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L'arnaque du concept de "suracheté" ou "survendu"

souris prise au piège
Mis à jour le 05 Avr. 2022 à 16h32

L’interprétation de surachat ou survente, venue de l’anglais overbought et oversold, est un principe qui consiste à penser que lorsqu’une valeur a été « trop » achetée ou « trop » vendue, elle va se retourner.

Souvent incomprise et utilisée à tort par les débutants, c’est une notion qu’il est primordial de bien comprendre pour ne pas tomber dans le panneau des gourous économiques ou des indicateurs magiques.

En analyse fondamentale :

Les fondamentalistes qui adoptent le concept de surachat (ou survente) considèrent que si une action a été tellement achetée que son prix ne reflète plus la valeur de l’entreprise sous-jacente, il y a là une opportunité d’arbitrage.

Mon avis : cela peut parfois être le cas, mais ce seul critère est clairement insuffisant pour définir l’opportunité.

L’erreur fondamentale (c’est le cas de le dire) que font ceux qui raisonnent ainsi, c’est une mauvaise interprétation de la théorie d’efficience des marchés.

Ils pensent que les acteurs financiers sont des gens « raisonnables » qui vont se rendre compte d’eux-mêmes qu’ils ont payé trop cher pour cette valeur, et par conséquent se mettre à la vendre…

Je vous laisse le temps de finir de rire. Voilà. Bon, reprenons sérieusement.

L’indicateur phare surveillé par les analystes fondamentaux reste le PER (Price Earning Ratio) qui correspond au ratio entre le cours d’une action et le bénéfice net par action (BPA).

PER = cours action/bénéfice net par action.

Il donne en quelque sorte la possibilité de mesurer le nombre d’années de bénéfices qu’un investisseur accepte de payer pour acquérir un titre.

Ce ratio permet en fait de déterminer si une action et « chère » ou pas. Au delà de 20 on considère en général que le prix commence à être élevé.

Evidemment ce calcul ne prend pas en compte LE facteur le plus important : la psychologie des marchés. Les acteurs qui opèrent sur le marché ne sont pas rationnels et sont empreints d’émotions.

Demandez à Michael Burry, trader milliardaire devenu célèbre pour avoir prédit le krach de 2008 et avoir fait gagner 1 milliard de $ à sa société, ce qu’il en coûte d’aller contre le marché.

Sur l’année 2020-début 2021 le PER de Tesla atteignait des niveaux délirants encore jamais vus avec un ratio dépassant les 1000 !

Arguant que ce titre était totalement suracheté (ce qui est vrai) Michael Burry l’a alors shorté (vente à découvert) au printemps 2021.

Après avoir vendu Tesla en mai, Michael Burry s’est vite ravisé en octobre. Entre temps, le cours s’est apprécié de +127% entre son point bas et son point haut !…

Quelques mois plus tard à l’automne, le riche trader a dû se résoudre à déboucler sa position en perte, alors qu’à l’heure actuelle Tesla a progressé de plus de 60% depuis son pari.

Il avait beau avoir raison sur le plan fondamental, la bourse n’est pas quelque chose de rationnelle et de facilement prédictible. Il s’agit d’un endroit où l’expression des émotions humaines et des pulsions animales sont exacerbées à leur plus haut point.

Et si un trader du calibre de Michael Burry a les reins solides et une capacité à gérer son risque, ce n’est pas le cas de l’investisseur lambda qui aura tôt fait de se faire plumer en adoptant ce genre de stratégie.

La stratégie « inverse » pourrait être d’acheter des sociétés qui ont un PER très bas (en-dessous de 10) et sont donc « survendues » pour essayer de profiter de l’explosion future du cours.

Mais là encore c’est un calcul trop basique qui ne fonctionne pas la majorité du temps. Un PER très bas peut signifier qu’une entreprise fait très peu de bénéfices et n’est pas en très bonne santé financière ou tout simplement qu’elle n’intéresse pas les investisseurs.

L’exemple typique d’une action qui paraît « bon marché » à un moment donné mais qui ne remonte jamais sur son niveau d’ouverture…

Elle pourrait donc ne jamais remonter et même finir à 0.

Oui mais alors en analyse technique les indicateurs de surachat/survente sont peut-être plus efficaces ?

