Le document intégral est consultable en ligne en suivant le lien suivant : Récapitulatif des entreprises éligibles au PEA-PME

Et malheureusement, de très nombreuses sociétés étrangères (européennes), potentiellement éligibles, ne se sont pas manifestées ; ce qui réduit d’autant les opportunités pour l’investisseur.

Un nouveau type d’investissement qui peut séduire…

Le marché des petites et moyennes entreprises en France (mid / small caps) est relativement peu exploité en Bourse.

Il est courant de constater, lorsque l’on veut investir sur certains de ces titres :

  • un manque de liquidité, et
  • des volumes échangés quotidiennement particulièrement faibles.

Ces éléments constituent des risques à l’investissement, pouvant entraîner une perte de capital.

En contrepartie, l’investisseur a l’avantage de se positionner sur un segment du marché beaucoup plus large et ouvert que celui des grandes capitalisations éligibles dans un PEA classique par exemple.
Ainsi, les perspectives de marges de croissance et de progression de ces grandes entreprises sont par nature moins importantes que celles de certaines PME-ETI, en raison notamment de leur maturité.

Parmi ces sociétés éligibles au PEA-PME, vous noterez que vous avez le choix d’accompagner financièrement une ou plusieurs PME françaises, et de pouvoir participer à leurs projets et à leur développement alors qu’elles sont souvent freinées par le manque de « cash flow ».

Alors que la santé des PME françaises est mise à mal par les impacts de la crise sanitaire, le soutien à certaines d’entre elles, par le biais d’un investissement ciblé via le PEA-PME (en fonction bien entendu) de leur potentiel de croissance et de résistance à la crise, est une bonne nouvelle pour l’économie française.

Lire le prochain article : Gros plans sur 5 valeurs françaises à mettre dans un PEA-PME

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

Acheter l’action TESLA sous les 1 500$ : Aubaine ou danger ?
24 Juil

Tesla intrigue les investisseurs boursiers et les partisans du véhicule électrique. Mais depuis la fin de l’année dernière, le fabricant de véhicule haut de gamme connaît une croissance boursière digne des big techs les plus solides de la cote américaine.
EnBourse revient sur le parcours de la pépite américaine, qui a délogé Toyota de son rang de premier constructeur mondial le 1er juillet dernier en terme de capitalisation boursière automobile. Risque ou opportunité ? Focus sur une valeur plébiscitée, mais dont la valorisation pose question…

Une capitalisation record

Le titre n’en finit plus de grimper.
Son prix a été multiplié par 4 depuis le début de l’année, malgré la persistance des difficultés liées à la crise du Covid 19.

L’action Tesla a même touché un sommet historique le 13 juillet dernier à 1793 $ portant sa capitalisation boursière à plus de 330 milliards de $, contre 75 milliards fin 2019.

Graphique action Tesla en UT daily

Graphique de l’action Tesla en UT daily, au 24 juillet 2020. La cotation illustre le rallye haussier du prix depuis les plus bas touchés mi-mars. Le titre a ainsi regagné en quelques semaines le terrain perdu, et atteint ses plus hauts historiques vers 1793$ le 13 juillet dernier. Le prix consolide depuis aux alentours des 1500 $ à la suite des résultats du Q2 du groupe

Le groupe californien en a profité pour intégrer le top 15 des plus grandes capitalisations boursières de Wall Street en dépassant même Procter & Gamble.
Ainsi, la société vaut aujourd’hui plus que Ford, General Motors et Fiat Chrysler réunis, alors que le fondateur et PDG Elon Musk rentre dans le cercle très fermé des plus grosses fortunes mondiales, valorisée à plus de 42 milliards de $.

Á lire aussi : De Tesla à Space X, qui arrêtera Elon Musk ?

Un Q2 2020 prometteur

La valorisation du constructeur automobile est consécutive à l’enthousiasme des investisseurs : la société montre enfin des signes de rentabilité et de compétitivité, après avoir suscité beaucoup d’espoirs mais aussi de déceptions ces dernières années.

Et Tesla a surpris le marché à l’occasion des résultats du Q2 2020. L’entreprise est bénéficiaire malgré la fermeture de son usine californienne pendant la période du confinement.

Dépassant les attentes, le groupe s’estime en mesure de dépasser les 500.000 livraisons cette année, malgré l’impact du coronavirus et les perturbations dans la production.

L’entrée au S&P en ligne de mire

Selon certaines rumeurs, le fabricant de véhicules électriques haut de gamme pourrait être prochainement intégré au S&P 500, indice élargi qui représente plus de 85% de la capitalisation boursière de Wall Street.