En analyse technique :

Les analystes techniques qui adoptent le concept de surachat/survente essayent de trouver des niveaux de prix qui paraissent anormalement éloignés de leur moyenne habituelle.

Pour cela ils utilisent des indicateurs de force relative, comme le RSI, le MACD, le stochastique, le CCI, le momentum, etc (il y en a tellement..).

L’exemple classique : si le RSI dépasse 70 ou le stochastique les 80, on attendra qu’ils reviennent sous leur niveau pour vendre. L’idée étant, comme pour les fondamentalistes, de faire un arbitrage en contre tendance.

Ici un trader qui s’évertuait à vendre « bêtement » sur un signal de surachat du RSI se faisait lessiver. Il encaisse 5-6 pertes avant d’effectivement trouver le point haut. Pendant ce temps le trader qui suivait simplement la tendance profitait d’une hausse continue de plus de 50%

Ici les professionnels se frottent les mains : les malheureux qui tentent de vendre encore et encore fournissent de la liquidité à bas prix pour alimenter les acheteurs intelligents !

En cela, le concept est bien une arnaque, puisqu’il permet de littéralement « voler » les investisseurs imprudents qui se sont laissés convaincre par la théorie.

Mon avis : l’erreur technique ici est de partir du principe qu’il y a un nombre connu et fini de joueurs autour de la table, et que lorsque tous auront acheté, ils ne pourront plus faire qu’une seule chose : vendre (ou inversement bien sûr).

En réalité, quand un prix commence à s’envoler, il attire de nouveaux investisseurs qui se mettent à acheter, créant ainsi un effet boule de neige et déclenchant le FOMO chez beaucoup d’acteurs de marché.

Savoir quand le mouvement va s’essouffler est extrêmement difficile, et impossible avec un simple indicateur de force relative.

La « bulle » finira par éclater (si bulle il y a) et l’efficience des marchés sera alors à l’œuvre, quand plus aucun nouvel investisseur n’entrera en jeu et que mécaniquement les bénéficiaires de la hausse commenceront à prendre leurs bénéfices.

Bien que jouer la contre tendance soit possible, il faut déjà avoir une certaine expérience pour choisir ce style de trading. Un trader débutant doit avant tout se concentrer à suivre la tendance du marché s’il veut survivre dans un 1er temps. « Trend is your friend« .

Surfez plutôt la tendance

Plutôt que de chercher à faire des « gros coups » à la Michael Burry en essayant de prédire le pont haut/bas du marché, un trader débutant devrait s’évertuer à essayer de suivre la tendance de fond.

Inutile d’essayer de jouer au plus malin en pariant sur des actions décotées : investissez plutôt sur le meilleur cheval, celui qui a déjà fait ses preuves.

Même si des actions comme Tesla, Apple ou encore Amazon peuvent sembler avoir des valorisations délirantes et irrationnelles ce sont le plus souvent des sociétés en bonne santé financière et qui attirent les investisseurs.

De même, il faut privilégier les titres qui sont en tendance sur le plan de l’analyse technique. Une action qui monte depuis des mois/années aura beaucoup plus de chances de continuer à monter qu’une action qui baisse (effet momentum).

Enfin, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner pour ses premiers investissements. Débuter seul peut être un handicap et un frein dans la progression de l’investisseur.

Même si le métier de trader indépendant renvoie à une forme de liberté absolue, la solitude peut parfois peser lourd sur les épaules du trader.

Bien que l’indépendance d’esprit soit l’une des qualités premières dans ce métier, le fait de rester ouvert au dialogue et de pouvoir partager et échanger au quotidien reste un atout majeur selon moi.

Ce n’est pas pour rien que les salles de marchés des grandes banques sont des espaces ouverts où chacun est libre d’échanger.

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Pour aller plus loin :
Pattern de retournement de tendance

Sylvain March
- Fondateur
Trader particulier depuis 2002, j'ai quitté mon job dans l'informatique en 2009 pour me consacrer à temps plein au Trading et vivre de cette activité en voyageant. En 2012 je fonde EnBourse, afin de partager mon expérience et accompagner une nouvelle génération dans ce nouveau métier du 21ème siècle : Trader Indépendant.
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