A l’occasion du Q2, l’entreprise est donc parvenue à dégager des bénéfices pour un quatrième trimestre consécutif, condition sine qua non pour prétendre faire son entrée au sein du prestigieux indice.

Alors qu’il semblerait que les avantages potentiels dans la conduite automatisée ou l’opportunité de stockage d’énergie sur lesquels travaillent le groupe, ne soient pas encore compris dans le cours de l’action ; l’intégration de tesla au sein du S&P obligerait les fonds indiciels à acheter beaucoup de titres afin de continuer à refléter la performance de l’indice sous-jacent.

Cela pourrait entraîner une continuation de la hausse déjà exponentielle depuis mars dernier.

Un titre qui se joue de la « vente à découvert »

S’il devient difficile de justifier l’envolée du titre Tesla d’un point de vue fondamental : +240% depuis le 1er janvier, +450% sur un an ; la question est de savoir si celle-ci va s’enrayer.

Et le fait que le titre Tesla soit parmi les plus « shortés » de la cote new-yorkaise en est probablement l’une des raisons.

L’impressionnant rallye du titre Tesla va de pair avec « la saignée » des vendeurs à découvert.
Selon une étude publiée par le cabinet S3 Partners mi-juillet dernier, ces investisseurs – qui misent sur une chute du titre – ont déjà perdu 18 milliards de $ en 2020, dont 3,7 en juin et 4,1 depuis le début du mois de juillet.

La liquidation forcée des positions courtes se produit lorsqu’une anticipation à la baisse prévue par les analystes ne se concrétise pas.
Les vendeurs à découvert sont alors contraints de clôturer leurs positions, alimentant ainsi la hausse d’un titre qu’ils pensaient voir dévisser.

Á lire aussi : Enrayer la spirale baissière : les fausses bonnes idées – Interdire temporairement la vente à découvert ? 1/2
Pour aller plus loin : Enrayer la spirale baissière : les fausses bonnes idées – Interdire la vente à découvert temporaire ? (2/2)

Bulle ou pas bulle ?

Tesla est une entreprise qui ne gagne pas d’argent, structurellement.
L’entreprise dispose de la faveur des investisseurs, qui ont laissé de côté les constructeurs traditionnels.

En effet, les actions des constructeurs automobiles « classiques » ont affiché une forte fébrilité depuis le début de la crise, empêtrés dans une crise profonde de ventes de voitures et de fermetures d’usines. General Motors affiche ainsi une baisse de sa valorisation depuis le 1er janvier de plus de 30% (~26$ par action).

Comparaison des valroisation des actions General Motors et Tesla

Graphique comparatif des constructeurs américains General Motors (courbe rouge) et Tesla (courbe bleue), qui analyse les performances de 2018 à juin 2020. La survalorisation de Tesla par rapport à son concurrent en dit long sur les choix des investisseurs ces dernières années

Autre illustration, la valorisation de Tesla est le double de celle de Volkswagen, alors que l’américain a vendu 365.000 véhicules en 2019 contre 10 millions pour le constructeur allemand… Cherchez l’erreur…

Mais des analystes commencent à mettre en garde les investisseurs sur la valorisation excessive du groupe fondé par Elon Musk.

La valorisation élevée de la société provient d’ « investisseurs orientés vers la technologie » qui considèrent l’évaluation de Tesla comme raisonnable et dans la lignée des fortes croissances de valeurs technologiques à forte capitalisation comme les GAFAM.

Mais le fabricant de véhicules électriques est confronté à une multitude de risques associés à la gestion d’une entreprise automobile, que le marché semble ignorer :

  • lourds investissements
  • importants remboursements de dettes
  • vente de crédits carbone zéro-émission permettant de dégager des bénéfices sur le seul Q2
  • difficultés de production et de livraison de ses modèles, notamment en Europe et en Chine

Et la concurrence des constructeurs historiques n’est pas nulle, alors que le marché de l’automobile électrique est aujourd’hui en forte croissance. Tesla a prévu de livrer cette année 500.000 véhicules, contre 10,5 millions pour Toyota !

Du point de vue de l’investisseur

Ainsi, les investisseurs montrent clairement une préférence pour le titre Tesla, dont le cours de bourse monte contre les aléas du marché, à un moment où la concurrence souffre beaucoup depuis un certain temps.

Investir dans Tesla peut donc être une bonne opportunité à long terme, sachant que le titre reflue actuellement sous les 1500$.
Toutefois, le prix pourrait s’essouffler, avec le retour de l’aversion au risque et de la volatilité des marchés.
Ce qui doit pousser les acheteurs à la prudence.

Pour en savoir plus : Survivre à la crise : le secteur automobile peut-il se relancer et nous surprendre ?

Clémence,
Rédactrice financière pour EnBourse

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